Lundi 30/06/2014

Lundi 30/06/2014
«Le mot et la chose»
Abbé de L’Attaignant (1697-1779)
« Madame quel est votre mot
Et sur le mot et sur la chose
On vous a dit souvent le mot
On vous a fait souvent la chose
Ainsi de la chose et du mot
Vous pouvez dire quelque chose
Et je gagerais que le mot
Vous plaît beaucoup moins que la chose
Pour moi voici quel est mon mot
Et sur le mot et sur la chose
J’avouerai que j’aime le mot
J’avouerai que j’aime la chose
Mais c’est la chose avec le mot
Mais c’est le mot avec la chose
Autrement la chose et le mot
A mes yeux seraient peu de chose
Je crois même en faveur du mot
Pouvoir ajouter quelque chose
Une chose qui donne au mot
Tout l’avantage sur la chose
C’est qu’on peut dire encore le mot
Alors qu’on ne fait plus la chose
Et bien voici mon dernier mot
Et sur le mot et sur la chose
Madame passez-moi le mot
Et je vous passerai la chose »
Et pour peu que vaille le mot
Mon Dieu c’est toujours quelque chose
De là je conclus que le mot
Doit être mis avant la chose
Qu’il ne faut ajouter au mot
Qu’autant que l’on peut quelque chose
Et que pour le jour où le mot
Viendra seul hélas sans la chose
Il faut se réserver le mot
Pour se consoler de la chose
Pour vous je crois qu’avec le mot
Vous voyez toujours autre chose
Vous dites si gaiement le mot
Vous méritez si bien la chose
Que pour vous la chose et le mot
Doivent être la même chose
Et vous n’avez pas dit le mot
Qu’on est déjà prêt à la chose
Mais quand je vous dis que le mot
Doit être mis avant la chose
Vous devez me croire à ce mot
Bien peu connaisseur en la chose
Philippe Meyer m’a fait découvrir, ce matin, ces mots sur la chose et la chose à travers les mots

Vendredi 27/06/2014

Vendredi 27/06/2014
«Si cela s’était passé un siècle plus tôt, l’archiduc François-Ferdinand et sa femme auraient peut-être été tués à Sarajevo, mais il n’y aurait peut-être pas eu la première guerre mondiale. «
Frank-Walter Steinmeier
Le ministre des affaires étrangères de l’Allemagne après sa participation au Conseil des Ministres de la République Française
Demain, il y a 100 ans Gavrilo Princip, qui n’avait pas encore 20 ans, commettait un acte qui allait avoir des conséquences désastreuses : 18, 6 millions de morts, voilà le bilan de la guerre 14-18.
Beaucoup d’historiens remettent en cause l’enchainement inexorable des évènements de cet assassinat vers la guerre. Ils veulent dire que cet enchainement n’était pas écrit comme le prétendait les livres d’Histoire de notre jeunesse. Il y a eu des erreurs d’appréciation, des incompréhensions tout au long de ce mois de juillet 1914.
Par exemple, des sources allemandes montrent que les responsables allemands étaient persuadés que le Royaume Uni n’entrerait pas en guerre au côté de la France, il semble bien que s’ils avaient été convaincus du contraire, ils n’auraient pas déclaré la guerre à la France.
Il est certain que cette guerre a été avant tout un échec de la diplomatie. Un siècle après, le 14 mai 2014 Le ministre des affaires étrangères de l’Allemagne participait au conseil des Ministres de la France.
Après cet évènement M. Steinmeier a déclaré : « J’étais non seulement très ému, mais, si cela s’était passé un siècle plus tôt, l’archiduc François-Ferdinand et sa femme auraient peut-être été tués à Sarajevo, mais il n’y aurait peut-être pas eu la première guerre mondiale. »
Que le Ciel nous tienne en joie, aujourd’hui nous nous disputons avec les allemands mais nous ne nous battons plus avec eux.
Le progrès existe, nous le vivons.

Jeudi 26/06/2014

Jeudi 26/06/2014
«Les autrichiens,
 c’est ce peuple qui a réussi à faire croire que
Hitler était allemand et Beethoven autrichien.»
Billy Wilder ou un autre on ne sait pas bien
Revenons au premier K de la Cacanie : les autrichiens.
Les autrichiens qui prétendent que l’anschluss a été fait à l’insu de leur plein gré comme dirait notre Virenque national.
L’Autriche qui a donné à l’ONU un secrétaire général puis récupéré pour Président de la République : Kurt Waldheim un vrai nazi ayant joué un rôle éminent dans les exactions de la Wehrmacht dans les balkans.
Et puis laissons donc la parole à une autrichienne : la prix Nobel Elfriede Jelinek :
«Cette nation qui a hérité soi-disant malgré elle de ce que les nazis ont instauré. De cette prétendue “innocence”, car on croit que nous avons été occupés par les Allemands contre notre gré. Nous étions “innocents” et, dès lors, nous le sommes toujours. Mais pour quiconque ayant grandi dans l’après-guerre, on saisit bien toute cette contradiction, cette ambiguïté. L’Autriche a en effet connu une très rapide dénazification, qui s’est vite arrêtée pour ne jamais reprendre. Je le répète : nous étions “innocents”, etc. On nous a alors offert quelques traités ou conventions internationales, et notre innocence a été ainsi reconnue par écrit. Dès lors, toute personne retirant la couverture de ce lit de mensonges est vue comme quelqu’un qui salit la patrie. C’est mon cas. Les bien-pensants et les tenanciers du politiquement correct aimeraient d’ailleurs bien écraser toutes ces voix “poil à gratter” – l’extrême droite nous a même surnommés “la société de chasse gauchiste”. Aujourd’hui, nous en sommes là.
[…] la formule [Les autrichiens, c’est ce peuple qui a réussi à faire croire que Hitler était allemand et Beethoven autrichien ] je l’ai maintes fois entendue – elle a été attribuée à de très nombreuses personnes, pas seulement à Billy Wilder. Et je dois bien reconnaître qu’elle n’est pas totalement fausse. C’est certainement l’un des pays les plus corrompus de l’Europe de l’Ouest – l’Autriche n’est d’ailleurs pas vraiment un pays occidental, c’est là que commencent les Balkans, dont on parle souvent d’une manière péjorative. On tient peut-être une partie du problème… L’Autriche se voit toujours comme la terre des grands classiques (même si ceux-ci la méprisent), celle de Freud (quand bien même il en a été expulsé !) et de l’avant-garde (même si elle n’en est, au fond, pas forcément fière).»

Mercredi 25/06/2014

Mercredi 25/06/2014
«La Grande Hongrie»
Rêve de hongrois
Le deuxième K de la Cacanie est la Hongrie qui avait (on dit grâce à Sissi) pu obtenir un rôle tout à fait particulier en Cacanie. Ce rôle avait d’ailleurs rendu les autres nationalités de l’empire assez méfiantes par rapport aux hongrois. A la fin de la guerre, c’est au Grand Trianon que fut signé le 4 juin 1920 un traité de paix, qui imposait à la Hongrie vaincue une amputation énorme : perte des deux tiers de son territoire et de près des deux tiers de sa population (qui passait brusquement de 20 à 7, 6 millions d’âmes).
Actuellement Viktor Orban est au pouvoir en Hongrie. C’est un chef populiste qui exaspère le reste des européens. Mais il est populaire en Hongrie parce qu’il magnifie la Grande Hongrie.
Maintenant Orban est même débordé sur son extrême droite par le parti Jobbik. Toujours est-il qu’en Hongrie, il n’est pas rare de voir dans les lieux publics, dans les restaurants une carte de la Grande Hongrie. Et <Depuis 2010, la Hongrie offre la nationalité hongroise à toutes les personnes habitant dans la grande Hongrie et d’origine magyar>
Bref, voici réunis tous les ingrédients d’un nationalisme inquiétant.
Et voici une carte de cette grande Hongrie :
Nous voyons donc que la guerre 14-18 a 100 ans mais que ses conséquences sont toujours actuelles.

Mardi 24/06/2014

Mardi 24/06/2014
«La cacanie»
Robert Musil – L’homme sans qualités
“L’homme sans qualités” est selon les spécialistes un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature européenne.
Comme pour Proust, malgré plusieurs tentatives, je ne suis pas parvenu à le finir, mais j’en ai lu assez pour arriver à la “Cacanie”.
La Cacanie désigne pour Musil l’empire austro hongrois avant la première guerre mondiale.
En effet, cet empire avait pour nom précis L’empire d’Autriche et Royaume de Hongrie.
En allemand : Kaiserliche und Königliche Österreichisch-Ungarischen Monarchie Kaiser Empereur et König Roi d’où KK et donc Cacanie
Autriche étant quant à elle la francisation de Öster Reich, c’est à dire Empire de l’Est. La Cacanie était en déclin au début du XXème siècle et victimes de multiples forces centrifuges des nationalités dont elle était l’agrégat. Mais au niveau de la culture elle était à l’apogée : on parle de « l’apocalypse joyeuse ».
La littérature est représentée par Robert Musil, bien sûr mais aussi Stefan Zweig, Artur Schnitzler, Rainer Maria Rilke, Hugo von Hoffmansthal, Franz Werfel, Josef Roth, auxquels il faut ajouter à Prague Franz Kafka, écrivain de langue allemande.
Dans le domaine de l’art pictural et architectural, en 1897, un groupe d’artistes viennois fonde la «Vereinigung Bildender Künstler Österreichs Secession», plus connue sous le nom de Sécession. Ils veulent rompre avec l’art de la Vienne bourgeoise de la fin du 19ème siècle, en particulier avec l’architecture historiciste. Leur devise est inscrite sur le hall d’exposition du mouvement «A l’époque son art, à l’art sa liberté»
Le président et porte-parole de la Sécession est Gustav Klimt, les principaux artistes sont Egon Schiele, Oskar Kokoschka, Koloman Moser pour les peintres, Josef Olbricht et Otto Wagner pour les architectes, Josef Hoffmann pour les arts appliqués.
Et la musique…Vienne est depuis le 18ème siècle le plus grand centre musical européen. Les plus grands compositeurs, autrichiens ou non, y ont vécu : Mozart, Haydn, Beethoven, Schubert, Brahms, Johann Strauss, Bruckner.
Autour de 1900, la scène musicale est dominée par Gustav Mahler, puis par l’école de Vienne autour de Schönberg, Berg et Webern. Et enfin, la psychanalyse est née à Vienne, à cette époque, avec Freud. <En octobre 2005 le Musée d’Orsay a organisé une exposition sur les grands peintres de la Cacanie> 
Que le Ciel vous tienne en joie, car si la Cacanie s’est désagrégée, les artistes qui sont nés lors de cette désagrégation continuent à illuminer notre présent.

Lundi 23/06/2014

Lundi 23/06/2014
«Sarajevo»
Capitale de la Bosnie-Herzégovine
A la fin de cette semaine, samedi 28 juin 2014, l’Europe se souvient qu’il y a 100 ans, l’Archiduc François Ferdinand était assassiné à Sarajevo avec son épouse, au cœur des Balkans et de l’Empire Austro Hongrois de l’époque. Cet acte allait par un enchaînement de réactions belliqueuses aboutir un mois plus tard le 28 juillet à la déclaration de guerre de l’Autriche Hongrie à la Serbie qui elle-même en ouvrant la boite de pandore des alliances allait déclencher le premier acte de la grande guerre civile européenne (1914-1945), interrompu par un état de non guerre crispé de 21 ans.
L’article du Monde joint parle des commémorations de cet événement. On y apprend qu’il y aura une course cycliste ! Drôle d’idée…. Mais surtout ce qu’il y a de sous-jacent, c’est que cet événement continue à créer des tensions entre les Européens. D’ailleurs les Serbes considèrent Prinzip, l’assassin comme un héros, alors que d’autres le voit comme le héros négatif par excellence, responsable du déclenchement de la guerre.
Pourquoi Sarajevo comme mot du jour ?
Parce que cette ville a un destin particulier :
Ville de l’attentat de 1914 et donc de la guerre
Ville des Jeux olympiques d’Hiver de 1984, donc ville de la Paix.
Ville du siège de Sarajevo : le 6 avril 1992, Sarajevo est encerclée par les forces serbes. Le siège dure jusqu’en octobre 1995, il sera terrible (11 000 morts, une ville détruite, le plus long siège de l’époque moderne) et il y a 20 ans, de notre vivant donc. Oui de notre vivant, il y a eu la suite de la guerre civile européenne entre Serbes et Croates
A nouveau, il y a eu, il y a 20 ans déchaînement de haine entre voisins, cruauté indescriptible et massacre.
Les hostilités réouvertes, les anciennes alliances sont réapparues les français du côté serbe et les allemands du côté croate. Car la Yougoslavie, cet étrange Etat avait été la fabrication d’une fédération plutôt au profit des Serbes qui étaient dans le camp des vainqueurs de 14-18 et un peu au détriment des Croates qui étaient dans le camp des vaincus.
Mais avec le siège de Sarajevo, entre les Serbes et les Croates, est intervenue une troisième entité, pour ne pas dire nation, les bosniaques musulmans.
Pour comprendre cela, il n’y a que l’Histoire qui peut nous permettre de comprendre.
Il y avait des musulmans au cœur de l’Europe parce ces régions ont été longtemps des provinces de l’Empire Ottoman. Et Sarajevo et la Bosnie n’intègrent l’empire catholique autrichien qu’en 1878 quelques 36 ans avant 1914. Autant dire rien dans l’Histoire de la longue durée.
Et pour finir cette photo : Pour commémorer le siège de Sarajevo, les bosniaques ont imaginé d’installer 11 000 sièges vides correspondant aux morts de ce carnage.
Cela me semble plus parlant qu’une course cycliste….
Que le Ciel vous tienne en joie, nous sommes en paix avec nos voisins.

Vendredi 20/06/2014

Vendredi 20/06/2014
« Le Prince a mis le Philosophe sur la liste des gens à éliminer »
Paul Jorion
Paul Jorion a eu cette réflexion sur son <Blog> pour parler d’un article qui vient d’être publié sur le Guardian.
Rappelons que “The Guardian” est un quotidien britannique fondé en 1821.
Il fait partie de la « presse de qualité » britannique puisque chez nos voisins il y a aussi une presse “poubelle” bien pire que la nôtre.
Dès lors il apparaît que l’on peut faire confiance à ce qui est publié par ce journal.
Que dit cet article ?
Que le Pentagone a créé un programme pour surveiller les mouvements sociaux qui risque de déstabiliser les Etats Unis.
Et parmi cette surveillance le pentagone penserait particulièrement à surveiller et à neutraliser, les militants pacifistes ou les mouvements de protestation.
Bref tout ceux qui pensent différemment, qui remettent en question le système.
C’est un peu comme un retour de la défunte Union Soviétique, mais de l’autre côté de ce qu’on appelait jadis le monde libre.
Jorion rappelait la pensée de Platon qui voulait que le philosophe devienne Prince ou le Prince devienne philosophe.
D’où cette idée de guerre au philosophe, celui qui remet en cause, interroge le monde ou le système tel qu’il est.
En pièce jointe un essai de traduction pour ceux qui ne lisent pas l’anglais ou qui souhaitent une traduction complémentaire.

Jeudi 19/06/2014

Jeudi 19/06/2014
« La politique est un métier bizarre.
Parce qu’elle présuppose deux capacités qui n’ont aucun rapport intrinsèque.
La première, c’est d’accéder au pouvoir. […]
La deuxième capacité, c’est, une fois qu’on est au pouvoir, d’en faire quelque chose, c’est-à-dire de gouverner. »
Cornelius Castoriadis – Post-scriptum sur l’insignifiance
Cornelius Castoriadis (né à 1922 à Constantinople et mort le 26 décembre 1997 à Paris) est un philosophe, économiste et psychanalyste français d’origine grecque, qui est aussi un des grands sociologues politiques su XXème siècle.
Il rappelle ici cette évidence que les qualités nécessaires pour arriver au pouvoir et celles pour avoir la capacité de bien gouverner ne sont pas les mêmes.
Ce qui entraîne une conséquence assez fâcheuse : les gens qui ont été élus pour gouverner n’ont que rarement les qualités pour le faire.

Mercredi 18/06/2014

Mercredi 18/06/2014
« Se reposer ou être libre »
Périclès
Certains attribuent cette phrase non au célèbre stratège athénien mais à son contemporain l’historien Thucydide qui a beaucoup écrit pour la gloire de Périclès.
En tout cas c’est cette injonction que Michel Barnier a mis comme titre à son livre qu’il vient de publier sur l’Europe. Dans l’émission de France Inter <où il était invité le 26/05 Michel Barnier a attribué cette phrase à Périclès>
Son livre a pour ambition de donner des clés pour permettre à l’Europe de continuer à rester libre.
Cohn Bendit rappelle souvent que d’ici 20 ans, il n’y aura plus aucun pays de l’Union européenne, même par l’Allemagne, dans le G8, c’est à dire le 8 Etats ayant les 8 premiers PIB au Monde. Tel ne sera pas le cas si l’Europe est rassemblée.
Or la puissance, dans le monde qui vient, est le gage de la liberté.
L’alternative est donc bien entre se laisser aller à un doux assoupissement, donc se reposer ou redevenir ambitieux pour être libre.
Michel Barnier qui était le commissaire européen français dans la dernière commission a réalisé un consensus positif assez large sur son action au niveau européen.
Je trouve pertinent d’envoyer ce mot du jour de sursaut le jour de l’appel du 18 Juin

Mardi 17/06/2014

Mardi 17/06/2014
« L’impudent est l’homme qui supporte le mépris
pourvu qu’il fasse ses affaires »
Platon
Revenons à des grands classiques pour éclairer la société et les dérives d’aujourd’hui.
Aujourd’hui, la coupe du monde de football est omniprésente dans les médias, dans la publicité, dans les commerces. Elle occupe une grande part du temps de cerveau disponible d’un grand nombre. La coupe du monde est organisée par la FIFA ! Cette association “à but non lucratif !!!!” internationale basée en Suisse, gouverne le monde du football, sans contre-pouvoir, sans contrôle extérieur.
Dans les journaux et des livres apparait la vérité crue. Et il est vrai que Sepp Blatter et la FIFA sont largement méprisés. Mais qu’importe si le business continue. Un journaliste écossais, Andrew Jennings, a produit un livre dont le titre complet est : “Omerta, la FIFA de Blatter, une histoire de mafia”
Vous trouverez des informations sur ce livre et son contenu <dans cet article de Marianne>
Je cite quelques extraits :
[Selon le journaliste] l’histoire de cette association [est] devenue, une mafia internationale sous la présidence du brésilien Joao Havelange : Achats de votes, trafics de billets, valises de lingots, dépenses somptuaires, gestion truquée des droits télés, liens avec la pègre locale,..
Andrew Jennings décrit aussi les liens de consanguinité dans la gestion des droits marketing du foot. La Confédération brésilienne du football, a par exemple, longtemps été dirigée jusqu’en 2010 par Ricardo Teixeira, l‘ancien gendre de Havelange, qui fera razzia sur tout le foot brésilien avec la pègre locale et auquel l’auteur consacre un chapitre entier.
Un mode de gestion reproduit par Sepp Blatter dont le neveu, Philippe Blatter, dirige Infront sports media, une société internationale leader dans le marketing sportif et la gestion des droits audiovisuels. Cette société est actionnaire minoritaire, à hauteur de 5%, de Match Services, qui a obtenu l’intégralité des contrats de vente de billets pour tous les événements FIFA jusqu’en 2023… Match Services, qui a été créée en 2002, est directement basé à Zurich, en voisin du siège de la FIFA.
La société mère Byrom, elle, aurait une holding sur l’Île de Man et est gérée par les frères mexicains Jaime et Enrique Byrom, deux vieilles connaissances de Blatter, installés luxueusement à Manchester et qui travaillent en partenariat avec la Fifa depuis 1994, au départ en tant que simple tour operator avant de se développer dans la vente de billets d’événements sportifs.
Etc…
Comme pour tous les sociétés mafieuses, la FIFA a une vitrine transparente et elle produit chaque année un rapport financier et même une version française <ici vous trouverez le rapport financier de 2013>
Et vous y lirez page 26 : «Pour l’exercice 2013, le Congrès de la FIFA avait adopté un budget de produits de 954 millions de dollars US. Ce budget a été dépassé de 310 millions [soit un tiers de dépassement]
[Bien sûr il y a une explication] : «Ces recettes supplémentaires s’expliquent essentiellement par les écarts de conversion, des contrats supplémentaires, des recettes supplémentaires d’autres compétions… « [ben voyons…pourquoi pas la conjoncture des étoiles pour explication].
Et dans tout ça notre intuition ne peut que penser que ces chiffres ne sont que la partie émergée de l’iceberg.
Une association à but non lucratif, je vous dis…
Pour ceux intéressés par la citation de Platon vous la trouverez <Page 205 de la traduction de Victor Cousin des œuvres de Platon Tome douzième publié par Google>
Que le Ciel vous aide, pour ceux qui aiment, à regarder les matchs de la coupe du monde avec les yeux émerveillés de l’enfant qui découvre un merveilleux jeu.