{"id":8432,"date":"2020-03-31T02:13:28","date_gmt":"2020-03-31T00:13:28","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=8432"},"modified":"2020-03-30T19:23:54","modified_gmt":"2020-03-30T17:23:54","slug":"mardi-31-mars-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=8432","title":{"rendered":"Mardi 31 mars  2020"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\u00ab\u00a0C&rsquo;est au moment o\u00f9 on l\u00e2che, o\u00f9 on assume le rien, qu&rsquo;on va aller puiser au c\u0153ur de soi, et qu&rsquo;on va pouvoir le transformer. Ennuyons-nous !\u00a0\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">Odile Chabrillac<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Tout le monde n&rsquo;est pas \u00e9gal devant ce confinement qui nous est impos\u00e9 et qu&rsquo;heureusement, le plus grand nombre accepte.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/033020_1713_Mardi31mars1-2.png\" alt=\"\" width=\"321\" height=\"451\" align=\"left\" \/><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il en est qui sont en confinement mais aussi en t\u00e9l\u00e9travail avec des responsables qui ne comprennent rien au temps pr\u00e9sent et qui les harc\u00e8lent par des demandes de rendez vous vid\u00e9o r\u00e9p\u00e9titifs et trop longs. A cela s&rsquo;ajoute peut \u00eatre des enfants \u00e0 occuper, \u00e0 enseigner, \u00e0 nourrir\u2026<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il se peut aussi que des tensions apparaissent entre les occupants du lieu de confinement.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et lorsque le chat commence \u00e0 grimper aux rideaux le comble de la patience est d\u00e9pass\u00e9e. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il en est aussi qui sont dans des lieux de confinement trop \u00e9troits pour le nombre de pr\u00e9sents, c&rsquo;est alors tr\u00e8s difficile.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Mais pour d&rsquo;autres qui sont davantage sans occupation pr\u00e9cise, le risque est rapidement d&rsquo;\u00eatre totalement d\u00e9pass\u00e9 par l&rsquo;ensemble des activit\u00e9s propos\u00e9es par de nombreuses personnes<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Marianne nous a fait parvenir une <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=-ibKeIdVatI\">&lt;petite vid\u00e9o&gt;<\/a><\/span> dans laquelle un homme confin\u00e9, cherche \u00e0 trouver avec un ami, un moment pendant lequel ils pourront \u00e9changer plus longuement. Il s&rsquo;aper\u00e7oit rapidement qu&rsquo;il n&rsquo;a plus aucun cr\u00e9neau disponible, tant son emploi du temps du confinement est rempli.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Surtout ne pas s&rsquo;ennuyer\u00a0!<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Pas un moment de vide ! Un moment sans divertissement.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Le Point a publi\u00e9 un entretien, le 29 mars, avec Odile Chabrillac qui est psychologue et naturopathe\u00a0: &lt;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/societe\/confinement-odile-chabrillac-ennuyons-nous-29-03-2020-2369242_23.php\">Tuer l&rsquo;ennui, quelle dr\u00f4le d&rsquo;id\u00e9e !<\/a> <\/span>&gt;<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">L&rsquo;article recommence par un rappel des Pens\u00e9es de Pascal\u00a0:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Rien n&rsquo;est plus insupportable \u00e0 l&rsquo;homme que d&rsquo;\u00eatre dans un plein repos, relevait Pascal, sans passion, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son n\u00e9ant, son abandon, son insuffisance, sa d\u00e9pendance, son impuissance, son vide. Incontinent, il sortira du fond de son \u00e2me l&rsquo;ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le d\u00e9pit, le d\u00e9sespoir. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Odile Chabrillac a publi\u00e9 un &lt;<a href=\"https:\/\/livre.fnac.com\/a3628481\/Odile-Chabrillac-Petit-eloge-de-l-ennui\"><span style=\"color: #0000ff;\">Petit \u00c9loge de l&rsquo;ennu<\/span>i<\/a>&gt; (\u00c9ditions Jouvence, 2011).<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Elle explique d&rsquo;abord \u00ab\u00a0<strong>l&rsquo;ennui\u00a0<\/strong>\u00bb\u00a0:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab\u00a0 L&rsquo;ennui est un sentiment extr\u00eamement d\u00e9sagr\u00e9able auquel on r\u00e9siste, presque physiquement. Il y a quelque chose en nous qui a tr\u00e8s peur de cet espace de vacuit\u00e9 parce qu&rsquo;il nous fait penser \u00e0 la d\u00e9pression, \u00e0 la mort. Alors, on met en place des strat\u00e9gies d&rsquo;\u00e9vitement, de divertissement \u2013 au sens pascalien du terme \u2013, on s&rsquo;agite tous azimuts pour ne surtout pas en arriver l\u00e0.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Or, pr\u00e9cis\u00e9ment, <strong>c&rsquo;est au moment o\u00f9 on l\u00e2che, o\u00f9 on assume le rien, qu&rsquo;on va aller puiser au c\u0153ur de soi, et qu&rsquo;on va pouvoir le transformer<\/strong>. <strong>Ennuyons-nous !<\/strong><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">C&rsquo;est dans cet espace vide laiss\u00e9 par l&rsquo;ennui que se trouvent l&rsquo;essence, la s\u00e8ve, le potentiel de joie, de cr\u00e9ativit\u00e9, d&rsquo;invention. C&rsquo;est la diff\u00e9rence entre le vide vide et le vide plein. Mais \u00e9videmment, avant d&rsquo;en arriver l\u00e0, il est n\u00e9cessaire de passer par cette phase tr\u00e8s m\u00e9lancolique, quasi d\u00e9pressive, cette phase qui nous rappelle irr\u00e9m\u00e9diablement les dimanches apr\u00e8s-midi de notre enfance, lorsqu&rsquo;on n&rsquo;avait personne avec qui jouer et que l&rsquo;on passait des heures \u00e0 attendre que quelque chose se passe, que les adultes sortent de table ou prennent notre d\u00e9s\u0153uvrement en compte. Ces apr\u00e8s-midi d&rsquo;enfance o\u00f9 le temps semblait s&rsquo;\u00e9tirer ind\u00e9finiment\u2026\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Alors bien s\u00fbr, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un apr\u00e8s-midi de l&rsquo;enfance, mais d&rsquo;une p\u00e9riode de confinement longue dont nous ignorons pour l&rsquo;instant la sortie\u00a0:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab\u00a0L&rsquo;absence de perspective vient en effet majorer le d\u00e9sagr\u00e9ment int\u00e9rieur. Non seulement on se retrouve dans une situation qu&rsquo;on n&rsquo;a pas l&rsquo;habitude de g\u00e9rer, mais surtout on ne sait pas pour combien de temps. C&rsquo;est comme une maladie : il faut s&rsquo;en remettre \u00e0 plus grand que soi, ce qui, on le sait, n&rsquo;est pas le fort des humains, qui ont tendance \u00e0 vouloir tout contr\u00f4ler. On se doute bien que la p\u00e9riode engendrera de grandes transformations, autant du point de vue collectif que personnel. Mais que d&rsquo;incertitudes \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e ! Cela rajoute beaucoup d&rsquo;angoisse \u00e0 l&rsquo;ennui. C&rsquo;est comme rouler avec le frein \u00e0 main au plancher, c&rsquo;est co\u00fbteux en \u00e9nergie. Comme apr\u00e8s tout traumatisme, notre cerveau est en train de se reconfigurer. Il se r\u00e9initialise en quelque sorte. Je pense que c&rsquo;est pour cela que chacun se sent \u00e9tonnamment \u00e9puis\u00e9 en se couchant le soir. Certains de mes patients me d\u00e9crivent une fatigue compl\u00e8tement disproportionn\u00e9e par rapport \u00e0 leur baisse d&rsquo;activit\u00e9. C&rsquo;est bien que le cerveau est en train de turbiner. Il doute, angoisse, cherche des d\u00e9rivatifs, de quoi remplir le vide, ne se satisfait pas, recommence, puis abandonne. Lessiv\u00e9.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/033020_1713_Mardi31mars2-2.jpg\" alt=\"\" width=\"190\" height=\"271\" align=\"left\" \/><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Mais nous sommes sollicit\u00e9s de toute part pour ne pas nous ennuyer, remplir le silence, remplir l&rsquo;attente, de dizaines de choses \u00e0 faire, partager, lire, regarder, agir.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">D&rsquo;ailleurs lire, pendant cette p\u00e9riode n&rsquo;est pas si simple\u00a0: \u00ab\u00a0 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/psychologie-pourquoi-je-narrive-pas-lire-de-roman-pendant-le-confinement\">Pourquoi je n&rsquo;arrive pas \u00e0 lire de roman pendant le confinement<\/a>.\u00a0<\/span>\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab\u00a0D\u00e8s lors qu&rsquo;on se rend compte que les distractions sont paradoxalement trop nombreuses, qu&rsquo;on ne sait plus o\u00f9 donner de la t\u00eate, c&rsquo;est qu&rsquo;on est sur la bonne voie. On peut s&rsquo;adonner plusieurs jours d&rsquo;affil\u00e9e \u00e0 la compulsion visuelle, se noyer dans les \u00e9crans et se nourrir d&rsquo;images, mais cela ne peut pas tenir sur la dur\u00e9e. Le jour o\u00f9, lass\u00e9, on \u00e9teint la t\u00e9l\u00e9vision ou on supprime la vid\u00e9o que l&rsquo;on vient de recevoir sans y avoir jet\u00e9 un \u0153il, l\u00e0, le vide devient int\u00e9ressant. Angoissant, je suis tout \u00e0 fait lucide l\u00e0-dessus, voire fragilisant pour certaines personnes \u2013 il faut une structure psychique forte pour r\u00e9sister \u2013 mais c&rsquo;est l\u00e0 que l&rsquo;imagination va s&rsquo;\u00e9panouir.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Accepter le rien, grandir dans le retour sur soi.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Le mot du jour du &lt;<a href=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=7249\"><span style=\"color: #0000ff;\">3 octobre 2019<\/span><\/a>&gt; donnait la parole au docteur Richard B\u00e9liveau \u00ab <strong>Malheureusement, pour beaucoup de gens, la seule fois dans leur vie o\u00f9 ils seront face \u00e0 eux-m\u00eames, c&rsquo;est au moment de mourir<\/strong>. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab\u00a0Affectivement, \u00e9motionnellement, cet enfermement peut en effet s&rsquo;av\u00e9rer tr\u00e8s difficile \u00e0 vivre. Je connais plein de gens qui n&rsquo;auront jamais pass\u00e9 autant de temps avec leur femme, leur mari, leur famille, leurs enfants. C&rsquo;est une bombe atomique en puissance ! Je pense qu&rsquo;on est en train de vivre une v\u00e9ritable initiation collective. C&rsquo;est mon interpr\u00e9tation, mais le monde occidental est aujourd&rsquo;hui confront\u00e9 de plein fouet \u00e0 son plus grand tabou : la mort. Pour la regarder collectivement droit dans les yeux, <strong>il faut l&rsquo;exp\u00e9rimenter chacun symboliquement, en acceptant le rien<\/strong>. Cela permet l&rsquo;invention, on dirait, de nouveaux rituels collectifs. C&rsquo;est assez fascinant \u00e0 analyser. \u00a0\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">L&rsquo;ennui qui devrait aussi permettre de se rendre compte que l&rsquo;on peut vivre avec moins\u00a0:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab\u00a0C&rsquo;est l&rsquo;une de ses grandes vertus, en effet. On va r\u00e9aliser que le vide, le silence, le fait de ne rien pr\u00e9voir, n&rsquo;est pas mortel. Mieux encore, que le renoncement, le d\u00e9pouillement, a du bon. [\u2026] Ne vous inqui\u00e9tez pas, les gens se mettent la pression au d\u00e9but, rangent tous leurs placards, font du tri, se mettent \u00e0 lire Proust, mais \u00e7a ne peut pas tenir sur la dur\u00e9e. \u00c0 partir de maintenant, nous allons entrer dans une phase de l\u00e2cher-prise et de renoncement. Certains en sortiront peut-\u00eatre des \u0153uvres de g\u00e9nie [qu&rsquo;ils \u00e9criront comme les invite D&rsquo;Ormesson] d&rsquo;autres non. L&rsquo;important, c&rsquo;est la transformation collective que nous allons observer \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e. Mais en attendant, il faut traverser !\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Un autre article du Point revient sur ce rejet de l&rsquo;occupation \u00e0 tout prix\u00a0: &lt;<a href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/editos-du-point\/michel-richard\/richard-arretez-avec-vos-conseils-de-lecture-de-musique-ou-de-visite-29-03-2020-2369188_54.php\"><span style=\"color: #0000ff;\">Michel Richard \u2013 Arr\u00eatez avec vos conseils de lecture, de musique ou de visite !<\/span><\/a><span style=\"color: #0000ff;\">&gt;<\/span>.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Michel Richard \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Nous croulons sous leurs propositions pour occuper notre vie recluse. Ils nous gavent et ne comprennent pas que le temps nous manque.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Nous avons compris\u00a0: <strong>Ennuyons nous\u00a0!<\/strong><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">&lt;<span style=\"color: maroon;\">1383&gt;<\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est au moment o\u00f9 on l\u00e2che, o\u00f9 on assume le rien, qu&rsquo;on va aller puiser au c\u0153ur de soi, et qu&rsquo;on va pouvoir le transformer. Ennuyons-nous !\u00a0\u00bb Odile Chabrillac Tout le monde n&rsquo;est pas \u00e9gal devant ce confinement qui nous<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[126,6,13],"class_list":["post-8432","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-pandemie","tag-philosophie","tag-sante"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8432","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8432"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8432\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8441,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8432\/revisions\/8441"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8432"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8432"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8432"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}