Auteur : admin1045
Lundi 23 novembre 2015
Le mot du jour d’aujourd’hui est la conclusion de l’appel, du cri, de la harangue que François Morel a lancé lors de son billet hebdomadaire du vendredi, le 20 novembre :
«Ne renoncez à rien !
Surtout pas au théâtre, aux terrasses de café, à la musique, à l’amitié, au vin rouge, aux feuilles de menthe et aux citrons verts dans les mojitos, aux promenades dans Paris, aux boutiques, aux illuminations de Noël, aux marronniers du boulevard Arago, aux librairies, aux cinémas, aux gâteaux d’anniversaire.
Ne renoncez à rien !
Surtout pas au Chablis, surtout pas au Reuilly, surtout pas à l’esprit. Ne renoncez à rien ! Ni aux ponts de Paris, ni à la Tour Eiffel, ni Place de la République à la statue de Marianne […].
Ne renoncez à rien !
Surtout pas à Paris, surtout pas aux titis, surtout pas à Bercy.
Ne renoncez à rien !
Ni à Gavroche, ni à Voltaire, ni à Rousseau, ni aux oiseaux, ni aux ruisseaux, ni à Nanterre, ni à Hugo.
Ne renoncez à rien !
Ni aux soleils couchants, ni aux collines désertes, ni aux forêts profondes, ni aux chansons de Barbara, ni à la foule des grands jours, ni à l’affluence des jours de fête, au Baiser de l’Hôtel de Ville, aux étreintes sous les portes cochères, ni aux enfants qui jouent sur les trottoirs, ni aux cyclistes, ni aux cavistes, ni aux pianistes.
Ne renoncez à rien !
Surtout pas aux envies, surtout pas aux lubies, surtout pas aux folies, ni aux masques, ni aux plumes, ni aux frasques, ni aux prunes, ni aux fiasques, ni aux brunes, ni aux écrivains, ni aux éclats de voix, ni aux éclats de rires, ni aux engueulades, ni aux files d’attente, ni aux salles clairsemées, ni aux filles dévêtues, ni aux garçons poilus, ni à la révolte, ni à la joie d’être ensemble, ni au bonheur de partager, au plaisir d’aimer, ni à la légèreté, ni à l’insouciance, ni à la jeunesse, ni à la liberté.
Ne renoncez à rien ! Ne renoncez à rien ! Ne renoncez à rien ! Ne renoncez à rien !
Surtout pas à Paris, surtout pas aux amis, surtout pas à la vie.»
On peut le lire, mais il faut surtout l’écouter : http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-de-francois-morel-ne-renoncer-a-rien
En fond sonore du billet de François Morel vous entendez la romance sans parole opus 67 N° 4 appelée « la fileuse » de Mendelssohn
Oui ne renonçons à rien !
Certes il faut se défendre avec tous les moyens dont dispose l’Etat de droit et avec les services de sécurité et de renseignement.
Certes, chacun de nous peut être atteint par un attentat de ces criminels aimant la mort, autant que nous la vie.
Mais en ayant conscience que le risque pour chacun est d’une probabilité très faible. En comparaison, nous prenons un risque beaucoup plus élevé en montant dans une voiture et pourtant nous le faisons.
Donc, oui ne renonçons à rien ! C’est leur défaite et notre victoire !
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Vendredi 20/11/2015
je ne me suis pas laissé briser,
je n’ai pas capitulé. »
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Quelle terrible période que la première moitié du XXème siècle !
Beaucoup ont été brisés quand ils n’ont pas été tués..
Mais il y eut heureusement des âmes fortes comme Maïa Plissetskaïa qui ne capitulèrent jamais
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Jeudi 19/11/2015
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre»
Mercredi 18/11/2015
Dans émission spéciale de samedi soir le 14/11 de Demorand à France Inter
Mardi 17/11/2015
Lundi 16 novembre 2015
Il fait beau comme jamais
C’est un temps contre nature
[…]
Il fait beau comme jamais
un temps à rire et courir
Un temps à ne pas mourir
Un temps à craindre le pire»
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Meine Damen und Herren, hinter uns liegt eine der schrecklichsten Nächte, die Europa seit langer Zeit erlebt hat. |
Mesdames et Messieurs, nous venons de vivre une des nuits les plus horribles que l’Europe a vécu depuis longtemps. |
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Die Menschen in Paris müssen einen Alptraum von Gewalt, Terror und Angst durchleiden, und ich möchte ihnen und allen Franzosen heute von hier aus vor allem eines sagen: Wir, die deutschen Freunde, wir fühlen uns Ihnen so nah. |
Les personnes à Paris ont eu à vivre un cauchemar de violence, de terreur et de peur, et je voudrai avant tout, aujourd’hui, leur dire ainsi qu’à tous les Français : Nous les amis allemands, nous nous sentons si proche de vous. |
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Wir weinen mit Ihnen.. |
Nous pleurons avec vous. |
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Wir werden mit Ihnen gemeinsam den Kampf gegen die führen, die Ihnen so etwas Unfassbares angetan haben |
Nous poursuivrons avec vous, ensemble, le combat contre les responsables de ces actes inconcevables. |
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Ich bin in Gedanken bei den mehr als 120 Menschen, denen das Leben geraubt wurde, und ich bin in Gedanken bei den Familien und Angehörigen. Seien Sie versichert: Deutschland fühlt mit Ihnen in Ihrem Schmerz und in Ihrer Trauer. |
Je suis en pensée avec les plus de 120 personnes, à qui la vie a été dérobée et je suis en pensée avec les familles et les proches. Soyez assurés que l’Allemagne partage votre douleur et votre chagrin. |
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Ich denke auch an die Verletzten mögen sie genesen, körperlich und seelisch. |
Je pense aussi aux blessés, puissent-ils guérir dans leur corps et dans leur âme.. |
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Die Menschen, um die wir trauern, wurden vor Cafés ermordet, im Restaurant, im Konzertsaal oder auf offener Straße. Sie wollten das Leben freier Menschen leben, in einer Stadt, die das Leben feiert und sie sind auf Mörder getroffen, die genau dieses Leben in Freiheit hassen. |
Les personnes dont nous portons le deuil, ont été assassinées au restaurant, dans une salle de concert ou dans la rue. Ils voulaient vivre une vie d’hommes libres dans une ville qui célèbre la vie et ils sont tombés sur des meurtriers qui justement haïssent la vie dans la liberté. |
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Dieser Angriff auf die Freiheit gilt nicht nur Paris er meint uns alle und er trifft uns alle. Deswegen werden wir auch alle gemeinsam die Antwort geben. |
Cette attaque contre la liberté compte non seulement pour Paris, elle atteint chacun d’entre nous et nous touche tous. Voilà pourquoi nous agirons ensemble pour donner la réponse. |
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Da ist zunächst die Antwort der Sicherheitskräfte: Die Bundesregierung steht dazu im engen Kontakt mit der französischen Regierung und hat jedwede Unterstützung angeboten. Wir werden alles tun, um bei der Jagd auf die Täter und Hintermänner zu helfen und gemeinsam den Kampf gegen diese Terroristen zu führen. |
C’est d’abord la réponse des forces de sécurité : Le gouvernement fédéral est en contact étroit avec le gouvernement français et a offert son assistance. Nous ferons tout notre possible pour aider dans la capture des auteurs et des commanditaires et pour mener conjointement la lutte contre ces terroristes. |
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Ich werde heute im Laufe des Tages mit den zuständigen Ministern zusammenkommen, um die weitere Entwicklung der Lage in Frankreich und alle damit verbundenen Fragen zu erörtern |
Je vais réunir au cours de la journée les ministres compétents pour discuter du développement de la situation en France et de toutes les questions liées. |
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Und dann geben wir auch als Bürger eine klare Antwort, und die heißt: Wir leben von der Mitmenschlichkeit, von der Nächstenliebe, von der Freude an der Gemeinschaft. Wir glauben an das Recht jedes Einzelnen an das Recht jedes Einzelnen, sein Glück zu suchen und zu leben, an den Respekt vor dem anderen und an die Toleranz. |
Et puis nous donnons aussi, comme citoyen, une réponse claire qui est celle-ci : Nous vivons par la compassion, par la charité, par la joie de la communauté. Nous croyons aux droits individuels, au droit de chercher son bonheur, de vivre dans le respect d’autrui et dans la tolérance. |
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Wir wissen, dass unser freies Leben stärker ist als jeder Terror. |
Nous savons que notre vie libre est plus forte que le terrorisme. |
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Lassen Sie uns den Terroristen die Antwort geben, indem wir unsere Werte selbstbewusst leben und indem wir diese Werte für ganz Europa bekräftigen jetzt mehr denn je |
Répondons aux terroristes en vivant dans nos valeurs, dans la confiance dans la vie, en fortifiant ces valeurs pour l’ensemble de l’Europe, maintenant plus que jamais |
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Maintenant que la jeunesse
S’éteint au carreau bleui
Maintenant que la jeunesse
Machinale m’a trahi
Maintenant que la jeunesse
Tu t’en souviens souviens-t-en
Maintenant que la jeunesse
Chante à d’autres le printemps
Maintenant que la jeunesse
Détourne ses yeux lilas
Maintenant que la jeunesse
N’est plus ici n’est plus là
Maintenant que la jeunesse
Sur d’autres chemins légers
Maintenant que la jeunesse
Suit un nuage étranger
Maintenant que la jeunesse
A fui voleur généreux
Me laissant mon droit d’aînesse
Et l’argent de mes cheveux
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Il fait beau à n’y pas croire
Il fait beau comme jamais
Quel temps quel temps sans mémoire
On ne sait plus comment voir
Ni se lever ni s’asseoir
Il fait beau comme jamais
C’est un temps contre nature
Comme le ciel des peintures
Comme l’oubli des tortures
Il fait beau comme jamais
Frais comme l’eau sous la rame
Un temps fort comme une femme
Un temps à damner son âme
Il fait beau comme jamais un temps à rire et courir
Un temps à ne pas mourir
Un temps à craindre le pire
Il fait beau comme jamais
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Mardi 10 novembre 2015
Voilà le créneau qui nous intéresse. »
Lundi, le 09/11/2015
La violence et le sacré
éd. Hachette, coll. Pluriel, 2004 (ISBN 2-01-278897-1), p. 480
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Cette attitude des élites françaises à l’égard de René Girard n’est-elle pas révélatrice d’un mal plus grand ?
Ne sont-elles pas simplement incapables de sortir de leur univers de clones ? Où on n’accepte que celles et ceux qui pensent comme les autres de la même caste, dans un moule rassurant mais aussi castrateur ?
Si cette hypothèse est exacte et s’il y a bien fuite des cerveaux elle pourrait avoir une cause bien plus profonde que celle si souvent évoquée du matraquage fiscal.
Pour prolonger cette réflexion je vous propose cet excellent article de Slate : http://www.slate.fr/story/109455/rene-girard-mort-violence-sacre
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Vendredi, le 06/11/2015
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Ainsi se termine les 5 reportages que j’ai choisis arbitrairement dans ce livre où Florence Aubenas raconte simplement les gens, en ne jugeant pas et plutôt avec bienveillance.
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