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Pour Chauvel Il est urgent […] de réfléchir et engager une réflexion sur la soutenabilité intergénérationnelle de nos politiques, au nom d’un principe de responsabilité, afin de ne pas léguer aux générations futures un monde social invivable, mais au contraire donner aux jeunes les moyens de leur autonomie : « c’est bien toute la limite de nos démocraties : les générations futures ne votent pas, alors qu’elles jouent leur avenir ».
La grande question en France, selon lui, est celle de l’investissement. Sinon on ne préparera pas les emplois de demain pour les générations futures. Dans l’émission de France Culture il estime que les hommes politiques français qui gouvernent sont dans le déni et dans un optimisme irréel.
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Mot du jour
Mercredi 21 décembre 2016
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Bien sûr son père était fou mais …
Céline explique que son dernier professeur de piano a vu des hématomes un jour sur mon bras. Il savait combien mon père était dur. Il a dit «on a rien sans rien».
Dans l’esprit de ce professeur le père n’était pas fou, juste un peu excessif peut être.
La compétition, la recherche de la perfection dans la musique mais aussi dans le sport, je pense à la gymnastique par exemple peut rendre fou. Accroc aux drogues, aux produits dopants et à ce type de violence particulièrement vers des enfants.
Maria Callas fut aussi maltraitée par sa mère pendant ses jeunes années d’apprentissage.
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Mardi 20 décembre 2016
Lundi 19 décembre 2016
Progrès : dix raisons de se réjouir de l’avenir»
Vendredi 16 décembre 2016
Il est gommé de l’Histoire. Oublié, jeté dans la fosse commune. Comme les hérétiques du Moyen Âge. […]
Aujourd’hui, je clame son nom, pour que jamais on ne l’oublie : Tony de la Guardia, mon père bien-aimé.»
<Fidel castro a fait fusiller mon père sa mort ne m’attriste pas il restera un-bourreau>
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Antonio de la Guardia et sa fille Ileana
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Photo plus récente d’Ileana de la Guardia
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Jeudi 15 décembre 2016
à Jean Daniel qui était venu le rencontrer avec un message de John F Kennedy après la crise des missiles
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A propos, cela me fait penser à quelque chose, quand vous écrirez tout ce que je vous ai dit contre Kennedy, ne citez pas son nom, parlez de la politique du gouvernement des Etats-Unis. »
Jean Daniel,
« Le Temps qui reste »
Gallimard, 1984
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Mercredi 14 décembre 2016
Mardi 13 décembre 2016
Jeudi 8 Décembre 2016
Mercredi 7 décembre 2016
Je vous rassure, je ne ferais pas la liste de tous les mots du jour qui n’ont pas fait l’objet des 4 thématiques rappelées hier.
Mais il me semble qu’il y a eu 3 mots qui ont abordé des sujets de première importance dans notre monde économique et quotidien :
D’abord le concept de «quantophrénie» (763) inventé par le sociologue Pitirim Sorokin qui nous explique que le chiffre n’est jamais la vérité, au plus une simple indication. Et que la pratique qui consiste à remplacer l’argumentation et la réflexion par un chiffre constitue une perversion ou une maladie qui nous entraîne vers de mauvais rivages.
Puis me parait aussi très fécond pour notre compréhension du monde la réflexion que Nancy Fraser a développé lors de la 38ème conférence Marc Bloch « Les contradictions sociales du capitalisme contemporain » (769) où elle explique que pour que les échanges marchands puissent avoir lieu, il faut qu’en coulisse des personnes, le plus souvent des femmes s’occupent de ce qu’elle appelle « la reproduction sociale », c’est-à-dire l’éducation des enfants, les soins aux malades par exemple. Et elle montre que le capitalisme financier moderne s’attaque à l’équilibre qui avait été peu à peu obtenu pour s’abîmer dans des contradictions.
Enfin, le Brexit puis l’élection de Donald Trump ont conduit à l’émergence d’un mot que le dictionnaire d’Oxford a classé comme mot de l’année : « Post-truth » post-vérité (784). C’est la rédactrice en chef du Guardian, Katharine Viner qui a rendu populaire ce mot qui décrit un monde où la vérité n’est plus qu’une « opinion parmi d’autres ».
Cette période a encore était marquée par des attentats et la crainte du terrorisme, comme d’une cassure au sein de notre société.
J’ai consacré deux mots du jour à la première victime de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice d’abord simplement pour rappeler ce fait que la première victime de ce tueur se réclamant de l’islamisme était une musulmane «La première victime du carnage de Nice, le 14 juillet 2016, était une musulmane.» (760) ensuite pour revenir à hauteur d’homme et d’empathie pour parler de cette mère, croyante et citoyenne française : Fatima Charrihi racontée par ses enfants. Elle aimait dire cette parole de sagesse : « Il faut connaître le goût du vinaigre pour apprécier celui du miel. » (771)
Ces actes de violence aveugle font découvrir des fous et des assassins mais révèle aussi des gens formidables comme Antoine Leiris, journaliste qui a perdu au Bataclan l’amour de sa vie et mère de ses enfants et qui a écrit ce texte admirable d’humanité : «Vous n’aurez pas ma haine» (739).
Il existe ces voix qui s’élèvent ou écrivent comme Abdennour Bidar : «Les tisserands : réparer ensemble le tissu déchiré du monde» (724) pour recréer des liens là où la violence et le fanatisme les ont déchirés.
Et puis il faut chercher du côté de l’historien Patrick Boucheron qu’avant d’être un problème militaire et de police, ces combats relèvent prioritairement de la bataille des idées et qu’il faut placer des mots, des mots justes sur ce qui se passe. Et Boucheron fait appel à Machiavel : « Quand quelque chose arrive, quand ce quelque chose on n’en n’a pas idée, quand on ne l’a pas souhaité, ni espéré, ni craint, alors la première chose à faire, est [d’user] de l’exactitude des mots constater ce qui arrive sans se laisser intimider ni émerveiller par les mots anciens. » (738)
La politique n’a pas été absente notamment, dans le contexte de l’économie numérique, le conflit entre les multinationales et le pouvoir politique étatique : « Une course à mort est engagée entre la technologie et la politique. » (703) avis de Peter Thiel un des fondateurs de Paypal cité par Marc Dugain et Christophe Labbé dans leur livre «L’Homme nu ».
Et puis des regards critiques sur la vie politique française où des grandes voix s’expriment et constatent avec regret ou irritation que l’on ne parle des vrais enjeux ou que nos gouvernants ou ceux qui y aspirent n’expliquent pas ce qui se passe et quelles sont les perspectives pour les générations futures :
«Je suis énervé, je suis irrité, parce que je trouve qu’il y a une absence de conscience dans ce pays de ce qui est en jeu.» (720) Alain Touraine, lors de l’émission de France Culture « Dimanche et après du 29/05/2016 ». Le grand sociologue n’était pas très bienveillant pour le gouvernement dont faisait partie sa fille.
«En haut on parle technique et en bas on ressent le changement du monde et on ressent l’absence de perspective à l’égard de ce changement.» (721) Marcel Gauchet dans les matins de France Culture du 30/05/2016
Et aussi cette réflexion récurrente, ce conflit qui se situe autant à l’intérieur de notre personnalité qu’à l’extérieur entre le consommateur que nous sommes et le citoyen que nous aspirons être : « Le libre-échange et le protectionnisme : le consommateur contre le citoyen » (789) Jean-Marc Daniel et François Ruffin lors d’un débat
Et encore cette réflexion sociologique à hauteur d’homme et de la vie au quotidien : « Personne au monde, ni en Algérie, ni au Sénégal, ni en Chine, ne souhaite devenir minoritaire dans son village. » (764) Christophe Guilluy, lors des matins de France Culture du 13 septembre
Ces 100 mots ont aussi abordé plusieurs fois les fraudes ou les manquements des laboratoires ou d’autres acteurs dans la santé : «Malscience, De la fraude dans les labos» (766) Nicolas Chevassus-au-Louis
«Projet 226»(767) Nom d’une manipulation de l’industrie sucrière aux Etats-Unis en 1965
Et à l’occasion de la sortie du film « la fille de Brest » : «Ce que j’ai ressenti, ce n’est pas l’empathie habituelle du médecin : c’est l’effroi face au crime » (795) Irène Frachon pour l’affaire du Mediator
Quelquefois ce fut des livres qui ont été inspirants : « Histoire du silence » (733) d’Alain Corbin ou «Avant cela, avant qu’il ne faille quitter cette vie pour nous fondre dans l’autre, nous sommes responsables de notre destinée. Je ne serai pas accusée de m’être dérobée.» (759) Leonora Miano, Crépuscule du tourment
Ou un film « La tortue rouge » (736) de Michael Dudok de Wit
