{"id":5826,"date":"2018-11-29T02:12:29","date_gmt":"2018-11-29T01:12:29","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=5826"},"modified":"2021-09-26T13:39:44","modified_gmt":"2021-09-26T11:39:44","slug":"jeudi-29-novembre-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=5826","title":{"rendered":"Jeudi 29 novembre 2018"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\t\u00abIl y avait partout des r\u00e9fugi\u00e9s. Comme si le monde entier devait se d\u00e9placer ou attendait de le faire\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">\tHomer Folks, le directeur du bureau des affaires civiles de la Croix Rouge (1)<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">L&rsquo;actualit\u00e9 r\u00e9cente parle beaucoup des r\u00e9fugi\u00e9s, mais il faut savoir que la Premi\u00e8re Guerre mondiale avait engendr\u00e9 des d\u00e9placements de population d&rsquo;une ampleur sans pr\u00e9c\u00e9dent, de plus de 12 000 000 de civils. La seconde guerre mondiale fera encore pire (pr\u00e8s de 60 000 000).<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lhistoire.fr\/sites\/lhistoire.fr\/files\/article_web_field_image_portrait\/R%C3%A9fugi%C3%A9s premiere Guerre mondiale.PNG\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/082019_1137_LundiXXjuil1.png\" alt=\"\" border=\"0\" align=\"left\"><\/a><span style=\"color: #777777; font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">La cr\u00e9ation d&rsquo;Etats-Nation dans lesquels apparaissait des minorit\u00e9s, le nouveau trac\u00e9 des fronti\u00e8res, les conflits qui perduraient ont jet\u00e9 sur les routes des foules de r\u00e9fugi\u00e9s. Parmi les plus importants il y a eu des transferts de population entre la Gr\u00e8ce et la Turquie, l&rsquo;arriv\u00e9e de Russes blancs, d&rsquo;Arm\u00e9niens dans les pays d&rsquo;Europe occidentale, le d\u00e9part d&rsquo;Allemands de territoires germains int\u00e9gr\u00e9s au nouvel \u00c9tat polonais.<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">L&rsquo;historien \u00ab <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bruno_Cabanes\"><span style=\"color: blue; text-decoration: underline;\">Bruno Cabanes <\/span><\/a>\u00bb a \u00e9crit un article dans la revue \u00ab L&rsquo;Histoire \u00bb consacr\u00e9 \u00e0 la Grande guerre. Article qui a pour titre : \u00ab<a href=\"https:\/\/www.lhistoire.fr\/r%C3%A9fugi%C3%A9s%C2%A0-la-catastrophe-humanitaire\"><span style=\"color: blue; text-decoration: underline;\">R\u00e9fugi\u00e9s : La catastrophe humanitaire <\/span><\/a>\u00bb<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000;\"><span style=\"font-family: Arial;\">\u00ab \u00ab Il y avait des r\u00e9fugi\u00e9s dans toute l&rsquo;Europe. Pendant cinq ans, c&rsquo;est comme si presque tout le monde devait partir ou attendait de le faire. \u00bb Ces mots de Homer Folks, le directeur du d\u00e9partement des affaires civiles de la Croix-Rouge am\u00e9ricaine en France, r\u00e9sument bien la situation \u00e0 la fin de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Tout le conflit a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par d&rsquo;importants mouvements de populations : entre 1914 et 1918 d\u00e9j\u00e0, pr\u00e8s de 3 millions de personnes, en Belgique, en France, en Italie, dans les Empires allemand, russe et ottoman, avaient d\u00fb quitter leurs maisons et leurs terres.<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Loin d&rsquo;apaiser la situation, la sortie de guerre l&rsquo;intensifie pour plusieurs raisons. D&rsquo;abord, on assiste au retour chez eux de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s : d\u00e8s la fin 1918, c&rsquo;est le cas des personnes ayant fui les d\u00e9partements du nord de la France, lib\u00e9r\u00e9s de l&rsquo;occupation allemande. Ensuite, de nouveaux affrontements arm\u00e9s \u00e9clatent \u00e0 la fin de la Premi\u00e8re Guerre mondiale ou imm\u00e9diatement apr\u00e8s, comme la guerre civile russe (1917-1923), la guerre sovi\u00e9to-polonaise (1919-1921) ou la guerre gr\u00e9co-turque (1919-1922), qui poussent sur les routes des centaines de milliers de personnes, chass\u00e9es aussi par les catastrophes humanitaires comme la grande famine russe de 1921-1922. Ensuite, la fin de la guerre entra\u00eene le d\u00e9mant\u00e8lement de quatre empires, allemand, austro-hongrois, russe et ottoman, cr\u00e9ant de nouveaux \u00c9tats et une r\u00e9surgence des tensions ethniques. Enfin, les trait\u00e9s de paix instaurent des clauses de protection des minorit\u00e9s et g\u00e9n\u00e9ralisent le principe d&rsquo;option qui oblige tout individu \u00e0 transf\u00e9rer sa r\u00e9sidence dans le pays dont il a adopt\u00e9 la nationalit\u00e9. Le trait\u00e9 de Trianon (4 juin 1920), par exemple, place quelque 3 millions de Hongrois hors des fronti\u00e8res du nouvel \u00c9tat. \u00bb<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Parmi tous ces r\u00e9fugi\u00e9s, il y a d&rsquo;abord des r\u00e9fugi\u00e9s russes qui fuient la guerre civile et la brutalit\u00e9 des bolcheviques :<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000;\"><span style=\"font-family: Arial;\">\u00ab Le premier groupe est compos\u00e9 de 800 000 \u00ab r\u00e9fugi\u00e9s russes \u00bb : certains ont quitt\u00e9 la Russie avant la r\u00e9volution et ne peuvent y revenir (c&rsquo;est le cas du compositeur Stravinsky install\u00e9 en France et en Suisse), d&rsquo;autres ont d\u00fb fuir le pays en 1917 (par exemple, Rachmaninov et sa famille). A la fin 1920, apr\u00e8s la d\u00e9faite des arm\u00e9es blanches, d&rsquo;anciens militaires de l&rsquo;arm\u00e9e Wrangel et leurs familles sont \u00e9vacu\u00e9s de la Crim\u00e9e vers la r\u00e9gion de Constantinople que le diplomate britannique Philip Baker d\u00e9crit comme \u00ab l&rsquo;un des points noirs de l&rsquo;histoire europ\u00e9enne de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre \u00bb \u00bb<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Il y a bien s\u00fbr le premier peuple victime d&rsquo;un g\u00e9nocide :<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000;\"><span style=\"font-family: Arial;\">\u00ab Le deuxi\u00e8me grand groupe de r\u00e9fugi\u00e9s de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre est constitu\u00e9 par les quelque 700 000 survivants du g\u00e9nocide arm\u00e9nien de 1915, \u00e9parpill\u00e9s en Syrie, au Liban, ou en \u00c9gypte apr\u00e8s la guerre. Originaires d&rsquo;un pays qui n&rsquo;existe plus (l&rsquo;Empire ottoman), ils sont victimes de la loi du 15 avril 1923 sur la confiscation des biens des \u00ab absents \u00bb, par laquelle le gouvernement k\u00e9maliste refuse de reconna\u00eetre comme ses ressortissants les Arm\u00e9niens ayant trouv\u00e9 refuge hors des fronti\u00e8res de la nouvelle Turquie entre 1914 et 1923. \u00bb<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Et puis les mouvements de population issus du conflit entre les grecs et les turcs.<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Troisi\u00e8me groupe enfin, le plus important en termes num\u00e9riques, les 1,5 million de personnes concern\u00e9es par l&rsquo;\u00e9change forc\u00e9 de populations au terme de la Convention gr\u00e9co-turque du 30 janvier 1923, int\u00e9gr\u00e9e au trait\u00e9 de Lausanne du 24 juillet 1923, qui remplace le trait\u00e9 de S\u00e8vres du 10 ao\u00fbt 1920 et met fin \u00e0 la guerre gr\u00e9co-turque. Environ 1,3 million de Grecs orthodoxes sont contraints de quitter la Thrace orientale, la Cappadoce ou le Pont pour partir s&rsquo;installer en Gr\u00e8ce, tandis que 385 000 musulmans grecs font le chemin inverse vers la Turquie. En l&rsquo;espace de quelques mois, la Gr\u00e8ce doit accueillir un afflux de r\u00e9fugi\u00e9s \u00e9quivalent \u00e0 20 % de sa population, essentiellement \u00e0 Ath\u00e8nes et \u00e0 Thessalonique, ce qui ne manque pas de susciter de vives r\u00e9actions de la part de la population locale. \u00bb<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">C&rsquo;est une premi\u00e8re dans le droit international qui conduit \u00e0 ce que la reconnaissance du fait national s&rsquo;accompagne d&rsquo;une volont\u00e9 de \u00ab purification \u00bb de la nation dont ceux qui n&rsquo;en font pas strictement partie doivent partir.<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Cette situation d\u00e9plorable des r\u00e9fugi\u00e9s et relay\u00e9s par les journaux va conduire \u00e0 d\u00e9velopper les mouvements humanitaires.<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Mais parmi les r\u00e9fugi\u00e9s il y a une cat\u00e9gorie encore plus fragilis\u00e9e et en d\u00e9tresse, c&rsquo;est celle \u00ab <strong>des apatrides<\/strong> \u00bb :<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000;\"><span style=\"font-family: Arial;\">\u00ab Comme on l&rsquo;imagine, cette situation est particuli\u00e8rement intenable pour les apatrides. Au lendemain de la Grande Guerre, l&rsquo;apatridie, jusqu&rsquo;ici tenue pour une anomalie juridique, est de plus en plus fr\u00e9quente, puisqu&rsquo;elle concerne environ 3 millions d&rsquo;individus au d\u00e9but des ann\u00e9es 1920, en particulier les Russes blancs que L\u00e9nine a d\u00e9naturalis\u00e9s par un d\u00e9cret d&rsquo;octobre 1921. Elle pose divers probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la libert\u00e9 de circulation, \u00e0 l&rsquo;attestation de leur identit\u00e9, ou au droit civil (droit des successions, droit de la famille). Des juristes, nombreux \u00e0 travailler sur ce sujet \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, en soulignent les terribles cons\u00e9quences pour les individus : d\u00e9ni de la protection qu&rsquo;un \u00c9tat devrait apporter \u00e0 ses ressortissants (c&rsquo;est le sens de la fameuse formule de la philosophe allemande Hannah Arendt, le \u00ab droit d&rsquo;avoir des droits \u00bb), exclusion de la communaut\u00e9 humaine, et perte de dignit\u00e9.<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/082019_1137_LundiXXjuil2.jpg\" alt=\"\" width=\"243\" height=\"357\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Il est cr\u00e9\u00e9 aussi un \u00ab passeport \u00bb pour les apatrides et nous apprenons \u00e0 conna\u00eetre le Norv\u00e9gien <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fridtjof_Nansen\"><span style=\"color: blue; text-decoration: underline;\">Fridtjof Nansen <\/span><\/a>:<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000;\"><span style=\"font-family: Arial;\">\u00ab Pour faire face \u00e0 cette crise humanitaire sans pr\u00e9c\u00e9dent, la Soci\u00e9t\u00e9 des nations fait appel au Norv\u00e9gien Fridtjof Nansen, nomm\u00e9 en 1921 haut-commissaire de la SDN aux r\u00e9fugi\u00e9s russes. [\u2026]<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Explorateur, oc\u00e9anographe, skieur habile, le Norv\u00e9gien Fridtjof Nansen, n\u00e9 en 1861, devient diplomate sur le tard. Grand admirateur des id\u00e9es de Wilson, il prend la t\u00eate, en 1920, du Haut-Commissariat de la SDN charg\u00e9 du rapatriement des prisonniers de guerre puis, un an plus tard, du Haut-Commissariat aux r\u00e9fugi\u00e9s. Il donne son nom au \u00ab passeport Nansen \u00bb, cr\u00e9\u00e9 en juin 1922 lors de la Conf\u00e9rence intergouvernementale de Gen\u00e8ve. Ce certificat, accord\u00e9 aux Russes, puis aux Arm\u00e9niens en 1923, enfin aux Assyriens et Assyro-Chald\u00e9ens en 1928, donne aux r\u00e9fugi\u00e9s une identit\u00e9. Sans conf\u00e9rer \u00e0 ses porteurs une totale libert\u00e9 de mouvement ni la protection de leur pays de r\u00e9sidence, ce document constitue un premier pas vers la reconnaissance d&rsquo;un droit international des r\u00e9fugi\u00e9s &#8211; d\u00e9fendue par Nansen jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort, en 1930. \u00bb<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">En 1922, Nansen re\u00e7oit le prix Nobel de la paix pour son travail au nom des victimes d\u00e9plac\u00e9es de la Premi\u00e8re Guerre mondiale et des conflits li\u00e9s. <\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">On constate, une fois de plus que les malheurs et les grandes souffrances pour des populations n&rsquo;ont pas cess\u00e9 avec le 11 novembre 1918. Ces d\u00e9placements de population feront des \u00e9mules apr\u00e8s 1945, avec des transferts massifs d&rsquo;allemands chass\u00e9s des pays dans lesquels ils vivaient avant la guerre, on peut aussi citer les terribles transferts de populations lors de la s\u00e9paration entre l&rsquo;Inde et le Pakistan.<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><span style=\"color: maroon; font-family: Arial;\">&lt;1157&gt;<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<ol>\n<li><span style=\"color: #777777;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Peter Gatrell et Philippe Nivet, La Premi\u00e8re Guerre mondiale. sous la direction de Jay Winter Volume III Chapitre VIII Les r\u00e9fugi\u00e9s et les exil\u00e9s pages 209 \u00e0 240, Fayard, 2014<\/span><span style=\"font-family: Times New Roman;\"><br \/>\n<\/span><\/span><\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abIl y avait partout des r\u00e9fugi\u00e9s. Comme si le monde entier devait se d\u00e9placer ou attendait de le faire\u00bb Homer Folks, le directeur du bureau des affaires civiles de la Croix Rouge (1) L&rsquo;actualit\u00e9 r\u00e9cente parle beaucoup des r\u00e9fugi\u00e9s, mais<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[118,113,30],"class_list":["post-5826","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-14-18","tag-droits-de-lhomme","tag-migration"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5826","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5826"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5826\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12111,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5826\/revisions\/12111"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5826"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5826"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5826"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}