Lundi 19 Janvier 2015

«Conspiracy Watch»
Rudy Reichstadt
Cela a commencé avec les couleurs du rétroviseur de la voiture des deux frères fanatiques qui ont assassinés ceux de Charlie Hebdo.
Par la suite Jean-Marie Le Pen a affirmé que l’assassinat portait la marque des services secrets.
Sur la toile se multiplie désormais les théories du complot à propos de ce qui s’est passé à Paris entre le 7 et le 9 janvier 2015.
Le conspirationnisme a toujours existé. Un des exemples les plus fameux fut l’invention du <Le Protocole des Sages de Sion> qui parlait d’un complot juif mondial et qui a été largement utilisé par les antisémites de tous bords et particulièrement les nazis. Les historiens ont fait leur travail et peuvent désormais affirmer avec certitude que ce document a été créé de toute pièce par la police secrète de l’empire russe au début du XXème siècle.
Une autre théorie complotiste toujours très vivace est celle des illuminati.
Il a existé une « société de pensée » allemande en Bavière appelée « les Illuminati » Cette société a été  dissoute en 1785. Selon les complotistes elle aurait perduré dans la clandestinité et poursuivrait un plan secret de domination du monde. Ces théories prétendent que les Illuminati réalisent leur plan en infiltrant les différents gouvernements, en particulier ceux issus de révolutions, et les autres sociétés initiatiques dont la franc-maçonnerie. En particulier, la théorie du complot Illuminati déclare que certains Pères fondateurs des États-Unis, dont certains étaient francs-maçons, ont été corrompus par les Illuminati. Cette très ancienne théorie du complot est encore soutenue de nos jours.
Aujourd’hui un homme très actif sur internet Alain Soral dont les liens avec Dieudonné sont avérés, expliquent le monde à travers les conspirations juives et américaines. Les attentats de la semaine dernière n’échappant pas à cette explication du monde.
C’est pourquoi le site Conspiracy Watch créé par Rudy Reichstadt est tellement utile pour déconstruire toutes ces théories. C’est un site qui est devenu référence et que j’ai découvert, encore une fois grâce à l’émission de Caroline Fourest, « Ils changent le monde » dans laquelle il avait été invité <Ici le lien vers cette émission de Caroline Fourest>  que je vous invite à écouter. Vous y apprendrez notamment qu’Alain Soral a été financé par l’Iran lors de sa campagne électorale pour les européennes pour la liste qu’il avait créée avec Dieudonné.
Il a été bien entendu très vigilant sur ces stupidités qui ont été inventées sur les attentats de Paris et je vous invite à aller sur ce site pour lire ses arguments.
Le combat contre ces conspirationnistes ne signifie pas qu’il n’existe jamais de complot. Le coup d’état contre Salvadore Allende a bien été un complot de la CIA, de riches industriels chiliens et d’une partie de l’état-major de l’armée chilienne. Il est établi aussi que la CIA a bien aidé au développement d’Al quaida en Afghanistan, parce qu’ils avaient un ennemi commun : l’Union Soviétique.
Mais il faut se méfier devant cette obsession qui explique tout à travers les théories des complots, ou qui cherche même à nier certains faits historiques comme les premiers pas d’Amstrong sur la lune.
Il semble que beaucoup de jeunes soient attirés par ces théories.
Une des raisons qui pousseraient les jeunes vers ces thèses vient du fait du peu de confiance qu’ils manifestent à l’égard des grands médias télévisés et de l’appel systématique de ces derniers à un petit groupe de « prétendus experts » qui expliquent les choses à leur façon et qui sont très souvent critiquables.
Toujours est-il que l’homme raisonnable et rationnel dispose grâce à Rudy Reichstat d’un site critique et argumentée.
Mais nous ne devons pas nous départir de notre sens critique, même en consultant de site « conspiracy watch » qui peut se tromper mais qui s’efforce toujours par un raisonnement rigoureux et l’appel à des sources fiables à faire « exploser en vol » la plupart des théories des conspirationnistes. Ces derniers ne sont jamais des hommes neutres qui cherchent à décrypter la réalité, mais ce sont des doctrinaires qui expriment des théories en cohérence avec leur vision haineuse.
Voici ce site utile pour l’hygiène de l’esprit : http://www.conspiracywatch.info/

Vendredi 16 Janvier 2015

Vendredi 16 Janvier 2015
« Le blasphème c’est sacré »
Sophia Aram
En effet, le blasphème a un rapport intime et consubstantiel avec le sacré.
Pour qu’il y ait blasphème, il faut d’abord qu’un groupe de personnes ait élevé une idéologie et une collection de dogmes à un niveau qu’il prétend sacré.
Au sein de ces dogmes, certaines idées, paroles ou écrits sont interdits et celui qui les transgresse blasphème.
Quand il s’agit de la réalisation d’actes interdits, la qualification est le sacrilège.
Quand il s’agit de paroles, d’écrits ou bien sûr de dessins il y aurait blasphème.
Pierre Joxe a  donné ce bon conseil, alors qu’il était invité au Journal de 12:30 du vendredi 9 janvier à France Culture : « Pour les questions chaudes, il faut des raisonnements froids. »
Et bien soyons froids !
Voici donc un groupe qui a élevé un certain nombre  de dogmes à un niveau qui est sacré pour lui.
Parmi ces dogmes, il y a des interdits.
Et celui qui brave les interdits, par la parole, blasphème.
Pour les croyants appartenant à ce groupe, pourquoi pas, c’est leur choix.
Ils peuvent s’imposer des contraintes et les respecter.
Mais le diktat qui est posé aujourd’hui par certains responsables de ces groupes ou d’hommes politiques dont certains sont même venus défiler dimanche, c’est de dire :
C’est mon texte sacré, c’est mon interdit sacré
Et toi qui ne crois pas, pour qui mon texte n’est pas sacré, tu dois aussi respecter cet interdit !
Et bien non !
Pour moi, pour Charlie Hebdo ce n’est pas interdit.
Nous ne reconnaissons pas le droit à ces individus qui professent des dogmes auxquels nous ne croyons pas, de nous imposer leurs interdits !
Ils ont parfaitement le droit de ne pas aimer la une de Charlie Hebdo bien que selon moi elle soit géniale. (Ce qui n’était pas toujours le cas, selon mes goûts, de certaines autres caricatures de Mahomet).
Ils ont parfaitement le droit de ne pas acheter Charlie Hebdo.
Ils ont même le droit de détourner la tête, si leur regard croise cette image quand il passe dans la rue ou de zapper l’image à la télé ou à l’ordinateur.
Et constatons que dans les pays où ces hommes professent soit comme guide religieux, soit comme chef politique, le blasphème n’est jamais qu’un des aspects, un interdit parmi beaucoup d’autres sur la liberté d’opinion que ce soit en Arabie Saoudite, en Egypte, en Iran, au Yémen et aussi en Turquie.
Le bloggeur qui a été condamné à 1000 coups de fouet, n’a pas fait de caricature de leur prophète, il n’a même pas critiqué le prophète. Il a voulu ouvrir une discussion sur les actes de la police religieuse. C’est à dire leur KGB à eux.
Car oui !  quand des siècles de luttes, de philosophes, de scientifiques n’ont pas su imposer des limites fortes à la religion, bref quand la religion gouverne elle est totalitaire.
Elle est totalitaire comme le stalinisme, comme le maoïsme, c’est à dire que d’abord elle cherche par tout moyen à détecter celles et ceux qui sont déviants, dissidents (tous ces concepts inventés pour le communisme peuvent être repris) et alors elle exerce une violence absolue, extrême contre tous ceux soupçonnés de ne pas être dans la ligne du Parti religieux. L’amour tant vanté dans le discours des doux rêveurs est totalement absent dans les buchers et les tortures inquisitoriales chrétiens, dans les lapidations, les décapitations, les amputations et les flagellations musulmanes, exactement comme dans le goulag et les exécutions soviétiques.
C’est un grand aveuglement, de ne pas comprendre qu’il n’y a pas de différence entre les totalitarismes politiques qui sont apparus au XXème siècle et les totalitarismes religieux qui existaient avant et qui existent encore aujourd’hui.
Voici un territoire, sur ce territoire la loi totalitaire s’exerce, personne ne doit s’en éloigner. Et puis si on peut élargir cette loi totalitaire à d’autres territoires pourquoi s’en priver ?
L’inquisition a été le fruit du christianisme, même si s’en est un fruit pervers.
Le djihad est le fruit de l’islam, même si s’en est un fruit pervers.
Car, avec la crainte de me répéter, je ne parle pas de l’aspiration mystique qui se trouve dans chacune de ces religions et qui est une réflexion, une relation avec la mort et l’au-delà. Souvent d’ailleurs les plus grands mystiques ont été opprimés par ces chefs dogmatiques.
Je parle de ce besoin  consubstantiel de ces idéologies d’organiser la société, la vie sociale et contraindre les gens par la peur et la violence.
C’était le cas du christianisme de l’inquisition, c’est le cas aujourd’hui de l’Arabie Saoudite, de l’Iran, du Pakistan et de tant d’autres. 
Mais il y a un second sens à ce mot du jour et c’est celui que veut lui donner Sophia Aram. En France, et j’en suis fier et j’espère que vous aussi, le délit de blasphème n’existe pas.
En France blasphémer c’est sacré !
Ce qui est interdit c’est l’incitation à la haine envers un groupe de personnes, une communauté.
Et si ce délit est constitué, la réponse est donnée par les tribunaux et la Justice de la République.
Ce qui est certain, c’est que ce sont les hommes qui ont créé les dieux.
L’hypothèse que Dieu a créé l’homme est une croyance qui ne présente aucune certitude pour la raison.
Mais notre esprit froid et raisonnable doit reconnaître qu’il n’y a pas non plus la certitude du contraire.
Ce doute ne saurait nous éloigner d’une opposition totale et absolue contre tous les totalitarismes dont le totalitarisme religieux est un des principaux composants.

Jeudi 15 Janvier 2015

Jeudi 15 Janvier 2015
« Des musulmans modérés ?
Non ! Des citoyens »
Charb
Il y a les dessins de Charlie Hebdo, les caricatures, la provocation.
Charlie Hebdo est unique dans le monde a dit Sylvie Kaufmann dans l’émission l’Esprit Public du dimanche 11 janvier.
Le financial Times a dit explicitement qu’un Charlie Hebdo ne serait pas possible dans un pays anglo-saxon.
La presse anglo-saxonne, n’a pas de limite pour fouiller dans les caniveaux et la vie privée des gens mais elle s’abstient largement à toucher à la religion. A chacun ses priorités.
Il ne s’agit pas de nier l’apport primordial des anglais à la Liberté, à la limitation du pouvoir mais avec la religion ils n’ont pas l’esprit français, Voltaire est français pas anglais.
Mais, ce que je voudrai souligner ici c’est que les journalistes de Charlie Hebdo exprimaient aussi des idées autrement que par des dessins  et des idées qui font chaud au cœur et du bien à l’esprit.
Le mot du jour rapporte la réaction de Charb suite à des manifestations fanatiques chrétiennes, celles-la et où il exprime une réflexion très pertinente sur ce concept de « musulman modéré » :
C’était en 2011 des catholiques intégristes s’attaquaient au Théâtre du Rond-Point qui représentait Golgota Picnic pièce de théâtre de l’auteur argentin Rodrigo Garcia mettant en scène Jésus.
Dans une vidéo d’un peu plus de trois minutes, le dessinateur rappelle la nécessité de prendre position contre toutes les formes d’intégrismes, rappelant qu’« il y a un rapprochement des intégrismes de toutes les religions ». Dans la deuxième partie de la vidéo (à partir de 2’40 »), Charb, renvoie dans leurs chaumières, ceux qui réclament des « musulmans modérés » qu’ils s’engagent « plus que ça contre l’islam radical ». Pour lui, ce ne sont pas les musulmans modérés qui doivent s’exprimer mais « les citoyens » : 
« On s’inquiète de voir les musulmans modérés ne pas réagir. Il n’y a pas de musulmans modérés en France, il n’y a pas de musulmans du tout, il y a des gens qui sont de culture musulmane, qui respectent le ramadan comme moi je peux faire Noël et bouffer de la dinde chez mes parents, mais ils n’ont pas à s’engager plus que ça contre l’islam radical en tant que musulmans modérés, puisqu’ils ne sont pas musulmans modérés, ils sont citoyens. […] Ce qui me fait chier c’est qu’on les interpelle toujours en tant que musulmans modérés, il n’y en a pas de musulmans modérés. C’est comme si on me disait à moi : « Réagis en tant que catholique modéré. » Je ne suis pas catholique modéré, même si je suis baptisé. Je ne suis pas catholique du tout. »
L’article qui rappelle cet épisode est <ICI>
Je pourrai aussi rappeler le sketch de Raymond Devos « Faites l’amour pas la guerre, on vous met devant un choix » que j’ai mentionné dans le du mot du jour du 2 décembre 2014.
Ainsi, si un citoyen français a eu des parents pratiquant l’islam on le met devant un choix binaire : « Tu es musulman modéré ou musulman fondamentaliste ? ».
Il y en a certainement beaucoup parmi eux qui veulent être autre chose.
Et je pense comme Charb que quasi tous voudront bien être citoyen de la République française.

Mercredi 14 Janvier 2015

Mercredi 14 Janvier 2015
« Nous allons répondre à la terreur, par plus de démocratie, plus d’ouverture et de tolérance »
Jens Stoltenberg
Premier Ministre Norvégien au moment du massacre de Utoya
Le 22 juillet 2011, un choc secoue l’Europe entière. La Norvège, l’un des pays les plus sûrs, considéré comme apaisé est frappé par un double attentat causant la mort de 92 personnes.
Le pays est sidéré. Les deux attaques ont eu lieu quasi simultanément. Tout d’abord à Oslo, où une bombe explose, soufflant les vitres du bureau du Premier ministre Jens Stoltenberg. Puis sur l’île d’Utoya où étaient réunis des dizaines de jeunes membres ou proches du Parti travailliste. Ce même Parti travailliste que le tueur, Andres Breivik, pensait complice de l’islamisation prétendue de l’Europe contre laquelle il luttait. « Marxistes culturels », les qualifiait-il dans ses textes.
Comme dans l’attaque de mercredi contre Charlie Hebdo, c’est le modèle d’une société ouverte et tolérante que l’on a cherché à atteindre.
Et face à ce drame Jens Stoltenberg réagit d’abord par ce slogan  <Nous n’abandonnerons jamais nos valeurs>.
Et donne comme réponse à l’attaque ce que j’ai repris au mot du jour.
Parce qu’il y a un danger, après le 11 septembre L’Amérique de GW Bush a réagi par le Patriot Act et toutes ses conséquences désastreuses pour nos valeurs démocratiques.
Et si nous agissons ainsi, les fanatiques gagnent puisque nous nous mettons à leur niveau, sur leurs valeurs.
Il dit notamment : «Enfin, pensons aussi en cette heure d’épreuve au piège politique que nous tendent les terroristes. Ceux qui crient « allahou akbar » au moment de tuer d’autres hommes, ceux-là trahissent par fanatisme l’idéal religieux dont ils se réclament. Ils espèrent aussi que la colère et l’indignation qui emportent la nation trouvera chez certains son expression dans un rejet et une hostilité à l’égard de tous les musulmans de France. Ainsi se creuserait le fossé qu’ils rêvent d’ouvrir entre les musulmans et les autres citoyens. Allumer la haine entre les Français, susciter par le crime la violence intercommunautaire, voilà leur dessein, au-delà de la pulsion de mort qui entraîne ces fanatiques qui tuent en invoquant Dieu. Refusons ce qui serait leur victoire. Et gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides.»
Bien sûr il faut se donner les moyens pour lutter contre nos ennemis, mais en préservant toujours nos valeurs, les droits de l’Homme et la Liberté.
Si on observe froidement les faits que ce soit Mehrah le tueur de Toulouse, les deux frères assassins de Charlie Hebdo ou le tueur de la Porte de Vincennes et de Montrouge, toutes ces personnes étaient connues par la Police et suivis. Mais il y a eu un problème de communication entre les services et probablement de moyens humains pour surveiller. Ils étaient détectés.
Mais le fait que les services secrets enregistrent mes communications ou les vôtres ou de millions d’autres français n’apportera rien sinon une terrible régression de nos droits.
Pour l’instant Manuel Valls semble être d’accord avec ce point de vue
Benjamin Franklin, l’un des Pères fondateurs des États-Unis (1706-1790), l’a dit en une phrase : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »

Mardi 13 janvier 2015

Mardi 13 janvier 2015
« Dans un pays comme la France, je ne pense pas que les passions soient solubles dans l’Économie»
Bernard Maris
Dans l’émission ce soir ou jamais de Frédéric Taddeï du 07/11/2014 ayant pour thème : « L’entreprise peut-elle sauver la France ? »
J’aimais Bernard Maris. C’était un économiste pédagogue et encore beaucoup plus rare un économiste drôle.
Il était aussi humaniste et d’une érudition extraordinaire.
Je tire le mot du jour d’une émission de télévision d’il y a deux mois où l’économiste qu’il était, se changeait en philosophe pour dénoncer la vacuité de la pensée économique contemporaine :
« [l’économie] est une nouvelle morale.
Contrairement à ce qu’on croit, c’est une morale très dure.
[C’est une suite d’injonctions]
Tu dois être compétitif !
Tu dois être concurrentiel !
Tu dois marcher sur les autres !
Tu dois être dans la compétition de tous contre tous !
Et malheureusement surtout dans un pays comme la France, je ne pense pas que les passions soient solubles dans l’Économie
Que les passions soient solubles dans des taux de croissance ou des demi points de plus ou de baisse du taux de chômage.
Ce qui signifie que cette nouvelle morale, cette nouvelle religion, l’Économie, conduit à ce qu’il n’y a de vérité qu’économique
On ne parle plus que de cela.
[Cela] risque d’être désastreux à terme parce qu’on sera bien déçu une fois qu’on aura déshabillé l’économiste et l’économie, cette soit disant création de la richesse, création de valeur.
Car l’Économie crée de la richesse !
Personne ne se pose la question de ce que signifie « la richesse. »
On [croit] que désormais la richesse n’appartient plus qu’aux entreprises.
Il y a d’autres façons de voir la richesse.
Quand on verra que cette richesse est une pseudo richesse, qu’on verra que le roi est nu comme dans le conte, je pense que les passions vont se réveiller et des passions relativement mauvaises.
Et je pense que l’une des raisons [du renouveau] de certains nationalismes, de vieilles passions, de vieilles rancœurs tristes [se trouve dans le fait] que l’économie a pris le pas sur tout autre forme de discours.
Vous n’êtes plus qu’un taux de rentabilité, vous n’êtes plus qu’un chiffre dans des graphiques qui sont dressés par des gens qui ne sont pas très compétents.
Mais ce n’est pas ça, la vie d’une société !»
Vous trouverez ce propos ainsi que d’autres notamment de Régis Debray dans la vidéo ci-après : <Extrait de ce soir où jamais d’où est tiré le mot du jour> [à partir de 19:55]
Bernard Maris a participé à de nombreuses émissions et notamment pendant 7 ans au débat économique sur France Inter le Vendredi matin avec un économiste, moins drôle et plus orthodoxe ; Dominique Seux directeur de la rédaction des Echos.
C’était une émission de mon panel de podcasts que j’écoutais chaque semaine.
Ce vendredi 9 janvier, le débat n’a pas eu lieu, Bernard Maris est tombé sous les balles des fanatiques avec ses copains de Charlie. France Inter a remplacé le débat par une émission hommage : http://www.franceinter.fr/emission-le-debat-economique-hommage-a-bernard-maris
Un des extraits de cette émission montrait sa vision de l’Economie :
« C’est du jargon, c’est de la rhétorique, ce n’est pas de la science, c’est un peu de statistiques, c’est beaucoup de psychologie et pas mal de bavardages »
A la fin de cette hommage vous entendrez un extrait d’une chanson hilarante mais sérieuse enregistrée par Bernard Maris avec ses potes de Charlie Hebdo, dans lequel il écrivait sous le nom célèbre d’Oncle Bernard.
Derrière ce lien la version intégrale de <La Messe du CAC de Bernard et de Charlie Hebdo>
Bernard Maris avait 68 ans. Il était le fils de Républicains espagnols émigrés en France. Après de brillantes études d’économie, et une thèse en 1975, il avait suivi le cursus honorum qui devait le mener au poste de professeur. Il a publié des livres dont le titre est déjà un programme : Ah Dieu ! Que la guerre économique est jolie ! (en 1998), ou Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles (en 1999). Il fut  aussi l’auteur de  l’Antimanuel d’économie.
Depuis son assassinat, j’ai appris qu’il avait épousé en 2007, la fille de Maurice Genevoix, Sylvie Genevoix décédé d’un cancer en 2012.
Et une information qui n’avait pas été révélée jusque-là : il était franc maçon dans la même loge que Jean-Luc  Melenchon au Grand Orient de France (GODF).
Il aurait aussi dit : »Moi qui suis de gauche et athée, il n’y a aucune chance que je me retrouve à la Droite de Dieu>
Le rire est la meilleure part de l’humain
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Lundi 12 janvier 2015

Lundi 12 janvier 2015
« Le rire libère de la peur du diable, […]
Le rire distrait, quelques instants de la peur.
Mais la loi s’impose à travers la peur, dont le vrai nom est crainte de Dieu. […]
Et que serions nous, nous créatures pécheresses, sans la peur, peut être le plus sage et le plus affectueux des dons divins ? »
« Jorge de Burgos »
Le nom de la Rose, Septième jour : Nuit
Umberto Ecco

Vous avez probablement vu le film « Le nom de la Rose » et peut être, même mieux, lu le livre d’Umberto Ecco.

Vous vous souvenez que le moine Guillaume de Baskerville (joué dans le film par Sean Connery) enquêtait sur des morts suspectes de moines dans une abbaye bénédictine.

Au bout de son enquête, il se rend compte que ces moines étaient morts empoisonnés parce qu’ils avaient lu un livre de la bibliothèque et que les pages qu’ils tournaient après avoir mouillé leur doigt avaient été enduites de poison par le bibliothécaire aveugle de l’abbaye : Jorge de Burgos.

Le livre dont il s’agissait était le second tome « de la Poétique d’Aristote » qui faisait un éloge du rire.

Le mot du jour est la réponse du moine chrétien fanatique à la question  de Guillaume de Baskerville :

« Mais qu’est-ce qui t’a fait peur dans ce discours sur le rire ? »

Les religions totalitaires et le totalitarisme de tout bord n’aiment pas le rire.

Le rire libère de la peur.

Le rire est une force, une résistance aux certitudes, un appel permanent au doute.

Le totalitarisme ne s’y trompe pas, celui qui rit conteste, ne croit pas ce qu’on lui dit, ce qu’on veut lui imposer.

Les soviétiques avaient développé toute une batterie de blagues pour supporter le régime totalitaire :

« Je fais semblant de travailler, pour que l’Etat puisse faire semblant de me payer ».

Ou encore plus sarcastique dans un camp du goulag :

« Tu as été condamné à combien ?
– 5 ans !
– Et tu as fait quoi ?
– Mais je n’ai rien fait, rien !
– Ça, ce n’est pas possible, quand on n’a rien fait c’est 3 ans ! ».

Et puis sur un autre plan je vous engage à regarder cette vidéo : <Nasser parle de son entretien avec les frères musulmans>

Cette vidéo montre Nasser lors d’un meeting politique expliquer qu’il a voulu discuter avec les frères musulmans, c’est à dire les salafistes, pour les associer au pouvoir. Et quand il dit que leur première exigence est que « nos femmes sortent dans la rue voilées » vous entendez, la salle qui éclate de rire.

Tout est dit. Il ne peut exister de réponse plus forte que ça. C’est beaucoup plus fort que si la salle criait « NON ». Vous pouvez écouter la suite de la vidéo, édifiant. Il faudrait pourvoir la comparer avec un meeting des frères musulmans.

Et le rire qui est joie, dédramatise aussi.

Dans ma modeste expérience, quand parfois, c’est plus dur au quotidien parce que mon corps est meurtri par des thérapies qui sont utilisées pour guérir un mal plus grand, c’est l’amour de mes proches, la musique qui apaise mais aussi l’humour et le rire qui redonnent force de vie et volonté de continuer le chemin, la tête haute.

C’est le rire qu’on a assassiné le 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo, parce que le rire est insupportable à certains, parce qu’il libère de la peur comme dit le personnage d’Ecco et que cela ce n’est pas possible pour ceux qui veulent imposer une loi totalitaire pour tous.

Tous les dessins de Charlie Hebdo ne m’ont pas fait rire.

Mais aujourd’hui  je défends sans aucune restriction Charlie Hebdo, son droit de faire rire, de pratiquer la dérision.

Et puis le mot du jour insiste sur l’addiction des totalitarismes à la peur et c’est bien par la peur que ces fanatiques et les intellectuels qui les inspirent veulent imposer leur loi, leurs idées, leur vision du monde et de la société.

Charb a dit « je préfère mourir debout que vivre à genoux. » et il a ajouté  « L’humour est un langage que les intégristes ne comprennent pas. Eux s’appuient sur la peur. (…) Je n’ai pas l’impression d’égorger quelqu’un avec un feutre. Je ne mets pas de vies en danger. Quand les activistes ont besoin d’un prétexte pour justifier leur violence, ils le trouvent toujours. »

<Les inrocks ont repris cette interview>

Charb qui était en train d’écrire un livre contre l’islamophobie.

Je m’incline devant ce héros et les autres qui étaient avec lui.

Les manifestations de ce dimanche sont une grande réponse du peuple français à cette tentative de faire peur.

Mais n’oublions pas de rire, même si quelquefois ce sont les larmes qui submergent.

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Mercredi 7 janvier 2015

Mercredi 7 janvier 2015
«Mot de jour spécial»
Jour de l’attentat de Charlie Hebdo
Hommage à Cabu
Cabu est mort à 75 ans avec 9 autres journalistes ou salariés de Charlie Hebdo et 2 policiers qui devaient les protéger,sous les balles d’armes de guerre de deux fous fanatiques
Je suis en congé mais je sors de mon silence pour cet hommage.
Et en réaction à ce crime contre nos libertés
<mot sans numéro>

Mercredi 24 décembre 2014

Mercredi 24 décembre 2014
«Mais tout ce qui est beau est aussi difficile que rare.  »
Spinoza, Ultime phrase de L’Ethique de Baruch Spinoza (écrit entre 1661 et 1675)

L’Ethique est selon beaucoup de gens sérieux que j’ai entendu, une des œuvres de l’esprit la plus remarquable de l’humanité. Spinoza (1632-1677) l’a achevée peu de temps avant sa mort.

Dans ce monde où on zappe si facilement, où on nous assèche le désir par de multiples objets dont nous ne savions pas avoir besoin, et peut être particulièrement à Noël, Spinoza nous rappelle que nous ne pouvons aller à la quête du beau et du profond qu’avec effort et en sachant que ces instants sont rares.

Elle me parait aussi singulièrement appropriée après le mot du jour d’hier consacré à Zhu Xiao Mei.

Spinoza parlait surtout de la recherche spirituelle qui fût la quête de sa vie.

Voici la fin de l’Ethique :

« J’ai épuisé tout ce que je m’étais proposé d’expliquer touchant la puissance de l’âme sur ses passions et la liberté de l’homme.

Les principes que j’ai établis font voir clairement l’excellence du sage et sa supériorité sur l’ignorant que l’aveugle passion conduit. Celui-ci, outre qu’il est agité en mille sens divers par les causes extérieures, et ne possède jamais la véritable paix de l’âme, vit dans l’oubli de soi-même, et de Dieu, et de toutes choses ; et pour lui, cesser de pâtir, c’est cesser d’être. Au contraire, l’âme du sage peut à peine être troublée.

Possédant par une sorte de nécessité éternelle la conscience de soi-même et de Dieu et des choses, jamais il ne cesse d’être ; et la véritable paix de l’âme, il la possède pour toujours. La voie que j’ai montrée pour atteindre jusque-là paraîtra pénible sans doute, mais il suffit qu’il ne soit pas impossible de la trouver.

Et certes, j’avoue qu’un but si rarement atteint doit être bien difficile à poursuivre ; car autrement, comment se  pourrait-il faire, si le salut était si près de nous, s’il pouvait être atteint sans un grand labeur, qu’il fût ainsi négligé de tout le  monde ?

Mais tout ce qui est beau est aussi difficile que rare. »

Vous trouverez l’intégralité du texte de Spinoza ici : http://www.lituraterre.org/Spinoza-Ethique.pdf

Nous sommes à la trêve de Noël, après je vais prendre quelques congés et je reviendrai à mon travail le 12 janvier, date de mon prochain mot du jour.

Le silence est aussi, parfois, rempli de sens.

Passer de bonnes fêtes et si vous deviez vous ennuyer des mots du jour, lisez l’Ethique, cette œuvre est remplie de mots du jour.

<415>

Mardi 23 décembre 2014

Mardi 23 décembre 2014
« Zhu Xiao Mei »
Pianiste chinoise qui magnifie Bach
A l’approche de Noël je voudrais partager un moment de grâce.
J’essaye de m’ouvrir à beaucoup de domaines que je partage, mais il n’y a qu’un domaine où je crois qu’on peut me reconnaître une connaissance approfondie, c’est celle de la musique classique occidentale.
Les amis ou les connaissances qui le savent m’interrogent souvent : mais qu’est ce qu’il faut écouter ?
Dans la musique occidentale le plus grand est Jean Sébastien Bach, c’est mon avis c’est aussi l’avis de beaucoup d’autres. J’ai même entendu un jour  Serge Gainsbourg le dire.
Même mal joué, souvent Bach reste beau.
Mais quand Zhu Xiao Mei, se met au piano et joue Bach, la beauté et l’émotion jaillissent immédiatement.
Zhu Xiao Mei est une chinoise qui a 10 ans est entrée au Conservatoire de Pékin où elle commence de brillantes études. Mais ses études sont brutalement interrompues par la Révolution Culturelle maoïste.
Pendant cinq années, elle est envoyée dans un camp de rééducation aux frontières de la Mongolie-Intérieure.
Dans ce camp se trouve un mauvais piano désaccordé, grâce à des gardiens plus laxistes que d’autres elle peut continuer à jouer quelquefois. Elle joue du Bach. Elle recopie aussi pendant des heures sur du mauvais papier de la musique de Bach dont elle se souvient.
Elle dit dans son livre « La rivière et son secret » que Bach lui a permis de survivre dans ces moments d’injustice et de bêtise que des théories humaines menées jusqu’à l’absurde ont imposés à des millions d’humains.
Par suite, elle parvient à s’enfuir de Chine et se retrouve à Paris, on la découvre et elle devient professeur au Conservatoire National de Musique de Paris
J’ai eu la chance de l’entendre jouer les Variations Goldberg à Lyon, salle Molière le 13 janvier 2010. Un de mes plus grands souvenirs musicaux.
Qu’une chinoise, adepte du Tao, puisse jouer ainsi la musique d’un luthérien allemand de culture exclusivement chrétienne montre l’universalité de cette musique.
Zhu Xiao Mei revient à Lyon, au Palais de la Mutualité, le 27/02/2015 jouer, le sommet de la musique de Bach : l’art de la Fugue.
Dans le livret de son dernier disque justement consacré à l’Art de la Fugue elle donne deux clés pour comprendre le lien entre la Chine et Bach à travers ces deux œuvres :
Les variations Goldberg se terminent par l’aria qui les débute et elle l’éclaire par ce mot de Lao-Tseu : « Le retour est le mouvement du Tao« 
L’art de la fugue se termine par une fugue inachevée et elle fait songer Zhu Xiao Mei à une phrase du Livre des mutations, le Yi King le plus ancien des grands textes chinois « sheng sheng bu xi »ce qui signifie « La vie engendre la vie : il n’y a pas de fin« 
Mais les mots ne peuvent exprimer ce que sait faire la musique, Arte a capté, dans de remarquables conditions, un concert de Zhu Xiao Mei où elle joue les Variations Goldberg.
Elle les interprète dans le temple de Bach, je veux dire l’Église Saint Thomas de Leipzig où il a été cantor de 1723 jusqu’à sa mort en 1750. Il est enterré dans cette église
A la fin du concert Zhu Xiao Mei qui reçoit des fleurs va immédiatement les déposer sur sa tombe : http://concert.arte.tv/fr/zhu-xiao-mei-variations-goldberg-bach?language=fr
Vous pourrez l’écouter jusqu’au 14/03/2015.
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Lundi 22 décembre 2014

Lundi 22 décembre 2014
« La France est un paradis fiscal pour le Qatar »
François Bayrou
Plusieurs émissions ont attiré mon attention sur les relations troubles entre la France et le Qatar.
La plus récente est cette interpellation de François Bayrou lors d’une interview le 18/12/2014  où il disait qu’il n’y a pas que le Luxembourg qui conclut des conventions fiscales très avantageuses, la France aussi avec le Qatar :  http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/audio/rmc-1812-l-invite-de-bourdin-direct-francois-bayrou-137389.html
Mais c’est une émission de RFI  <http://www.rfi.fr/emission/20141025-ratignier-pean-livre-enquete-france-qatar-fayard/> où était invité Vanessa Ratignier, auteur avec Pierre Péan d’un livre-enquête sur les relations de la France et du Qatar : « Une France sous influence, quand le Qatar fait de notre pays son terrain de jeu », un livre publié chez Fayard qui m’a appris le plus  de choses sur cette singularité.
Dès l’entrée de l’émission Vanessa Ratignier rapporte combien l’argent est omniprésent dans la diplomatie du Qatar, « pour ces gens tout et tout le monde peut s’acheter ».
On connait l’opiniâtreté et le sérieux des travaux de Pierre Péan qui a rédigé ce livre avec elle, je pense donc qu’il est très intéressant sinon de lire ce livre, au moins d’entendre l’émission dans laquelle elle décrit les passe-droits notamment fiscaux dont bénéficie ce pays en France.
Cette situation selon elle, s’est particulièrement accentuée sous le précédent septennat <Ici un article de Marianne qui donne aussi des informations sur ces relations>
Mediapart quant à lui dénonce un véritable déni de justice et de règles commerciales pour l’achat d’un palace près de Menton. « Installé sur un formidable pic rocheux qui domine toute la baie de Roquebrune-Cap-Martin, près de Menton (Alpes-Maritimes), l’un des grands palaces du sud de la France, l’hôtel Vista, va être racheté par la famille royale de l’émir du Qatar, alors que celle-ci n’a pas été soumise aux mêmes obligations et astreintes que les autres candidats au rachat. ». Au début c’est une affaire de faillite, il faut vendre ce palace.
L’administrateur judiciaire impose donc des règles très strictes auxquelles devront se conformer tous les candidats qui souhaitent déposer une offre de rachat. En lisant l’article joint vous verrez que ces règles ont été modifiées au cours de la période prévue pour les offres, les dates limites retardées et en fin de compte les règles restantes toujours non appliquées pour que la famille du Qatar puisse acquérir ce bien. Le tribunal de commerce de Nice reconnait toutes ces entorses aux règles mais valide pourtant l’achat !
Vanessa Ratignier a également participé à une interview sur Causeur <ICI> dans laquelle elle dit notamment : « Notre livre ne porte pas tant sur le Qatar que sur la France. À examiner notre pays au prisme de l’émirat, nous avons découvert une inquiétante réalité : celle d’une France sous influence. Étape par étape, nous révélons la façon dont la relation ancienne entre nos deux pays a mal tourné, qu’il s’agisse de la vente au Qatar d’un bien immobilier de l’État en pleine campagne présidentielle 2007, des velléités de l’émirat d’entrer au capital d’EADS et d’Areva, de l’affaire du fonds banlieues, du lancement de la chaîne BeIN Sports en France, ou de la bataille politique franco-française pour l’exploitation du gisement gazier de North Dome (3e réserve mondiale) et ses potentielles dérives financières.
[…] Le problème, c’est que la France s’est laissé conquérir sans combattre, ou si peu. La relation que nous entretenons avec Doha rappelle le pire de la Françafrique. Et même une Françafrique inversée, comme si nous étions devenus une chasse gardée de l’émirat.
Prenons l’exemple de la révision de la convention fiscale : signée au lendemain de la libération des infirmières bulgares, elle a fait de la France un véritable paradis fiscal pour le Qatar, pendant que la crise financière nous laissait craindre l’effondrement du capitalisme et que les États recapitalisaient leurs banques en urgence. Malgré tout, ce texte, qui privait la France de considérables recettes fiscales, a été voté par le Parlement avec une rapidité exceptionnelle ! Face à Doha, Paris n’élève étrangement jamais la voix. »
Samedi 20 décembre 2014, pour le compte de la Ligue 1, Paris Saint Germain recevait Montpellier.
Tout naturellement le président qatari du club : Nasser Ghanim Al-Khelaïfi assistait à la rencontre dans les tribunes.
Et j’ai entendu cette information sur RMC : « Dans les tribunes le président qatari du club : Nasser Ghanim Al-Khelaïfi était entouré à gauche par Nicolas Sarkozy et à droite par Manuel Valls. »