Vendredi 30 novembre 2012

Vendredi 30 novembre 2012
« J’aime ceux qui, bien qu’ils ne soient pas naïfs, décident d’agir avec naïveté dans un monde de cyniques »
David Grossman
Interview de David Grossman dans Le Point. L’écrivain israélien plaide inlassablement pour le dialogue dans sa région. Il vient même de lancer un rassemblement mondial des écrivains pour la paix, avec l’écrivain Algérien Boualem Sansal.
« Oui, dit-il, cette idée est idéaliste, utopique, romantique. Mais j’aime ceux qui, bien qu’ils ne soient pas naïfs, décident d’agir avec naïveté dans un monde de cyniques. Je me sens plus fier si, dans le cynisme ambiant, j’agis naïvement.
Durant la guerre du Vietnam, tous les vendredis, un homme se tenait devant la maison blanche avec une pancarte dénonçant cette guerre.
Un journaliste lui a demandé : ‘’Vous êtes ici depuis si longtemps : pensez-vous que vous allez changer le monde ? – Non je m’assure seulement que le monde ne me change pas’’.
J’aime cette réponse » dit David Grossman dont le fils est mort lors de la guerre du Liban de 2006. »
Dans cette interview, Grossman a encore une phrase qui pourrait être le vade mecum de toute négociation de paix : « Il faut penser à la dignité de son ennemi. »
Entendu lors de la Revue de Presse de France Inter du Mercredi 28 novembre 2012. Revue de presse de Bruno Duvic

Mercredi 28 novembre 2012

Mercredi 28 novembre 2012
« Si la décision était entre mes mains, je sais qu’entre ce qu’il faudrait faire et ce que les circonstances me permettraient de faire (souvent presque rien) il y a d’énormes distances.
La France subira, hélas, plus qu’elle ne construira son destin.
Je le regrette, à l’avance. »
Fernand Braudel
Pour échapper au monde des bisounours, je vous ai relaté, hier, les propos privés et lucides d’un homme politique habile et démagogue qui en public magnifiait la grandeur de la France.
Je complète aujourd’hui par ce commentaire de Fernand Braudel écrit dans les mêmes années 80, dans cet ouvrage de référence qu’est l’Identité de la France et que j’ai eu le plaisir de lire pendant mon hospitalisation, il y a un an.
L’identité de la France Tome 2