{"id":6625,"date":"2019-04-26T02:04:38","date_gmt":"2019-04-26T00:04:38","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=6625"},"modified":"2020-11-15T16:38:17","modified_gmt":"2020-11-15T15:38:17","slug":"vendredi-24-avril-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=6625","title":{"rendered":"Vendredi 26 avril 2019"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\t\u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9criture donne du sens \u00e0 l\u2019incoh\u00e9rence&nbsp;&nbsp;\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">\tBoris Cyrulnik<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Vendredi j&rsquo;avais \u00e9voqu\u00e9 un livre de Boris Cyrulnik publi\u00e9 en 2004&nbsp;: \u00ab&nbsp;<\/span><span style=\"font-family: Arial; color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.odilejacob.fr\/catalogue\/psychologie\/resilience\/parler-d-amour-au-bord-du-gouffre_9782738115560.php\">Parler d&rsquo;amour au bord du gouffre&nbsp;<\/a><\/span><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">\u00bb pour en tirer une histoire qu&rsquo;il a racont\u00e9e et arriver \u00e0 ce d\u00e9sir : \u00ab&nbsp;<strong>Avoir une cath\u00e9drale dans la t\u00eate<\/strong>&nbsp;\u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Ce neuropsychiatre qui a v\u00e9cu des traumatismes terribles dans son enfance et qui en a tir\u00e9 l&rsquo;exp\u00e9rience de la r\u00e9silience vient d&rsquo;\u00e9crire un nouveau livre au titre \u00e9trange et merveilleusement beau&nbsp;: \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.odilejacob.fr\/catalogue\/psychologie\/resilience\/la-nuit-j-ecrirai-des-soleils_9782738148285.php\"><span style=\"color: #0000ff;\">La nuit, j&rsquo;\u00e9crirai des soleils&nbsp;<\/span><\/a>\u00bb o\u00f9 il parle du besoin d&rsquo;\u00e9crire pour surmonter les traumatismes, les crises, les difficult\u00e9s. C&rsquo;est un livre qui lie la r\u00e9silience et la litt\u00e9rature.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/042519_1950_Vendredi24a1.jpg\" alt=\"\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Je l&rsquo;ai d&rsquo;abord entendu parler ce livre parce qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 l&rsquo;invit\u00e9 d&rsquo;Ali Badou <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.franceinter.fr\/emissions\/l-invite-d-ali-baddou\/l-invite-d-ali-baddou-12-avril-2019\">&lt;le 12 avril 2019&gt;<\/a><\/span>.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il avait notamment r\u00e9v\u00e9l\u00e9 lors de cette \u00e9mission<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\"><em>\u00ab&nbsp;<\/em>Nous avons constat\u00e9 que parmi les cr\u00e9atifs, il y avait un nombre anormalement \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;orphelins<em>. <\/em>Nous nous sommes demand\u00e9s quel rapport il pouvait y avoir entre l&rsquo;orphelinage et la cr\u00e9ativit\u00e9 dans toutes ses formes. Parce que probablement, l&rsquo;identit\u00e9 n&rsquo;est plus contrainte. Comme disait Jean-Paul Sartre, &lsquo;n&rsquo;ayant pas eu de p\u00e8re, j&rsquo;avais toutes les libert\u00e9s&rsquo;, donc c&rsquo;est une nouvelle mani\u00e8re de poser le probl\u00e8me psychologique apr\u00e8s un trauma<em>\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et j&rsquo;ai lu son entretien au magazine du journal le Progr\u00e8s&nbsp;: \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.femina.fr\/article\/boris-cyrulnik-l-ecriture-donne-du-sens-a-l-incoherence\"><span style=\"color: #0000ff;\">F\u00e9mina<\/span><\/a>&nbsp;\u00bb dont j&rsquo;ai aim\u00e9 particuli\u00e8rement le titre que j&rsquo;ai repris comme exergue de ce mot du jour&nbsp;: \u00ab&nbsp;<strong>L&rsquo;\u00e9criture donne du sens \u00e0 l&rsquo;incoh\u00e9rence<\/strong>&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">J&rsquo;ai aim\u00e9 ce titre, je crois que je comprends intimement sa r\u00e9alit\u00e9. Pour Boris Cyrulnik partager sa souffrance ne suffit pas \u00e0 diminuer l&rsquo;impact de la blessure, il faut aussi en devenir acteur. Ce que permet l&rsquo;\u00e9criture.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Boris Cyrulnik dit par exemple&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Donald Winnicott nous a appris qu&rsquo;un enfant qui ne sait pas parler peut trouver dans le dessin la force de dire ce qu&rsquo;il ne peut exprimer. La recherche a montr\u00e9 depuis que beaucoup d&rsquo;enfants en difficult\u00e9 d\u00e9ployaient \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge scolaire une v\u00e9ritable fi\u00e8vre de l&rsquo;\u00e9criture. En m&rsquo;int\u00e9ressant \u00e0 l&rsquo;origine du besoin d&rsquo;\u00e9crire, j&rsquo;ai d\u00e9couvert que sur les trente-cinq \u00e9crivains les plus c\u00e9l\u00e8bres du xixe si\u00e8cle, dix-sept sont des orphelins ou des enfants abandonn\u00e9s. Prenons aussi l&rsquo;exemple des soldats engag\u00e9s dans un conflit arm\u00e9. Ceux qui peuvent \u00e9crire ce qu&rsquo;ils ont v\u00e9cu pr\u00e9sentent peu de syndromes post-traumatiques de retour chez eux au regard de ceux qui n&rsquo;ont pu en parler ou s&rsquo;exprimer.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Gr\u00e2ce aux techniques modernes de la neuro-imagerie, il est possible aujourd&rsquo;hui de voir la r\u00e9action et l&rsquo;\u00e9volution d&rsquo;un cerveau. Et cela permet notamment d&rsquo;examiner le cerveau de ceux qui ont subi des chocs affectifs ou des traumatismes&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;La neuro-imagerie r\u00e9v\u00e8le de graves l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales chez les b\u00e9b\u00e9s en carence affective et sensorielle. Elle montre aussi que, d\u00e8s qu&rsquo;ils sont en contact avec une famille d&rsquo;accueil aimante, les circuits neuronaux sont \u00e0 nouveau \u00ab r\u00e9chauff\u00e9s \u00bb, mais que ce n&rsquo;est pas suffisant. Ces enfants-l\u00e0 gardent la trace de la privation pass\u00e9e et acqui\u00e8rent une grande vuln\u00e9rabilit\u00e9 neuro-\u00e9motionnelle qui les expose \u00e0 la d\u00e9pression, au passage \u00e0 l&rsquo;acte (suicide, d\u00e9linquance) ou bien \u00e0 une forme intense de r\u00eaverie qui les coupe du r\u00e9el. Ceux qui retrouvent go\u00fbt \u00e0 l&rsquo;existence sont ceux qui parviennent \u00e0 faire \u00ab quelque chose \u00bb de leur malheur pass\u00e9. Cela s&rsquo;explique tr\u00e8s bien sur le plan c\u00e9r\u00e9bral. Les neurones pr\u00e9frontaux \u2013 qui ont pour fonction d&rsquo;anticiper un sc\u00e9nario et de freiner les r\u00e9actions de l&rsquo;amygdale rhinenc\u00e9phalique, socle neurologique des \u00e9motions insupportables \u2013 sont alors stimul\u00e9s. Ils peuvent \u00e0 nouveau jouer leur r\u00f4le de r\u00e9gulation \u00e9motionnelle.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;intervient l&rsquo;\u00e9criture&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Elle permet d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;horreur du r\u00e9el qui fait disjoncter le cerveau, de ne pas rester prisonnier du contexte et de ne pas tomber dans la jouissance imm\u00e9diate que procure, par exemple, la drogue. En sublimant la souffrance, en la transformant en \u0153uvre d&rsquo;art, l&rsquo;\u00e9criture donne du sens \u00e0 l&rsquo;incoh\u00e9rence, au chaos, comble le gouffre de la perte (dans le cas de la mort d&rsquo;un enfant, par exemple, comme chez Victor Hugo) et cr\u00e9e un sentiment d&rsquo;existence. De simple t\u00e9moin impuissant, l&rsquo;auteur devient cr\u00e9ateur de ce qu&rsquo;il raconte.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il explique savamment ce que mon intuition m&rsquo;a fait d\u00e9couvrir&nbsp;: la force de l&rsquo;\u00e9crit par rapport \u00e0 la parole&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Quand un mot parl\u00e9 est une interaction avec un interlocuteur r\u00e9el qui r\u00e9agit \u00e0 notre discours et l&rsquo;influence (soupirs, mimiques, relances\u2026), le mot \u00e9crit nous fait plonger dans l&rsquo;imagination et l&rsquo;introspection puisque nous nous adressons \u00e0 un ami invisible.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">La po\u00e9sie et la musique des mots, leur r\u00e9sonance affective, cassent aussi le langage logique et mettent en place une langue irrationnelle, qui dit la v\u00e9rit\u00e9 du monde le plus intime.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Les mots \u00e9crits poss\u00e8dent enfin un pouvoir de mise \u00e0 distance et de \u00ab m\u00e9tabolisation \u00bb plus important. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;acte de parler qui apaise, c&rsquo;est le travail de recherche des mots, des images, l&rsquo;agencement des id\u00e9es, qui entra\u00eene \u00e0 la r\u00e9gulation des \u00e9motions. Cela explique pourquoi ceux qui souffrent peuvent \u00e9crire des po\u00e8mes, des chansons, des essais, des romans o\u00f9 ils expriment leurs souffrances alors qu&rsquo;ils sont incapables d&rsquo;en parler en face \u00e0 face.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il explique le sens de ce titre \u00e9nigmatique&nbsp;: \u00ab&nbsp; <strong>La nuit, j&rsquo;\u00e9crirai des soleils ?<\/strong>&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">C&rsquo;est dans le noir que l&rsquo;on esp\u00e8re la lumi\u00e8re, c&rsquo;est dans la nuit que l&rsquo;on \u00e9crit des soleils\u2026 Jean Genet commettait des vols pour aller en prison et se contraindre \u00e0 \u00e9crire. Rimbaud s&rsquo;isolait dans les latrines. Eux qui avaient tant besoin d&rsquo;affection s&rsquo;en privaient volontairement pour stimuler leur cr\u00e9ativit\u00e9 ! L&rsquo;\u00e9criture op\u00e8re comme une sorte de ph\u00e9nom\u00e8ne compensatoire, comme les enfants aveugles qui d\u00e9veloppent leur ou\u00efe. Quand il y a d\u00e9ficit de perceptions, l&rsquo;imagination flambe et emp\u00eache l&rsquo;agonie psychique. Fort heureusement, de nombreux auteurs (Pierre de Ronsard, Jacques Pr\u00e9vert\u2026) parviennent \u00e0 \u00e9crire lorsqu&rsquo;ils sont heureux. Il ne s&rsquo;agit alors plus de combler un manque mais de jouer avec les mots, les id\u00e9es, les repr\u00e9sentations. Quel plaisir pour le lecteur !<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il rappelle aussi son enfance meurtrie et la relation particuli\u00e8re qu&rsquo;il a d\u00e9velopp\u00e9 avec l&rsquo;\u00e9criture&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;[L&rsquo;\u00e9criture] m&rsquo;a sauv\u00e9 en me permettant de sortir du silence et de me r\u00e9approprier mon histoire. Ayant \u00e9chapp\u00e9 de justesse \u00e0 une rafle \u00e0 6 ans, pendant la guerre, on m&rsquo;a dit que j&rsquo;allais mourir si je parlais.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">A la Lib\u00e9ration, on ne m&rsquo;a pas cru, on m&rsquo;a fait taire, on m&rsquo;a expliqu\u00e9 que mes parents avaient d\u00fb commettre de grands crimes pour \u00eatre d\u00e9port\u00e9s et subir de telles souffrances et, m\u00eame, on a ri de mon trauma.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Puisque je ne pouvais m&rsquo;exprimer, je me suis r\u00e9fugi\u00e9 dans la r\u00eaverie et la lecture. Pendant quarante ans, ma vie a \u00e9t\u00e9 muette, jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 je me suis d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 \u00e9crire\u2026 En achevant cet essai, je ne vois plus mon enfance de la m\u00eame mani\u00e8re. Je me suis plong\u00e9 dans les archives, je suis retourn\u00e9 sur les lieux qui m&rsquo;ont marqu\u00e9, j&rsquo;ai \u00e9chang\u00e9 avec d&rsquo;autres personnes\u2026 J&rsquo;ai aujourd&rsquo;hui l&rsquo;impression de l&rsquo;enfance d&rsquo;un autre, int\u00e9ressante et d\u00e9tach\u00e9e. Le travail de l&rsquo;\u00e9criture a modifi\u00e9 ma m\u00e9moire. Je ne suis plus traumatis\u00e9 en la racontant. Et je ressens toujours un profond bonheur quand mon r\u00e9cit r\u00e9sonne pour le lecteur : \u00ab Cela me fait penser \u00e0 moi. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et il finit son entretien par cet appel \u00e0 trouver son moyen d&rsquo;expression, car tout le monde n&rsquo;est pas capable d&rsquo;\u00e9crire. Il en cite de nombreux&nbsp;: la musique, la peinture, la danse, le th\u00e9\u00e2tre, la vid\u00e9o, le slam, la bande dessin\u00e9e, l&rsquo;engagement associatif, une cause humanitaire\u2026.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Une \u00ab cr\u00e9ation \u00bb qui donne sens. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Je vous conseille, si vous ne l&rsquo;avez pas encore vu, de regarder ce bel et profond entretien qu&rsquo;il accorde \u00e0 Fran\u00e7ois Busnel dans \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=B82Ecgjo-pw\"><span style=\"color: #0000ff;\">La Grande Librairie&nbsp;<\/span><\/a>\u00bb du 11 avril 2019. Il parle de son enfance fracass\u00e9e, des grands auteurs qui on tous v\u00e9cu un traumatisme, des \u00e9tapes de la r\u00e9silience. Il parvient \u00e0 faire se rejoindre la science et la po\u00e9sie.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: maroon; font-family: Arial;\">&lt;1232&gt;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9criture donne du sens \u00e0 l\u2019incoh\u00e9rence&nbsp;&nbsp;\u00bb Boris Cyrulnik Vendredi j&rsquo;avais \u00e9voqu\u00e9 un livre de Boris Cyrulnik publi\u00e9 en 2004&nbsp;: \u00ab&nbsp;Parler d&rsquo;amour au bord du gouffre&nbsp;\u00bb pour en tirer une histoire qu&rsquo;il a racont\u00e9e et arriver \u00e0 ce d\u00e9sir : \u00ab&nbsp;Avoir<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[54,9,13],"class_list":["post-6625","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-humanisme","tag-litterature","tag-sante"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6625","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6625"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6625\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10108,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6625\/revisions\/10108"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6625"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6625"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6625"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}