{"id":8840,"date":"2020-05-10T02:58:01","date_gmt":"2020-05-10T00:58:01","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=8840"},"modified":"2020-05-08T17:44:41","modified_gmt":"2020-05-08T15:44:41","slug":"dimanche-10-mai-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=8840","title":{"rendered":"Dimanche 10 mai 2020"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\u00abSonate pour piano N\u00b021 D. 960\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">Franz Schubert<\/div>\n<p><strong><span style=\"color: #ff6600;\"><em>Dernier mot de jour sp\u00e9cial pendant la p\u00e9riode de confinement suite \u00e0 la pand\u00e9mie du COVID-19<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Je vais donc finir ce week end prolong\u00e9 et cette s\u00e9rie de mots du jour sp\u00e9ciaux du confinement par la derni\u00e8re sonate pour piano en si b\u00e9mol majeur de Schubert.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/050820_1457_Dimanche10m1.png\" alt=\"\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Mais je n&rsquo;ai pas encore fini d&rsquo;\u00e9voquer les chefs d&rsquo;\u0153uvre que Schubert a compos\u00e9 dans la derni\u00e8re ann\u00e9e de sa vie. Il faudra que je trouve d&rsquo;autres cr\u00e9neaux que les samedis et dimanches de la p\u00e9riode de confinement pour achever cette s\u00e9rie consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e la plus f\u00e9conde de l&rsquo;histoire de la musique selon Benjamin Britten<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Le musicologue belge <a href=\"https:\/\/jmomusique.blog\/2019\/02\/10\/la-derniere-sonate\/\"><span style=\"color: #0000ff;\">Jean-Marc Onkelinx<\/span><\/a> juge que<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;L&rsquo;ultime Sonate pour piano de Franz Schubert figure parmi les monuments musicaux les plus bouleversants de l&rsquo;Histoire de la Musique.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Je crois qu&rsquo;il a raison. Il n&rsquo;y a rien de plus grand au piano. Il existe des \u0153uvres comme la derni\u00e8re sonate de Beethoven qui se trouve au m\u00eame niveau, mais rien ne saurait d\u00e9passer cette \u0153uvre grandiose, lyrique et au chant infini.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Le grand musicologue Marcel Schneider \u00e9crit&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Car de m\u00eame qu&rsquo;il r\u00e9ussit enfin en cette m\u00eame ann\u00e9e 1828 \u00e0 \u00e9tendre le lied aux dimensions de la symphonie, avec sa grande Symphonie D 944, il parvient aussi \u00e0 faire de sa derni\u00e8re sonate une sorte de lied continu, illimit\u00e9, si long, si vari\u00e9, si touffu, \u00e0 la fois si particulier et si g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;il donne l&rsquo;impression de l&rsquo;infini&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et pourtant Schubert est tr\u00e8s malade en septembre 1828. C&rsquo;est la raison pour laquelle il s&rsquo;est retranch\u00e9 dans l&rsquo;appartement de son fr\u00e8re Ferdinand.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">On ne sait pas tr\u00e8s bien de quoi il est mort, fi\u00e8vre typho\u00efde a dit le m\u00e9decin, sans aucune preuve tangible. Th\u00e8se reprise par les biographes classiques.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Les biographes relatent un autre \u00e9pisode<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Le vendredi 31 octobre 1828, Franz Schubert consomme du poisson dans une auberge de Vienne. Apr\u00e8s quelques bouch\u00e9es, il repousse l&rsquo;assiette et dit qu&rsquo;il y a du poison dans le plat. Il ne mangera plus rien de tangible jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;instant de sa mort, 19 jours apr\u00e8s. Certains tirent de cet \u00e9pisode que Schubert serait mort empoisonn\u00e9.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Jean-Louis Michaux, professeur \u00e9m\u00e9rite de l&rsquo;Universit\u00e9 catholique de Louvain, est un m\u00e9decin, \u00e9crivain et m\u00e9lomane. Il a \u00e9crit un livre sur ce sujet&nbsp;: \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.forumopera.com\/livre\/le-jeune-franz-et-la-mort\"><span style=\"color: #0000ff;\">L&rsquo;\u00c9nigme Schubert. Le mal qui ne voulait pas dire son nom<\/span><\/a>\u00bb. Il existe aussi un &lt;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.canalacademie.com\/ida5901-L-enigme-Schubert-une-mort-aux-causes-incertaines.html\">podcast<\/a><\/span>&gt; sur Canal Acad\u00e9mie dans lequel il d\u00e9veloppe certaines des th\u00e8ses de son livre&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Schubert a contract\u00e9 la syphilis entre 1822 et 1824. A l&rsquo;\u00e9poque, il n&rsquo;existait pas de traitement s\u00e9rieux et cette maladie \u00e9voluait vers la folie.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Les m\u00e9decins ne savaient pas quoi faire et ils administraient sous diverses formes (orales, frictions) <strong>du mercure<\/strong>. Aujourd&rsquo;hui nous savons que c&rsquo;est un v\u00e9ritable poison. Jean-Louis Michaux \u00e9crit :<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00abSchubert s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs retrouv\u00e9 sans cheveux suite au traitement. Quand on sait les l\u00e9sions que le mercure provoque au niveau du tube digestif, entra\u00eene des modifications telles de l&rsquo;organisme qu&rsquo;il est tr\u00e8s vraisemblable que le follicule pileux doit \u00eatre alt\u00e9r\u00e9 et faire tomber les cheveux. C&rsquo;\u00e9tait donc des traitements tr\u00e8s \u00e9prouvants qui maintenaient le malade dans une hospitalisation difficile, puis \u00e0 domicile avec des r\u00e9gimes tr\u00e8s contraignants de telle sorte qu&rsquo;ils \u00e9taient absents de la vie sociale pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois, ce qui a \u00e9t\u00e9 le cas de Schubert. Il s&rsquo;est alors rendu compte que c&rsquo;\u00e9tait une maladie grave et que cela pouvait modifier sa vie. Il a eu des p\u00e9riodes de malaises. Aucun des m\u00e9decins qui l&rsquo;ont trait\u00e9 n&rsquo;ont relat\u00e9 l&rsquo;\u00e9volution de sa maladie et donc il y a tr\u00e8s peu de documents m\u00e9dicaux sur lui. Et contrairement \u00e0 Beethoven, il n&rsquo;y a pas eu d&rsquo;autopsie apr\u00e8s la mort de Franz Schubert. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/schubert-online.at\/activpage\/manuskripte.php?top=1&amp;werke_id=337&amp;werkteile_id=&amp;image=%27MH_00172_D960_001.jpg%27&amp;aktion=blaettern&amp;bild_id=0\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/050820_1457_Dimanche10m2.png\" alt=\"\" width=\"369\" height=\"299\" border=\"0\" align=\"left\"><\/a><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">La th\u00e8se de Jean-Louis Michaux est que le mercure, outre les effets imm\u00e9diats d\u00e9crits ci-dessous, a continu\u00e9 une \u0153uvre d&#8217;empoisonnement lente et fatale. Lors du repas d\u00e9crit, ci-avant, le poison que Schubert a ressenti \u00e9tait latent dans son corps et r\u00e9v\u00e9lait une lente progression morbide.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">La musique de Schubert relate ces combats, ces moments de tristesse, mais elle est surtout lumi\u00e8re, pulsion de vie et \u00e9l\u00e9vation. <\/span><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Pourtant il a \u00e9crit dans une lettre que cite Michaux&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Je m&rsquo;\u00e9prouve comme le plus malheureux et le plus mis\u00e9rable des hommes de cette terre. Imagine un homme dont la sant\u00e9 ne pourra jamais \u00eatre bonne et qui, par d\u00e9sespoir, fait les choses plut\u00f4t pires que meilleures. Imagine un homme dont les plus grandes esp\u00e9rances sont r\u00e9duites \u00e0 rien, auquel le bonheur de l&rsquo;amour et de l&rsquo;amiti\u00e9 n&rsquo;offre plus rien que la plus grande douleur, dont l&rsquo;enthousiasme pour le Beau menace de dispara\u00eetre, et demande-toi si ce n&rsquo;est pas l\u00e0 le plus mis\u00e9rable et le plus malheureux. Meine Ruhe ist hin, mein Herz ist schwer, ich find sie nimmer und nimmer mehr [Mon repos s&rsquo;en est all\u00e9, mon c\u0153ur est lourd, je ne les retrouve plus et ne les retrouverai jamais], c&rsquo;est ce que je peux bien chanter maintenant chaque jour, parce que chaque soir quand je m&rsquo;endors, j&rsquo;esp\u00e8re bien ne plus me r\u00e9veiller, et chaque matin m&rsquo;apporte seulement l&rsquo;affliction de la veille. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Meine Ruhe ist hin&nbsp;\u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un po\u00e8me de Goethe que Schubert a mis en musique. Il est le premier des 72 po\u00e8mes de Goethe mis en musique par Schubert. Il s&rsquo;agit de \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=7VM9LFRsi2g\"><span style=\"color: #0000ff;\">Gretchen am Spinnrade&nbsp;<\/span><\/a>\u00bb (Marguerite au rouet).<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Mais revenons \u00e0 la derni\u00e8re sonate de piano de Schubert.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Michel Rusquet \u00e9crit sur le site Musicologie.org<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;C&rsquo;est la sonate ultime, et elle a acquis valeur de mythe car, en plus, c&rsquo;est le \u00ab chant du cygne \u00bb de Schubert dans le domaine instrumental. On a beau s&rsquo;en d\u00e9fendre, on y entend d\u00e8s le d\u00e9but, le c\u0153ur serr\u00e9, le d\u00e9tachement de l&rsquo;homme vivant ses derniers instants. Derri\u00e8re cette m\u00e9lodie d&rsquo;une profondeur d&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 poignante, qui semble surgir d&rsquo;un r\u00eave, on pense avec Paul Badura-Skoda \u00e0 la premi\u00e8re strophe du Lied \u00ab Am Meer \u00bb \u00e9crit la m\u00eame ann\u00e9e (\u00ab La mer resplendissait au loin sous les derni\u00e8res lueurs du couchant \u00bb), et cette image de la fin du jour \u00e9veille un sentiment infini de beaut\u00e9, de nostalgie, de souvenir, de regret, toutes \u00e9motions qui semblent justement se m\u00ealer dans l&rsquo;immense premier mouvement molto moderato. Dans son cheminement prodigieusement riche en modulations magiques et en \u00e9clairages sans cesse renouvel\u00e9s, ce mouvement va passer par des moments d&rsquo;\u00e9motion intense, charg\u00e9s d&rsquo;angoisse et de d\u00e9sespoir, mais le climat g\u00e9n\u00e9ral restera celui instaur\u00e9 par la m\u00e9lodie initiale, un \u00ab univers de sage r\u00e9signation et de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 seconde qui sera celui de toute l&rsquo;\u0153uvre&nbsp;[\u2026]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Avec la longue plainte du deuxi\u00e8me mouvement, d&rsquo;une beaut\u00e9 bouleversante, nous sommes probablement en pr\u00e9sence du joyau le plus absolu de l&rsquo;\u0153uvre pour piano de Schubert. \u00c9crit dans la tonalit\u00e9 d&rsquo;ut di\u00e8se mineur, cet andante sostenuto constitue le c\u0153ur de la sonate. Il marque l&rsquo;apoth\u00e9ose du lyrisme instrumental de toute l&rsquo;\u0153uvre de Schubert dans une simplicit\u00e9 sublim\u00e9e. Son expression s&rsquo;intensifie jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e d&rsquo;un th\u00e8me central en la majeur, hymne de transfiguration bient\u00f4t entour\u00e9 de figures scintillantes, avant une reprise encore plus douloureuse amenant une conclusion \u00e9pur\u00e9e, en ut di\u00e8se majeur, qui illumine l&rsquo;ensemble d&rsquo;une beaut\u00e9 toute particuli\u00e8re. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Voici cette sonate interpr\u00e9t\u00e9e par Alfred Brendel&nbsp;: &lt;<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=TKy0Lyl4g-s&amp;t=96s\"><span style=\"color: #0000ff;\">Sonata No 21 D 960 B flat major Alfred Brendel<\/span><\/a>&gt;<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.qobuz.com\/fr-fr\/album\/schubert-piano-sonata-in-b-flat-d-960-moments-musicaux-d-780-wilhelm-kempff\/0002894696682\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/050820_1457_Dimanche10m3.jpg\" alt=\"\" align=\"left\"><\/a><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Pour une version audio<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Je voudrais conseiller Wilhem Kempff qui \u00e9tait un po\u00e8te et qui apr\u00e8s Artur Schnabel a beaucoup \u0153uvr\u00e9 pour d\u00e9fendre et faire conna\u00eetre les sonates de Schubert.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Daniel Barenboim, <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=YQ-aej1sZCs\">interview\u00e9 par Anne Sinclair,<\/a><\/span> raconte cette histoire incroyable : Serge Rachmaninov, immense pianiste, musicien \u00e9rudit et instruit rencontre, dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XX\u00e8me si\u00e8cle, Artur Schnabel dans un studio EMI. Ils enregistrent tous les deux et s&rsquo;enqui\u00e8rent chacun de ce que l&rsquo;autre enregistre. <\/span><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et lorsque Schnabel r\u00e9pond&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les sonates de Schubert&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Rachmaninov s&rsquo;exclame \u00ab&nbsp;<span style=\"color: #c00000;\">Ah bon Schubert a \u00e9crit des sonates&nbsp;?<span style=\"color: #777777;\">&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C&rsquo;\u00e9tait plus de 100 ans apr\u00e8s la mort de Schubert ! <\/span><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Rachmaninov ne connaissait pas les sonates de Schubert, il en ignorait m\u00eame l&rsquo;existence.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Dans l&rsquo;\u00e9mission \u00ab les matins des musiciens \u00bb vers laquelle je renvoyais dans le mot du jour pr\u00e9c\u00e9dent, celui consacr\u00e9 \u00e0 la D 959, Philippe Cassard racontait la m\u00eame chose : Au conservatoire de Vienne, la ville de Schubert, on n&rsquo;enseignait pas, on ne parlait pas des sonates de Schubert au d\u00e9but du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et le musicologue Andr\u00e9 Tubeuf <a href=\"http:\/\/blogsv2.qobuz.com\/andre-tubeuf\/2020\/02\/11\/souverain-schubert\/\"><span style=\"color: #0000ff;\">\u00e9crit le 11 f\u00e9vrier 2020&nbsp;<\/span><\/a>:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Est-ce \u00e0 croire&nbsp;? Il y a cinquante ans, personne ou presque \u00e0 Paris n&rsquo;\u00e9coutait Schubert, ne le connaissait.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.qobuz.com\/fr-fr\/album\/schubert-the-late-piano-sonatas-d-958-959-960-3-piano-pieces-d-946-allegretto-d-915-maurizio-pollini\/0002894746132\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8850 alignright\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/050820_1457_Dimanche10m4.jpg\" alt=\"\" width=\"240\" height=\"240\" srcset=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/050820_1457_Dimanche10m4.jpg 240w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/050820_1457_Dimanche10m4-150x150.jpg 150w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/050820_1457_Dimanche10m4-230x230.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Heureusement que les temps ont chang\u00e9.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Je peux aussi conseiller ce disque de Maurizio Pollini consacr\u00e9 aux trois derni\u00e8res sonates de Schubert. Et bien s\u00fbr les int\u00e9grales de Kempff, Brendel, Barenbo\u00efm et Radu Lupu..<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">&lt;1420&gt;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abSonate pour piano N\u00b021 D. 960\u00bb Franz Schubert Dernier mot de jour sp\u00e9cial pendant la p\u00e9riode de confinement suite \u00e0 la pand\u00e9mie du COVID-19 Je vais donc finir ce week end prolong\u00e9 et cette s\u00e9rie de mots du jour sp\u00e9ciaux<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[186,148,20],"class_list":["post-8840","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-186","tag-autriche","tag-musique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8840","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8840"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8840\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8856,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8840\/revisions\/8856"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8840"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}