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Car Tidjane Thiam est noir…
A Londres il a été nommé à la tête d’une entreprise de première importance : « Prudential » et maintenant la Suisse lui a fait confiance en lui confiant une de ses banques « Le Crédit Suisse »
Et en 2012, un peu honteux, Jean Claude Trichet remet la légion d’honneur à Tidjane Thiam et le décrit comme un banquier « que la France peut regretter d’avoir laissé partir ».
Vous trouverez en pièce jointe sa belle réponse à « Qu’est-ce qu’être français ? ».
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Mot du jour
Vendredi 13 mars 2015
Jeudi 12 mars 2015
Je suis sans problème
Ma vie est facile
Je ne pense plus du tout
Nous avons un roi qui pense pour nous
C’est L’ordinateur »
C’est en Juillet 1981 que sort le tout premier IBM PC, avec ms dos, 13 ans après la chanson
Le premier Macintosh, le Macintosh 128K, est lancé le 24 janvier 1984.
Le Global Positioning System (GPS) – a été rendu possible par une constellation de 24 satellites. Le premier satellite expérimental fut lancé en 1978, mais l’ensemble des 24 satellites ne fut opérationnelle qu’en 1995. Cette technologie était alors utilisée à usage exclusivement militaire. Et ce n’est qu’en 2000 que le président Bill Clinton confirme l’intérêt de la technologie à des fins civiles et autorise une diffusion non restreinte des signaux GPS, permettant une précision d’une dizaine de mètres et une démocratisation de la technologie au grand public à partir du milieu des années 2000.
Et même s’il y avait des prémices, il faudra attendre le début des années 1990 pour voir le développement d’Internet. Et encore, il faut savoir qu’il y avait 100 000 ordinateurs connectés en 1989, que la barre du million a été franchie en 1992. En 1996, 10 000 000 d’ordinateurs étaient connectés et c’est à l’aube du XXIème siècle qu’on recensait 200 000 000 d’utilisateurs dans le monde. C’est uniquement lors de cette dernière étape qu’on a vraiment pu parler d’un monde connecté.
Mercredi 11 mars 2015
Mardi 10 mars 2015
Lundi 9 mars 2015
Vendredi 6 mars 2015
Dimanche le 8 mars, on célèbrera la journée internationale de la femme.
Une des origines de cette date du 8 mars nous vient de Lénine, qui décrète la Journée internationale des femmes le 8 mars 1921, en honneur aux femmes qui manifestèrent les premières, le 8 mars 1917, à Petrograd, lors du déclenchement de la révolution russe.
J’ai plusieurs fois évoqué la violence faite aux femmes dans le monde, notamment lors du mot du jour du 9 septembre 2014 : « C’est juste pas de chance d’être une femme dans la plupart des pays du Monde » propos de la journaliste Annick Cojean.
En collaboration avec l’INED, les Editions « Autrement » ont publié « L’Atlas mondial des femmes »
Une des directrices de cet ouvrage, Isabelle Attané était l’invité de l’émission de Christine Ockrent :
<Planète femmes>
Et elle a parlé d’une autre violence faite aux femmes : le déni de naître. Aidé notamment par les techniques modernes de diagnostic prénatal, des parents choisissent ouvertement de ne pas faire naître les filles pour privilégier les garçons.
<Un article> du Monde Diplomatique sur ce même sujet explique :
« Dans une population donnée, quand hommes et femmes sont traités sur un pied d’égalité et si les femmes n’ont pas une propension à migrer plus forte que celle des hommes, elles sont naturellement majoritaires. Si l’Asie se pliait à cette règle générale en enregistrant une légère prépondérance féminine, elle compterait quelque quatre-vingt-dix millions de femmes supplémentaires, une fois et demie la population de la France.
La Chine, qui, il y a encore trente ans, s’imposait comme l’un des fleurons du communisme mondial, fervent défenseur de l’égalité des sexes, est désormais l’un des pays où les discriminations envers les femmes, sur un plan démographique, sont les plus aiguës. Revers de la libéralisation économique et sociale dans ce pays, les rapports de pouvoir traditionnels, structurellement défavorables aux femmes, resurgissent. L’Inde, grande puissance économique émergente – actuellement au septième rang des puissances industrielles mondiales –, discrimine, elle aussi, ses femmes.
Avec ces deux géants, sont également touchés le Pakistan, le Bangladesh, Taïwan, la Corée du Sud et, dans une moindre mesure, l’Indonésie – pays qui, à eux seuls, regroupent trois des six milliards et demi d’habitants de la planète. Elimination des filles par les avortements sélectifs, traitements inégaux des enfants selon qu’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, statut social secondaire et mauvaises conditions sanitaires à l’origine d’une surmortalité féminine dans l’enfance et à l’âge adulte représentent autant de particularités qui concourent à ce déficit.
La structure sexuée d’une population dépend de la proportion de chaque sexe à la naissance, d’une part, et de la fréquence des décès des hommes et des femmes à chaque âge de la vie, d’autre part. En temps ordinaire, c’est-à-dire lorsqu’aucune forme d’intervention humaine ne vient perturber l’effet de ces données, on observe une proportion de garçons à la naissance légèrement supérieure à celle des filles et une surmortalité des hommes à chaque âge de la vie, laquelle vient compenser de manière naturelle l’excédent de garçons à la naissance. Or, dans nombre de pays asiatiques, l’une ou l’autre de ces lois – voire, parfois, l’une et l’autre – sont contrecarrées par des pratiques sociales. Il naît donc moins de femmes qu’il ne faudrait, et il en meurt plus qu’il ne devrait, d’où des proportions accrues d’hommes.
Sur la planète, la norme biologique – environ 105 naissances de garçons pour 100 filles – s’applique avec une régularité remarquable. Et les écarts demeurent faibles : le niveau le plus bas est observé au Rwanda, où il naît 101 garçons pour 100 filles, et le plus élevé, hors pays asiatiques, au Surinam – 108 garçons.
Dans plusieurs pays d’Asie, la réalité est tout autre. Si l’influence des facteurs biologiques, génétiques et environnementaux, habituellement avancée pour expliquer les écarts entre pays, n’est bien sûr pas à exclure, elle ne suffit en aucun cas à expliquer l’évolution observée depuis vingt à vingt-cinq ans. En Chine, en Inde, en Corée du Sud et à Taïwan, garçons et filles naissaient dans des proportions normales au début des années 1980. Mais depuis, avec la baisse de la fécondité, la préférence traditionnelle pour les fils s’exacerbe et vient supplanter les lois biologiques, rompant ainsi l’équilibre naturel.
Désormais, les progrès technologiques permettent d’intervenir sur le sexe de sa descendance : au bout de quelques mois de grossesse, la future mère passe une échographie ou une amniocentèse. Si c’est un garçon, on peut rentrer chez soi et attendre patiemment l’heureux événement. Mais en cas de fille, c’est le dilemme : si on la garde, aura-t-on une nouvelle occasion d’avoir un fils ? Et, le cas échéant, sera-t-on en mesure de faire face à l’escalade des coûts d’entretien des enfants ? Bien souvent, plutôt que de devoir renoncer à un fils, on prend la décision de se débarrasser de la fillette indésirable, et la femme avorte. Ainsi, en Chine, l’excédent de garçons à la naissance est de 12 % au-dessus du niveau normal ; en Inde, de 6 %. En Corée du Sud, après le paroxysme du milieu de la décennie 1990 (115 garçons pour 100 filles), la situation s’améliore, avec 108 garçons en 2004.
Depuis peu, ce phénomène se propage à d’autres parties du continent. Ainsi, une province vietnamienne sur deux enregistre plus de 110 naissances de garçons pour 100 filles. Dans les pays du Caucase (Azerbaïdjan, Géorgie, Arménie), cette proportion s’est brutalement accrue, à partir du milieu des années 1990, pour atteindre des niveaux comparables à certaines régions de Chine et d’Inde (voir « Déséquilibres démographiques »). Pourtant, l’équilibre demeure dans les pays voisins que sont la Russie, l’Ukraine, l’Iran ou la Turquie.
En Indonésie, la proportion de garçons parmi les enfants âgés de moins de 1 an, encore normale en 1990, est passée à 106,3 dix ans plus tard. Une masculinisation rampante qui se manifeste par l’apparition d’un déficit de femmes auquel, outre une émigration féminine massive, notamment vers l’Arabie saoudite, le déséquilibre des sexes à la naissance commence à contribuer. »
Un autre article du Monde sur ce sujet : <Une marche paradoxale vers l’émancipation des femmes>
Donnant encore une fois la parole à Ferrat qui déclare avec Aragon que : <la femme est l’avenir de l’homme>
Le problème c’est que dans ces pays, le peuple ne le sait pas.
<449>
Jeudi 5 mars 2015
Et souvent, ce que l’on présente comme des positions nobles sur ces problèmes n’a pour but que le développement d’intérêts commerciaux.»
Mercredi 4 mars 2015
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Il m’a enseigné à me tenir toujours debout, à ne pas avoir peur de souffrir. Dans ma période de révolte, quand je nous voyais, les gamins de la cité, comme les damnés de la terre, je m’imprégnais du militantisme humaniste de Césaire dans son Discours sur le colonialisme. J’ai grandi avec ces auteurs comme avec des grands frères, ils sont devenus mes tuteurs : je me suis construit en prenant appui sur eux pour pousser droit.»
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Mardi 3 mars 2015
C’est la seconde fois en 446 mots du jour que j’ai l’outrecuidance de m’attribuer un mot du jour.
Il faut reconnaître cependant que la seconde partie a été copiée de l’ouvrage de Raymond Aron « Le spectateur engagé » dans lequel il avait répondu aux questions de deux jeunes journalistes qui ne partageaient pas ses idées politiques et où sa dernière réplique fût
« Je ne les ai pas convaincu, mais je leur ai insufflé l’esprit fécond du doute »
En premier, je veux évoquer la graine fertile de la curiosité. C’est grâce à cette graine que l’humanité a progressé. C’est bien la curiosité des hommes qui a permis les recherches et les découvertes qui ont changé la condition des hommes. C’est aussi la curiosité des autres cultures et civilisations qui a permis aux hommes de se rapprocher et de s’enrichir mutuellement.
Le doute constitue aussi un chemin vers la curiosité. Ainsi l’esprit fécond du doute doit toujours nous inspirer devant des vérités trop souvent martelées comme des évidences alors même que notre vécu et notre intuition nous indiquent une réalité différente.
Cette interrogation des « évidences » peut concerner la médecine et la santé, mais aussi l’économie ou la politique ou d’autres domaines encore où la discussion semble impossible ou inutile parce que des experts, savants, économistes, prêtres, rabbins ou oulémas se sont exprimés.
Pour décrire cette position de l’expert, je pense à la réplique de Philippe Meyer à Valéry Giscard d’Estaing :
« et vous paraissez toujours vous étonner lorsque vous avez fini de parler que quelqu’un puisse encore trouver quelque chose à ajouter »
Mais une fois que la curiosité nous a entraîné vers d’autres voies, d’autres systèmes de pensée ou d’autres théories, l’esprit fécond du doute doit continuer à nous inspirer vigilance pour ne pas être abusé, ne pas succomber à la facilité de suivre d’autres dogmes tout aussi enfermant et réducteur que ceux qu’on voulait fuir.
C’est ainsi que des esprits, dont certains semblaient pourtant éclairés par la raison, n’ont pas expérimenté le doute alors qu’ils suivaient dans le passé le fascisme, le nazisme, le stalinisme, le maoïsme et aujourd’hui le djihadisme.
Ainsi le doute peut se situer avant la curiosité, mais il doit toujours accompagner la curiosité pour nous permettre de mieux comprendre le monde et l’humanité et nous préserver de tout aveuglement.
La curiosité pour s’ouvrir vers d’autres univers, le doute pour se préserver des mirages et des tromperies.
<446>
