Auteur : admin1045
Mardi 05 novembre 2013
Ce propos a été tenu par Daniel Cohn Bendit lors de son émission sur Europe 1 du 04/11/2013.
Il parle de José Mujica Cordano, surnommé « Pepe Mujica » qui est né à Montevideo le 20 mai 1935 et a été élu président le 29 novembre 2009.
Ex-guérillero des Tupamaros dans les années 1960-1970, il a été détenu en tant qu’otage par la dictature (1973-1985).
Dès son arrivée au pouvoir il a décidé de reverser 87 % des 250 000 pesos mensuels (9 400 euros) de son salaire de chef d’État à des organismes d’aide au logement social.
Son secrétaire, Julio Martinez, affirme :
«Pour Mujica, la carrière politique ne doit pas être un moyen de se servir des ressources de l’État, mais de rendre service au citoyen»,
Depuis qu’il est président, il a dépénalisé l’avortement, légaliser la vente de cannabis, autoriser le mariage homo sexuel.

Dans Courrier international : la presse d’Amérique du sud reste ébahie par le style de Pepe Mujica. Le président refuse d’habiter le palais présidentiel. Il préfère vivre dans une ferme, avec son épouse qui est sénatrice.
La maison est sommaire : une seule chambre et un toit en zinc.
Est-ce de la démagogie ? Apparemment non. Le seul « luxe » du président est une Coccinelle bleue, achetée en 1987. Pepe Mujica refuse la société de consommation. Il cite les philosophes de l’antiquité : « le pauvre, c’est celui qui a besoin de beaucoup ».
Le cinéaste et musicien d’origine serbe, détenteur de deux palmes d’or cannoises Emir Kusturica a décidé de consacrer un documentaire à cet homme étonnant.
Courrier international lui a consacré un numéro en août qu’il a intitulé déjà : « Le vrai président normal »
Il a tenu un discours très remarqué à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, le 24 septembre 2013, en disant notamment :
« Je suis du Sud, je viens du Sud » […] « Si l’humanité entière aspirait à vivre comme un Américain moyen, nous aurions besoin de trois planètes » [c’est ] « une civilisation contre la simplicité, contre la sobriété, contre tous les cycles naturels, et, ce qui est pire, une civilisation contre la liberté de disposer du temps de vivre les relations humaines, l’amour, l’amitié, l’aventure, la solidarité, la famille. »
Lien vers l’émission de Cohn Bendit : <Le président normal est uruguayen>
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Lundi 04 novembre 2013
Mercredi 30 octobre 2013
c’est la liberté du cochon devant son auge. »
Peter Sloterdijke est un philosophe allemand né en 1947.
Je ne le connaissais pas, mais il a été cité par Hervé Juvin pendant les matins de France Culture du 16/10/2013.
Hervé Juvin avait été invité pour la sortie de son livre : « La grande séparation. Pour une écologie des civilisations »
Intellectuellement très fin, difficile à classer sur l’échiquier politique, Hervé Juvin a une hantise : l’avènement d’un « homme nouveau » partout sur la planète, l’homo economicus, réduit à son seul pouvoir économique.
Il explique très simplement que nul n’a plus le droit de discriminer selon l’origine, la religion, l’orientation sexuelle, mais il reste un critère de discrimination unique et massif : la richesse.
Cette discrimination est réelle, elle sépare, elle fait vivre les individus dans des mondes différents, elle justifie des comportements et des traitements différents.
Et c’est alors qu’il dénonce l’illusion de la liberté individuelle poussée à son paroxysme qui n’est devenu rien d’autre qu’une liberté à consommer. Consommer des biens, des idées, des loisirs, des services, des droits (du type droit à l’enfant).
Toutes choses dont on tient à nous convaincre que sans ces biens de consommation nous ne sommes rien.
Pour illustrer cette liberté de consommer il cite Peter Sloterdijke
A cela il oppose la liberté collective, la liberté de la nation et tout ce qui nous réunit et nous dépasse et nous permet de connaître nos racines et de sentir la solidarité de ceux qui partagent la même culture.
<Faut–il redécouvrir le vrai sens de la politique afin de préserver nos diversités ?>
Hervé Juvin est très clivant. Les réactions des auditeurs de France Culture sur la page, dont je vous envoie le lien, sont aux deux extrêmes, les uns crient au génie les autres disent que France Culture se diabolise à inviter cet intellectuel proche de Raymond Barre et de Marcel Gauchet.
Mardi 29 octobre 2013
Lundi 28 octobre 2013
Vendredi 25 octobre 2013
Mercredi 23 octobre 2013
ce n’est pas la dernière tranche de fromage
qui fait la mauvaise analyse de sang. «
Propos tenu hier à l’Assemblée Nationale
Mardi 22 octobre 2013
Titre d’un livre paru en 2001 qui est la transcription d’un entretien, très libre, de Pierre Desproges avec Yves Riou et Philippe Pouchain en décembre 1986.
C’est aussi le titre d’un spectacle de textes de Desproges lu par Christian Gonon qui passe actuellement Du 19 au 27 octobre 2013 à Paris, au Studio-théâtre de la Comédie-Française et qui viendra du 5 au 16 novembre à Villeurbanne au Théâtre national populaire.
C’est surtout un mot plein de sens que l’on pourrait compléter par le mot suivant : « Les personnes pleines de certitudes me plongent dans le doute ».
http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/10/20/desproges-a-comedie-francaise-etonnant-non-246778
Lundi 21 octobre 2013
le mot vous distrait, vous éloigne de l’observation»
Dans son livre « Aux Etudiants » paru chez Stock
