{"id":8454,"date":"2020-04-04T03:02:53","date_gmt":"2020-04-04T01:02:53","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=8454"},"modified":"2020-04-04T20:08:54","modified_gmt":"2020-04-04T18:08:54","slug":"samedi-4-avril-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=8454","title":{"rendered":"Samedi 4 avril 2020"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\u00ab Puisque seul l&rsquo;amour sait nous raconter \u00e0 ceux qui savent \u00e9couter. \u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">Yasmina Khadra<\/div>\n<p><strong><span style=\"color: #ff6600;\"><em>Mot de jour sp\u00e9cial pendant la p\u00e9riode de confinement suite \u00e0 la pand\u00e9mie du COVID-19<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Augustin Trapenard continue sur France Inter, chaque matin \u00e0 neuf heures moins 5, \u00e0 lire une lettre que lui a envoy\u00e9 un \u00e9crivain ou un artiste dans sa chronique&nbsp;: &lt;<a href=\"https:\/\/www.franceinter.fr\/emissions\/lettres-d-interieur-par-augustin-trapenard\"><span style=\"color: #0000ff;\">Lettres d&rsquo;int\u00e9rieur<\/span><\/a>&gt;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Ce sont des perles, des respirations de l&rsquo;\u00e2me, des moments o\u00f9 nous redevenons fiers d&rsquo;appartenir \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce humaine qui si souvent nous d\u00e9sesp\u00e8re.<br><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Jeudi, il a lu<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.franceinter.fr\/emissions\/lettres-d-interieur\/lettres-d-interieur-02-avril-2020\">une lettre de l&rsquo;\u00e9crivain alg\u00e9rien Yasmina Khadra<\/a><\/span> \u00e0 sa m\u00e8re d\u00e9c\u00e9d\u00e9e il y a moins de deux ans.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Paris, le 2 avril 2020.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Ma ch\u00e8re petite maman,<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Depuis quelques jours, je suis confin\u00e9 chez moi \u00e0 cause du coronavirus. L&rsquo;enfermement est devenu une habitude, pour moi. Je sors rarement. Le temps parisien ne se pr\u00eate &nbsp;gu\u00e8re \u00e0 un enfant du Sahara qui ne reconna\u00eet le matin qu&rsquo;\u00e0 sa lumi\u00e8re \u00e9clatante et qui a toujours rang\u00e9 la grisaille du c\u00f4t\u00e9 de la nuit.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Je suis en train de terminer un roman \u2014 le seul que j&rsquo;aurais aim\u00e9 que tu lises, toi qui n&rsquo;as jamais su lire ni \u00e9crire. Un roman qui te ressemble sans te raconter et qui porte en lui le sort qui a \u00e9t\u00e9 le tien.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Je sais combien tu aimais la Hamada o\u00f9 tu adorais traquer la gerboise dans son terrier et martyriser les jujubiers pour quelques mis\u00e9rables fruits. Eh bien, j&rsquo;en parle dans mon livre comme si je cherchais \u00e0 revisiter lieux qui avaient compt\u00e9 pour toi. Je parle des espaces infinis, des barkhanes taciturnes, des regs incandescents et du bruit des cavalcades. Je parle des h\u00e9ros qui furent les tiens, de Kenadsa et de ses po\u00e8tes, des sentiers poussi\u00e9reux jalonn\u00e9s de brigands et des razzias qui d\u00e9peuplaient nos tribus.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">C&rsquo;est toi qui m&rsquo;as donn\u00e9 le courage de m&rsquo;attaquer enfin \u00e0 cette \u00e9pop\u00e9e qui me hante depuis des ann\u00e9es. Je craignais de n&rsquo;avoir pas assez de souffle pour aller au bout de mon texte, mais il a suffi que je pense \u00e0 toi pour que mes peurs s&rsquo;\u00e9miettent comme du biscuit.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Chaque fois que j&#8217;emprunte un chapitre comme on emprunte un passage secret, je per\u00e7ois une pr\u00e9sence pench\u00e9e par-dessus mon \u00e9paule. Je me retourne, et c&rsquo;est toi, ma maman ador\u00e9e, ma petite d\u00e9esse \u00e0 moi. Je te demande comment tu vas, L\u00e0-haut&nbsp;? Tu ne me r\u00e9ponds pas. Tu pr\u00e9f\u00e8res regarder l&rsquo;\u00e9cran de mon ordi en souriant \u00e0 cette \u00e9criture si bien agenc\u00e9e dont tu n&rsquo;as pas les codes. Je sais combien tu aimes les histoires. Tu m&rsquo;en racontais toutes les nuits, autrefois, lorsque le sommeil me boudait. Tu posais ma t\u00eate sur ta cuisse et tu me narrais les contes berb\u00e8res et les contes b\u00e9douins en fourrageant tendrement dans mes cheveux. Et moi, je refusais de m&rsquo;assoupir tant ta voix \u00e9tait belle. Je voulais qu&rsquo;elle ne s&rsquo;arr\u00eate jamais de bercer mon \u00e2me. <strong>Il me semblait, qu&rsquo;\u00e0 nous deux, nous \u00e9tions le monde<\/strong>, que le jour et la nuit ne comptaient pas car nous \u00e9tions aussi le temps.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">C&rsquo;est toi qui m&rsquo;a appris \u00e0 faire d&rsquo;un mot une magie, d&rsquo;une phrase une partition et d&rsquo;un chapitre une saga. C&rsquo;est pour toi, aussi, que j&rsquo;\u00e9cris. Pour que ta voix demeure en moi, pour que ton image temp\u00e8re mes solitudes. Toi qui frisais le nirvana lorsque tu te dressais sur la dune en tendant la main au d\u00e9sert pour en cueillir les mirages&nbsp;; toi qui ne pouvais dissocier un cheval qui galopait au loin d&rsquo;une r\u00e9v\u00e9lation divine, tu te sentirais dans ton \u00e9l\u00e9ment dans ce roman en train de forcir et tu ferais de chacun de mes points d&rsquo;exclamation un point d&rsquo;honneur. Comment oublier l&rsquo;extase qui s&#8217;emparait de toi au souk d\u00e8s qu&rsquo;un troubadour inspir\u00e9 se mettait \u00e0 affabuler en chavirant sur son pi\u00e9destal de fortune&nbsp;?<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Pour toi, comme pour Flaubert \u2014 un roumi qui n&rsquo;\u00e9tait ni gendarme ni soldat, rassure-toi \u2014 tout \u00e9tait vrai. Etaient vraies les l\u00e9gendes d\u00e9cousues, vraie la rumeur abracadabrante, vrai tout ce qui se disait parce que, pour toi, c&rsquo;\u00e9tait cela le pouls de l&rsquo;humanit\u00e9. Quand il m&rsquo;arrive de retourner \u00e0 Oran, je vais souvent m&rsquo;asseoir \u00e0 notre endroit habituel et convoquer nos papotages qui se poursuivaient, nagu\u00e8re, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que tu t&rsquo;endormes comme une enfant.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">C&rsquo;\u00e9tait le bon vieux temps, m\u00eame s&rsquo;il ne remonte qu&rsquo;\u00e0 deux ans \u2014 deux ans interminables comme deux \u00e9ternit\u00e9s. Nous prenions le frais sur la v\u00e9randa, toi, allong\u00e9 sur le banc matelass\u00e9 et moi, t\u00e9tant ma cigarette sur une marche du perron, et nous nous racontions des tas d&rsquo;anecdotes en riant de notre candeur. Tu plissais les yeux pour mieux savourer chaque r\u00e9cit, le menton entre le pouce et l&rsquo;index \u00e0 la mani\u00e8re du Penseur.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Mon Dieu ! Que faire pour retrouver ces moments de gr\u00e2ce&nbsp;? Quelle pri\u00e8re me les rendrait&nbsp;? Mais n&rsquo;est-ce pas dans l&rsquo;ordre des choses que de devoir restituer \u00e0 l&rsquo;existence ce qu&rsquo;elle nous a pr\u00eat\u00e9&nbsp;? On a beau croire que le temps nous appartient, paradoxalement, c&rsquo;est \u00e0 lui que revient la t\u00e2che ingrate de s\u00e9parer \u00e0 jamais ceux qui se ch\u00e9rissent. Ne reste que le souvenir pour se bercer d&rsquo;illusions.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Ma petite maman d&rsquo;amour, depuis que tu es partie, je te vois dans toute grand-m\u00e8re&nbsp;? Qu&rsquo;elles soient blondes, brunes ou noires, il y a quelque chose de toi en chacune d&rsquo;elles. Si ce ne sont pas tes yeux, c&rsquo;est ta bouche&nbsp;; si ce n&rsquo;est pas ton visage, ce sont tes mains&nbsp;; si ce n&rsquo;est pas ta voix, c&rsquo;est ta d\u00e9marche&nbsp;; si ce n&rsquo;est rien de tout \u00e7a, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9motion que tu as toujours suscit\u00e9e en moi.<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Et pourtant, partout o\u00f9 je vais, m\u00eame l\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y a personne, c&rsquo;est toi que je vois me faire des signes au fond des horizons. Tant\u00f4t \u00e9toile filante dans le ciel soudain triste que tu lui fausses compagnie, tant\u00f4t \u00eele de mes r\u00eaves au milieu d&rsquo;un oc\u00e9an de tendresse aussi limpide que ton c\u0153ur, tu demeures mon aurore bor\u00e9ale \u00e0 moi. Si je devais un jour te rejoindre, maman, je voudrais qu&rsquo;il y ait une part de nous deux dans tout ce qui nous survivrait. Puisque seul l&rsquo;amour sait nous raconter \u00e0 ceux qui savent \u00e9couter.&nbsp;\u00bb<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Yasmina Khadra<br><\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Yasmina_Khadra\"><span style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Wikipedia<\/span><\/span><\/a><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\"> nous apprend que : <\/span><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\"><strong>Yasmina Khadra<\/strong> est le nom de plume de l&rsquo;\u00e9crivain alg\u00e9rien Mohammed Moulessehoul n\u00e9 le 10 janvier 1955 dans le Sahara.<br><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Son p\u00e8re ancien officier de l&rsquo;arm\u00e9e alg\u00e9rienne, l&rsquo;envoie \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 9 ans \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole des cadets de la R\u00e9volution afin de le former au grade d&rsquo;officier. \u00c0 23 ans, il sort sous-lieutenant de l&rsquo;Acad\u00e9mie militaire, avant de servir comme officier dans l&rsquo;arm\u00e9e alg\u00e9rienne pendant vingt-cinq ans. Durant la guerre civile alg\u00e9rienne, dans les ann\u00e9es 1990, il est l&rsquo;un des principaux responsables de la lutte contre l&rsquo;AIS puis le GIA, en particulier en Oranie. Il atteint le grade de commandant.<br><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il fait valoir ses droits \u00e0 la retraite et quitte l&rsquo;arm\u00e9e alg\u00e9rienne en 2000 pour se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture.<br><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">\u00c0 18 ans, Mohammed Moulessehoul finit son premier recueil de nouvelles qui est publi\u00e9 onze ans apr\u00e8s, en 1984. Il publie 3 recueils de nouvelles et 3 romans sous son propre nom de 1984 \u00e0 1989 et obtient plusieurs prix litt\u00e9raires, parmi lesquels celui du Fonds international pour la promotion de la culture (de l&rsquo;UNESCO) en 1993. Pour \u00e9chapper au Comit\u00e9 de censure militaire, institu\u00e9 en 1988, il opte pour la clandestinit\u00e9 et publie son roman \u00ab<strong>Le Dingue au bistouri<\/strong>\u00bb. Il \u00e9crit pendant onze ans sous diff\u00e9rents pseudonymes et collabore \u00e0 plusieurs journaux alg\u00e9riens et \u00e9trangers pour d\u00e9fendre les \u00e9crivains alg\u00e9riens. En 1997 para\u00eet en France, chez l&rsquo;\u00e9diteur parisien Baleine, \u00ab <strong>Morituri<\/strong>&nbsp;\u00bb qui le r\u00e9v\u00e8le au grand public, sous le pseudonyme Yasmina Khadra.<br><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il opte d\u00e9finitivement pour ce pseudonyme, qui sont les deux pr\u00e9noms de son \u00e9pouse, laquelle en porte un troisi\u00e8me, Amel en hommage \u00e0 Amel Eldjaza\u00efri, petite-fille de l&rsquo;Emir Abdelkader. En r\u00e9alit\u00e9, sa femme s&rsquo;appelle Yamina et c&rsquo;est son \u00e9diteur qui a rajout\u00e9 un \u00ab s \u00bb, pensant corriger une erreur. Mohammed Moulessehoul explique ce choix :<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Mon \u00e9pouse m&rsquo;a soutenu et m&rsquo;a permis de surmonter toutes les \u00e9preuves qui ont jalonn\u00e9 ma vie. En portant ses pr\u00e9noms comme des lauriers, c&rsquo;est ma fa\u00e7on de lui rester redevable. Sans elle, j&rsquo;aurais abandonn\u00e9. C&rsquo;est elle qui m&rsquo;a donn\u00e9 le courage de transgresser les interdits. Lorsque je lui ai parl\u00e9 de la censure militaire, elle s&rsquo;est port\u00e9e volontaire pour signer \u00e0 ma place mes contrats d&rsquo;\u00e9dition et m&rsquo;a dit cette phrase qui restera biblique pour moi : \u00ab\u00a0<strong>Tu m&rsquo;as donn\u00e9 ton nom pour la vie. Je te donne le mien pour la post\u00e9rit\u00e9<\/strong>\u00ab\u00a0. \u00bb<br><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Dans un monde aussi conservateur que le monde arabo-musulman, porter un pseudonyme f\u00e9minin, pour un homme, est une v\u00e9ritable r\u00e9volution. Yasmina Khadra n&rsquo;est pas seulement un nom de romancier, il est aussi un engagement ind\u00e9fectible pour l&rsquo;\u00e9mancipation de la femme musulmane. Il dit \u00e0 ce propos :<br><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Le malheur d\u00e9ploie sa patrie l\u00e0 o\u00f9 la femme est bafou\u00e9e. \u00bb<br><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">En 2000, il part au Mexique avec sa femme et ses enfants pour s&rsquo;installer par la suite en France en 2001. Cette m\u00eame ann\u00e9e il r\u00e9v\u00e8le sa v\u00e9ritable identit\u00e9 avec la parution de son roman autobiographique \u00ab<strong>L&rsquo;\u00c9crivain<\/strong>.\u00bb<br><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">&lt;<a href=\"https:\/\/www.lisez.com\/auteur\/yasmina-khadra\/33820\"><span style=\"color: #0000ff;\">Une page qui renvoie vers les livres de Yasmina Khadra<\/span><\/a><span style=\"color: #0000ff;\">&gt;<\/span><br><\/span><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide\" style=\"grid-template-columns:51% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"392\" height=\"330\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/040220_0858_Samedi4avri1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8453\" srcset=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/040220_0858_Samedi4avri1.jpg 392w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/040220_0858_Samedi4avri1-300x253.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 392px) 100vw, 392px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab \u00c9coute ton c\u0153ur. Il est le seul \u00e0 te parler de toi-m\u00eame, le seul \u00e0 d\u00e9tenir la v\u00e9rit\u00e9 vraie. <br>Sa raison est plus forte que toutes les raisons du monde. <br>Fais-lui confiance, laisse-le guider tes pas. <br>Et surtout n&rsquo;aie pas peur.&nbsp;\u00bb<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\"><em>Yasmina Khadra, Les Hirondelles de Kaboul (2002)<\/em><\/span><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><span style=\"color: #800000; font-family: Arial;\"> &lt;1387&gt; <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Puisque seul l&rsquo;amour sait nous raconter \u00e0 ceux qui savent \u00e9couter. \u00bb Yasmina Khadra Mot de jour sp\u00e9cial pendant la p\u00e9riode de confinement suite \u00e0 la pand\u00e9mie du COVID-19 Augustin Trapenard continue sur France Inter, chaque matin \u00e0 neuf<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[9,126],"class_list":["post-8454","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-litterature","tag-pandemie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8454","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8454"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8454\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8473,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8454\/revisions\/8473"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8454"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8454"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8454"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}