Jeudi 13 décembre 2012

Jeudi 13 décembre 2012
« Si nous sommes en métamorphose, le futur est la contestation de notre présent »
Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique, social et environnemental, Ancien médiateur de la République
Il a tenu ces propos alors qu’il était l’invité des matins de France Culture le 06/12/2012.
C’est une émission qu’on peut bien sûr réécouter sur Internet, je vous y invite car cet homme exprime des choses d’une grande intelligence et qui sont parfaitement réalistes et argumentées.
Ce mot du jour est à mettre en écho avec celui du Président de la République lors de sa conférence de presse : « il ne s’agit pas d’une crise mais d’un changement de monde » autrement dit une métamorphose.
Jean-Paul Delevoye a aussi dit lors de cette émission (c’était plus difficile d’en faire un mot du jour) : « Il faut un choc culturel [à la France] Au moment où l’individu est en train d’émerger dans sa liberté, dans sa créativité, dans son inventivité Où l’économie numérique va complètement faire exploser une économie nouvelle, collaborative, d’échange, alors que cela va complètement perturber le système, nous avons un raidissement du système.
Il faut pouvoir interpeller nos élites (politiques, administratives, économiques, syndicales) pour mettre en place un débat dont une des première finalités serait de remettre en cause les structures qui assurent notre hiérarchie »
et aussi « On attend des Politiques qu’ils fixent un cap et aujourd’hui nous avons des réactions et des postures »

Mercredi 12 décembre 2012

Mercredi 12 décembre 2012
« Aucune société ne peut prospérer et être heureuse, dans laquelle la plus grande partie des membres est pauvre et misérable. »
Adam Smith – Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
Le fameux découvreur de la main invisible du marché qui fait tout merveilleusement bien…

Vendredi 30 novembre 2012

Vendredi 30 novembre 2012
« J’aime ceux qui, bien qu’ils ne soient pas naïfs, décident d’agir avec naïveté dans un monde de cyniques »
David Grossman
Interview de David Grossman dans Le Point. L’écrivain israélien plaide inlassablement pour le dialogue dans sa région. Il vient même de lancer un rassemblement mondial des écrivains pour la paix, avec l’écrivain Algérien Boualem Sansal.
« Oui, dit-il, cette idée est idéaliste, utopique, romantique. Mais j’aime ceux qui, bien qu’ils ne soient pas naïfs, décident d’agir avec naïveté dans un monde de cyniques. Je me sens plus fier si, dans le cynisme ambiant, j’agis naïvement.
Durant la guerre du Vietnam, tous les vendredis, un homme se tenait devant la maison blanche avec une pancarte dénonçant cette guerre.
Un journaliste lui a demandé : ‘’Vous êtes ici depuis si longtemps : pensez-vous que vous allez changer le monde ? – Non je m’assure seulement que le monde ne me change pas’’.
J’aime cette réponse » dit David Grossman dont le fils est mort lors de la guerre du Liban de 2006. »
Dans cette interview, Grossman a encore une phrase qui pourrait être le vade mecum de toute négociation de paix : « Il faut penser à la dignité de son ennemi. »
Entendu lors de la Revue de Presse de France Inter du Mercredi 28 novembre 2012. Revue de presse de Bruno Duvic