Mercredi 05 juin 2013

Mercredi 05 juin 2013
« Toutes les fortunes de France négocient leurs impôts, vous le savez parfaitement ».
Henri Guaino ancien conseiller spécial du Président de la République, Député sur le plateau de l’émission « Mots croisés » du Lundi 3 juin 2013
Nous autres des Finances nous savions en partie et nous nous en doutions pour le grand nombre.
Mais le dire à la France entière c’est…
Il y a des gens qui vont venir maintenant aux Centre des Finances Publiques et dire : « Il n’y a pas de raison, moi aussi je veux négocier ». On appellera ces gens les guainistes.
On connaissait les légistes et les légalistes, les guainistes ça sonnent presque pareil mais ce n’est pas le même concept. Voici un des liens vers cette vidéo

http://www.rue89.com/zapnet/2013/06/04/guaino-toutes-les-grosses-fortunes-negocient-leurs-impots-242955

Mardi 04 juin 2013

Mardi 04 juin 2013
« Quand on n’a pas de mémoire, on se répète, quand on en a, on répète les autres. »
Albert Brie
Pour mot du jour, ce constat qui peut certainement être appliqué à un individu qui s’évertue à trouver régulièrement un mot du jour.
Albert Brie est un sociologue canadien qui a écrit plus de 3.500 sketches pour une émission radiophonique « Chez Miville », très populaire au Québec.

Lundi 03 juin 2013

Lundi 03 juin 2013
« Avoir bon goût, c’est très bien,
Avoir mauvais goût, ce n’est pas mal non plus,
Ce qui est tragique, c’est de ne pas avoir de goût du tout… »
Igor Stravinsky
Il y a 100 ans, le 29 mai 1913 le ballet « Le sacre du Printemps » déclenchait un scandale lors de sa création au Théâtre des Champs Elysées.
En souvenir de cet épisode, ce mot du compositeur.

Vendredi 31 mai 2013

Vendredi 31 mai 2013
« La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein
Il semble avoir ajouté à cette définition des deux concepts une constatation lors d’un épisode de sa vie : « Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi ! «
Pouvons-nous reprendre ce constat et l’appliquer à notre quotidien ?

Jeudi 30 mai 2013

« En Amazonie, infiltré dans « le meilleur des mondes »
Jean-Baptiste Mallet

Non, il n’est pas question de cette immense forêt, poumon de la terre, et qui est l’objet de beaucoup d’atteintes écologiques et aussi d’atteintes à l’égard des populations autochtones et sur laquelle beaucoup de choses seraient à écrire.

Ce mot du jour fait référence au titre d’un livre d’un journaliste qui s’est fait embaucher dans l’entrepôt de Montélimar du site de vente en ligne AMAZON.

Le mot du jour du 14/05/2013 évoquait le destin des ouvriers du Bengladesh qui travaillaient dans les locaux bas de gamme qui s’écroulaient et dans des conditions misérables pour que nous puissions acheter des vêtements à bas prix.

Ici nous sommes en France, les locaux ne menacent pas de s’écrouler, mais les conditions exigées par l’employeur à l’égard des salariés précaires sont incroyables.

Le plus extravagant c’est quand on recherche cet ouvrage sur Google, Amazon est le premier à vous proposer de vous le vendre.

Si vous voulez acheter ce livre, s’il vous plaît aller chez un libraire.

Vous pouvez aussi lire cet article sur le site du Nouvel Obs. : <Quand Amazon transforme ses recrues en « robots »>

J’en cite quelques extraits :

« Il n’y a que quatre types de postes, attribués une fois pour toutes, en trois équipes (5h50-13h10, 13h40-21h, 21h30-4h50) : ceux qui reçoivent la marchandise (les eachers), ceux qui la rangent dans les rayonnages de cette forêt métallique qui couvre le hangar de 36.000 mètres carrés (les stowers). Ceux qui prennent les produits dans ces casiers pour préparer les commandes (les pickers), ceux qui les emballent (les packers).

Il y a tout ce vocabulaire anglais à maîtriser : inbound, outbound, damage, bins, slam, associates, leaders… Il y a cette devise, sortie du « Meilleur des Mondes » : « Work hard, have fun, make history » (« Travaille dur, amuse-toi, écris l’histoire »).

La vie de « l’associé » est codifiée selon des « process » qui gèrent le moindre détail : la vitesse maximum des voitures sur le parking (15 km/h), la manière de se garer (en marche arrière), le tutoiement obligatoire (censé susciter la confiance), la manipulation des chariots (interdiction de reculer), la façon d’y empiler les articles (par taille, code-barres au-dessus).

Le travail est ultrapénible : même si son parcours est optimisé par un logiciel, le picker marche entre 20 et 25 kilomètres par vacation. Douleurs dans le dos, le cou, le poignet, les cuisses… « […]

Selon Malet, Amazon transforme ses recrues en « robots » hébétés, soumis à des objectifs de productivité croissants. Leurs machines à scanner sont les « flics électroniques » qui transmettent des informations, contrôlées en temps réel par des leaders, eux-mêmes sous la pression de managers.

Comme dans un mauvais jeu de télé-réalité, de semaine en semaine, seuls les plus performants sont gardés. Et les rares élus qui atteignent, dixit Amazon, « les standards élevés qui peuvent paraître irréalisables aux yeux de certains », décrochent un CDI. Un vrai Graal pour ces bataillons de chômeurs en galère. »

Ou simplement écouter la chronique de 3mn de Philippe Meyer qui m’a fait découvrir l’existence de ce livre : <Dans les coulisses d’Amazon>

Ou <cet extrait> publié par L’Humanité

<112>

Mardi 28 mai 2013

Mardi 28 mai 2013
« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. »
Christophe Colomb
Cette citation est attribuée à plusieurs sources. Le plus souvent on parle de Christophe Collomb. D’autres l’attribuent à Rivarol.
Je l’avais découverte dans un ouvrage où elle était présentée comme un proverbe chinois.
Et à côté d’un autre proverbe chinois qui racontait la quasi contraposée :
«Celui qui ne sait pas où il va, met longtemps pour y arriver.»
Formule fétiche et négative, très appréciée par les managers stressés et privilégiant le court terme.
Je préfère philosophiquement le mot du jour.

Lundi 27 mai 2013

Lundi 27 mai 2013
«J’aime les idées fixes, mais à condition d’en changer.»
François Jacob, Prix Nobel de physiologie ou médecine.
François Jacob, né le 17 juin 1920 à Nancy et mort à Paris le 20 avril 2013, c’est un chercheur en biologie français. En 1965, il est récompensé du prix Nobel de physiologie ou médecine.
Ci-après la fiche wikipedia de ce héros de guerre, humaniste et prix Nobel qui nous a quitté il y a un peu plus d’un mois : http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Francois_Jacob

Vendredi 24 mai 2013

Vendredi 24 mai 2013
La République populaire de Chine est un Etat socialiste de dictature démocratique
Constitution chinoise
Vous savez que j’écoute chaque semaine des dizaines d’heures d’émissions radiophoniques ou de conférences que je télécharge et que j’écoute en différé sur mes différents appareils.
C’est souvent pendant ces écoutes que me vient à l’esprit le mot du jour que je partage avec vous.
Récemment, j’ai entendu un intervenant parler de l’article 1 de la Constitution de la Chine.
Je ne croyais pas ce que j’entendais et j’ai fait des recherches.
Finalement cet intervenant « Alain Supiot » avait parfaitement raison.
Voici donc un oxymore chinois « dictature démocratique »
Est-ce l’explication de leur réussite ?
« Dictature démocratique », le penser pourquoi pas, mais l’écrire, Ah ces chinois sont formidables !
Reprenons cet extraordinaire article 1 dans son intégralité :
« La République populaire de Chine est un Etat socialiste de dictature démocratique populaire dirigé par la classe ouvrière et fondé sur l’alliance entre ouvriers et paysans.
Le système socialiste est le système fondamental de la République populaire de Chine. Il est interdit à toute organisation ou tout individu de porter atteinte au système socialiste. »
Lien vers la traduction intégrale de la constitution : http://patrick.doan.pagesperso-orange.fr/constitution.htm
<109>

Jeudi 23 mai 2013

Jeudi 23 mai 2013
Je reconnais qu’il est difficile d’avoir l’air intelligent dans nos films.
Joel Coen
Nous sommes en plein festival de Cannes. Les frères Coen sont présents.
J’adore les films des frères Coen. D’où ce mot du jour :
Voici ce mot remis dans son contexte:
« Si nous prenons une star, nous allons perdre du temps dans des explications.
En même temps, certaines stars sont intelligentes.
Lorsque Clooney a pris le scénario de O’Brother, il nous a dit : « C’est bon, les mecs, j’ai compris, j’incarne un crétin. »
Le temps a passé, nous avons retravaillé avec lui, et il a interprété d’autres crétins.
Je reconnais qu’il est difficile d’avoir l’air intelligent dans nos films.
C’est un défi pour un comédien, et parfois, ils apprécient.
Regardez Brad Pitt. Dans Burn After Reading [2008], il s’est totalement épanoui dans un rôle de débile. »

Mercredi 22 mai 2013

Mercredi 22 mai 2013
« Chaque fois que j’entends du Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne »
Woody Allen
Je n’ai pas trouvé de citation sérieuse pour honorer Richard Wagner, né il y a 200 ans, le 22 mai 1813 à Leipzig, alors je fais appel à ce trait d’humour de Woody Allen qui rappelle la passion des nazis pour Wagner.
Richard Wagner a été un génie de la musique, il a inventé l’art total. Rappelons qu’il écrivait les textes comme la musique de ses opéras qui ont révolutionné la musique.
On n’écrivait plus la même musique après Wagner, et on ne voyait plus l’opéra de la même manière.
Dans son livre initiatique « Le voyage artistique à Bayreuth », bible des wagnériens, Albert Lavignac avait écrit, « On va à Bayreuth, comme on veut, à pied, à cheval, en voiture, à vélo et le vrai pèlerin devrait y aller à genoux. »
Cela étant ce n’était pas un homme très recommandable, antisémite notoire, il ne s’intéressait aux autres que s’il pouvait en tirer un bénéfice.
Les grands artistes sont rarement des gens convenables.
Un mot du jour récent était consacré à Trenet. Lors de l’émission du 1er mai que lui avait consacré les matins de France Culture où pendant une heure on a vanté son talent, son inspiration et aussi ses blessures, tout à fait à la fin Marc Voinchet a posé la question suivante à Bertrand Dicale, historien de la chanson : « Il faut le dire : en fin de compte Charles Trenet était un sale type ? » et l’historien a simplement répondu « oui ».