{"id":4405,"date":"2018-03-19T04:16:49","date_gmt":"2018-03-19T03:16:49","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=4405"},"modified":"2021-10-17T11:47:28","modified_gmt":"2021-10-17T09:47:28","slug":"lundi-19-mars-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=4405","title":{"rendered":"Lundi 19 mars 2018"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\t\u00abUn sentiment de lassitude et de souffrance \u00bb&nbsp;\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">\tMartin Hirsch directeur de l\u2019Assistance publique-H\u00f4pitaux de Paris, parlant des personnels hospitaliers<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">V<span style=\"color: #008000;\"><em>ous trouverez en commentaire le t\u00e9moignage de Florence qui apporte la r\u00e9alit\u00e9 du v\u00e9cu \u00e0 cet article issu du travail de journalistes<\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Dans le journal le Monde du 17\/03\/2018 j&rsquo;ai lu un article&nbsp;: \u00ab&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/sante\/article\/2018\/03\/17\/les-urgences-confrontees-a-une-surchauffe-inhabituelle-sur-l-ensemble-du-territoire_5272516_1651302.html\"><span style=\"color: #0000ff;\">Les urgences hospitali\u00e8res confront\u00e9es \u00e0 une surchauffe inhabituelle sur l&rsquo;ensemble du territoire<\/span>&nbsp;<\/a>\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et voici ce que j&rsquo;ai lu&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Confront\u00e9es \u00e0 un afflux de patients \u00e2g\u00e9s et \u00e0 un manque de lits d&rsquo;hospitalisation, les urgences explosent.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Selon des chiffres fournis par le minist\u00e8re de la sant\u00e9 vendredi 16 mars, 97 h\u00f4pitaux sur les 650 &#8211; publics ou priv\u00e9s &#8211; comportant une structure d&rsquo;urgences avaient, au 13 mars, activ\u00e9 le plan \u00ab h\u00f4pital en tension \u00bb, un dispositif qui permet notamment de lib\u00e9rer des lits dans les diff\u00e9rents services en reportant des op\u00e9rations programm\u00e9es. Une saturation inhabituelle \u00e0 cette \u00e9poque de l&rsquo;ann\u00e9e.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Depuis le d\u00e9but du mois, dans les services d&rsquo;urgences adultes des \u00e9tablissements de l&rsquo;Assistance publique-H\u00f4pitaux de Paris (AP-HP), le taux d&rsquo;occupation est aussi en augmentation, selon l&rsquo;heure de la journ\u00e9e, de 15 % \u00e0 25 % par rapport au taux moyen en 2016, soit \u00ab pratiquement le niveau observ\u00e9 au pic des \u00e9pid\u00e9mies hivernales \u00bb. Par comparaison, ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es, le taux d&rsquo;occupation en mars \u00e9tait proche du taux moyen annuel (soit + 5 % environ).<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Un autre indicateur a \u00e9galement vir\u00e9 au rouge : le nombre de passages de personnes de plus de 75 ans dans les h\u00f4pitaux de l&rsquo;AP-HP a enregistr\u00e9 ces sept derniers jours des hausses comprises entre 8 % et 20 % par rapport \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re. Dans un prestigieux h\u00f4pital parisien, un m\u00e9decin urgentiste explique avoir \u00e9t\u00e9 ce mois-ci \u00ab en situation de crise permanente \u00bb. \u00ab Nous n&rsquo;avons plus de salle d&rsquo;examen disponible et nous examinons donc les patients dans les couloirs \u00bb, raconte-t-il sous le couvert de l&rsquo;anonymat.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Le ph\u00e9nom\u00e8ne touche toute la France. \u00ab <strong>On a l&rsquo;impression de revivre la canicule de 2003<\/strong>, t\u00e9moigne Pierre Mardegan, le responsable des urgences \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Montauban. Devoir hospitaliser entre 25 et 30 personnes \u00e2g\u00e9es par jour, je n&rsquo;ai jamais connu \u00e7a en vingt ans d&rsquo;exercice. \u00bb Signe de la gravit\u00e9 de la crise, au centre hospitalier de Bourges, il a \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment demand\u00e9 aux habitants \u00ab de ne venir aux urgences qu&rsquo;en cas de n\u00e9cessit\u00e9 absolue \u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">A Strasbourg, les syndicats FO et CFTC ont d\u00e9nonc\u00e9 une situation \u00ab extr\u00eamement critique \u00bb et ont lanc\u00e9 un appel \u00e0 la gr\u00e8ve \u00e0 partir du 20 mars.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Depuis une semaine, c&rsquo;est la catastrophe \u00bb, assure Mathias Wargon, le chef des urgences de l&rsquo;h\u00f4pital Delafontaine, \u00e0 Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). \u00ab On ne prend pas de risque vital avec les patients, mais ce n&rsquo;est pas de la bonne m\u00e9decine \u00bb, regrette-t-il.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\"><strong>\u00ab <\/strong>\u00c7a craque de partout, l&rsquo;h\u00f4pital est en train de s&rsquo;\u00e9crouler<strong> \u00bb<\/strong>, juge Christophe Prudhomme, porte-parole de l&rsquo;association des m\u00e9decins urgentistes de France et membre de la CGT.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Cette situation est le signe que le mod\u00e8le hospitalier est au bout du bout et qu&rsquo;il doit se r\u00e9organiser \u00bb, abonde Fran\u00e7ois Braun, le pr\u00e9sident de Samu-Urgences de France. Pour mesurer l&rsquo;ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne, son organisation a mis en place un dispositif de comptage quotidien \u2013 sur la base du volontariat \u2013 du nombre de personnes admises aux urgences ne trouvant pas de lits d&rsquo;hospitalisation.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Le r\u00e9sultat est \u00e9difiant : entre le 10 janvier et le 9 mars, sur une centaine de services d&rsquo;urgences (sur un total de 650), plus de 15 000 patients ont pass\u00e9 la nuit sur un brancard, faute de lit d&rsquo;hospitalisation. \u00ab En extrapolant \u00e0 tous les services, cela repr\u00e9sente pr\u00e8s de 100 000 patients en deux mois \u00bb, pr\u00e9cise M. Braun. Cette surcharge \u00ab entra\u00eene une augmentation de la mortalit\u00e9 de 9 % pour tous les patients et de 30 % pour les patients les plus graves \u00bb, affirme Samu-Urgences de France, dans un communiqu\u00e9. La m\u00e9diatisation de d\u00e9c\u00e8s survenus ces derniers jours dans plusieurs services d&rsquo;urgences satur\u00e9s ont d&rsquo;ailleurs mis en lumi\u00e8re la situation de crise dans ces h\u00f4pitaux. A Reims et \u00e0 Rennes, des enqu\u00eates judiciaires ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 ouvertes.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">A quoi attribuer cette fr\u00e9quentation inhabituelle ? La direction de l&rsquo;AP-HP fait valoir que \u00ab ces derniers jours, l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie de grippe saisonni\u00e8re, marqu\u00e9e par une proportion plus importante de souche virale B, impacte davantage la population \u00e2g\u00e9e, ce qui a entra\u00een\u00e9 une augmentation des hospitalisations pour pathologies respiratoires \u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">L&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;un effet grippe ne suffit pas aux urgentistes. \u00ab Le pic de l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie \u00e9tait mi-janvier \u00bb, assure M. Braun. \u00ab On est en dehors de tout \u00e9pisode \u00e9pid\u00e9mique, la situation n&rsquo;est donc pas li\u00e9e uniquement \u00e0 cela \u00bb, compl\u00e8te M. Mardegan, \u00e0 Montauban. Pour ces m\u00e9decins, un tel degr\u00e9 d&rsquo;engorgement est d&rsquo;abord la cons\u00e9quence de toute une s\u00e9rie de \u00ab dysfonctionnements \u00bb de l&rsquo;h\u00f4pital. Alors que la population est vieillissante et que les m\u00e9decins de ville sont de moins en moins nombreux et accessibles, ils font valoir que l&rsquo;h\u00f4pital ne s&rsquo;est pas r\u00e9organis\u00e9 en cons\u00e9quence et ne dispose pas de suffisamment de lits d&rsquo;hospitalisation g\u00e9n\u00e9rale pour accueillir des personnes \u00e2g\u00e9es polypathologiques.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Fr\u00e9d\u00e9ric Pommier qui a consacr\u00e9 une grande partie de<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.franceinter.fr\/emissions\/la-revue-de-presse\/la-revue-de-presse-18-mars-2018\">sa revue de presse de dimanche<\/a><\/span> \u00e0 ce sujet, a comment\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les services des urgences sont donc au bord de l&rsquo;explosion, et les h\u00f4pitaux parisiens sont \u00e0 bout de souffle eux-aussi. Le personnel soignant, comme les chefs de service d\u00e9noncent un manque de moyens.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et Martin Hirsch, le directeur de l&rsquo;Assistance publique-H\u00f4pitaux de Paris reconna\u00eet lui-m\u00eame dans le m\u00eame journal \u00ab <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/sante\/article\/2018\/03\/17\/martin-hirsch-a-l-hopital-il-y-a-un-sentiment-qui-va-de-la-lassitude-a-la-souffrance_5272458_1651302.html?xtmc=martin_hirsch_a_l_hopital_il_y_a_un_sentiment_qui_va_de_la_lassitude_a_la_souffrance&amp;xtcr=1\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>un sentiment de lassitude et de souffrance<\/strong><\/span><\/a> \u00bb. Il appelle \u00e0 une transformation profonde de l&rsquo;h\u00f4pital. Sachant qu&rsquo;on est sans doute au-del\u00e0 de la lassitude.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et puis le Monde a publi\u00e9 un autre article&nbsp;: <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/sante\/article\/2018\/03\/17\/ras-le-bol-decouragement-perte-de-sens-l-immense-malaise-de-l-ap-hp_5272382_1651302.html\">&lt;\u00ab&nbsp;Ras-le-bol&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;d\u00e9couragement&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;perte de sens&nbsp;\u00bb&nbsp;: le malaise de l&rsquo;AP-HP<\/a>&gt;<\/span><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">On lit&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">L&rsquo;h\u00f4pital public, pour elle, c&rsquo;est termin\u00e9. A la fin du mois, apr\u00e8s douze ann\u00e9es comme infirmi\u00e8re de bloc op\u00e9ratoire dans un h\u00f4pital de la banlieue parisienne de l&rsquo;Assistance publique-H\u00f4pitaux de Paris (AP-HP), Agathe (tous les pr\u00e9noms ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s) va raccrocher la blouse. A 43 ans, elle se dit&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;fatigu\u00e9e&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;triste&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;d&rsquo;avoir d\u00fb se r\u00e9soudre \u00e0 ce choix. Il y a huit ans, le service d&rsquo;obst\u00e9trique o\u00f9 elle travaille effectuait 2&nbsp;800&nbsp;accouchements par an. Il en fait aujourd&rsquo;hui 900 de plus, \u00e0 effectif constant.&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;Ils ont fait de notre service une usine<\/em>, raconte-t-elle.<em>&nbsp;On nous presse, on nous stresse, on nous demande du rendement\u2026 La chef de service nous rappelle constamment que, si on ne fait pas tel chiffre d&rsquo;activit\u00e9, on nous r\u00e9duira les postes\u2026&nbsp;\u00bb<\/em><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">A quelques kilom\u00e8tres de l\u00e0, dans un \u00e9tablissement parisien de l&rsquo;AP-HP, Pascale, une aide-soignante de 35 ans, songe, elle aussi, parfois, \u00e0 d\u00e9missionner. Elle d\u00e9nonce l&rsquo;\u00e9volution&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;n\u00e9gative et dangereuse&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;du m\u00e9tier qu&rsquo;elle exerce depuis treize ans<em>. \u00ab&nbsp;Pour payer mes \u00e9tudes, j&rsquo;avais boss\u00e9 \u00e0 McDo. Toute la journ\u00e9e, on entendait&nbsp;: \u00ab\u00a0On y va&nbsp;! On y va&nbsp;!\u00a0\u00bb J&rsquo;ai retrouv\u00e9 \u00e7a au&nbsp;bloc ces derni\u00e8res ann\u00e9es. On n&rsquo;a plus le temps de discuter avec les patients angoiss\u00e9s avant une op\u00e9ration\u2026&nbsp;\u00bb<\/em><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et pendant ce temps, o\u00f9 les infirmi\u00e8res n&rsquo;ont plus le temps de s&rsquo;occuper vraiment des malades, de leur parler, de les toucher, bref exprimer de l&rsquo;humanit\u00e9, les scientifiques nous disent&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp; Des \u00e9tudes de plus en plus nombreuses prouvent les bienfaits du contact corporel.<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">La derni\u00e8re en date publi\u00e9e la semaine derni\u00e8re dans la revue PNAS a \u00e9tudi\u00e9 les effets analg\u00e9siques induits par le toucher. [\u2026]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Parce qu&rsquo;on sait \u00e0 quel point le lien tactile est important dans les interactions entre les humains. Le toucher pouvant diminuer le stress et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et renforcer l&rsquo;attachement \u00e0 tous les \u00e2ges de la vie.<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">C&rsquo;est le cas bien s\u00fbr entre le b\u00e9b\u00e9 et sa maman avec les effets du \u00ab peau \u00e0 peau \u00bb qui sont bien connus mais aussi chez les personnes \u00e2g\u00e9es dont le corps est pourtant souvent repouss\u00e9 et mis \u00e0 distance. Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que le toucher faisait baisser la peur et l&rsquo;angoisse de la mort chez des patients en fin de vie.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Le philosophe du corps Bernard Andrieu regrette cette perte du lien tactile dans nos soci\u00e9t\u00e9s.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Il observe que le toucher et ce besoin d&rsquo;\u00eatre touch\u00e9, disparaissent au profit du virtuel et de l&rsquo;immat\u00e9riel. Et il nous invite sans tarder \u00e0 une reconqu\u00eate sensorielle pour d\u00e9couvrir ces pouvoirs immenses.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Ces informations vous les trouverez dans cette \u00e9mission&nbsp;:<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.franceinter.fr\/emissions\/l-edito-carre\/l-edito-carre-15-mars-2018\">&lt;le pouvoir du toucher&gt;<\/a><\/span> dans la chronique de Mathieu Vidard du 15 mars 2018.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Une \u00e9mission de Mathieu Vidard plus ancienne, de 2016, expliquait tout cela plus longuement<span style=\"color: #0000ff;\"> &lt;<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.franceinter.fr\/emissions\/la-tete-au-carre\/la-tete-au-carre-03-fevrier-2016\">La t\u00eate au carr\u00e9 du 3 f\u00e9vrier 2016<\/a>&gt;<\/span>. Et il sugg\u00e9rait&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Le toucher pourrait bien \u00eatre celui de nos cinq sens qui nous connecte le plus directement \u00e0 nos semblables.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">A force de rendement, de comp\u00e9tition, de productivit\u00e9 nous allons vers plus d&rsquo;inhumanit\u00e9.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Dans <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=1718\">le mot du jour qui parlait des abeilles<\/a><\/span> qui pollinise avant de produire du miel, Yann Moulier Boutang rappelait&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\"> \u00ab&nbsp;Qu&rsquo;est-ce que fait l&rsquo;humain principalement ? Un output marchand \u00e0 partir de marchandise&nbsp;?<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Non&nbsp;! il produit essentiellement du vivant \u00e0 partir du vivant.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">L&rsquo;humain ne fait pas que se reproduire, il met au monde des enfants mais qu&rsquo;il \u00e9l\u00e8ve et en cela il cr\u00e9e quelque chose de nouveau&nbsp;!<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Il produit son environnement, il produit des relations, il produit du lien etc.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Mais pour des humains, en dehors des sociologues qui faisait de grandes d\u00e9clarations qui disaient \u00ab&nbsp;le lien social c&rsquo;est important&nbsp;\u00bb, les assistantes sociales qui disaient \u00ab&nbsp;il ne faut pas couper dans les d\u00e9penses publiques&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;il ne faut pas couper dans l&rsquo;\u00e9ducation parce que c&rsquo;est la base de la soci\u00e9t\u00e9, parce que c&rsquo;est la richesse de la soci\u00e9t\u00e9&nbsp;\u00bb. Parce que c&rsquo;est aussi la possibilit\u00e9 pour les entreprises de ne pas avoir des employ\u00e9s qui sont totalement malades ou totalement handicap\u00e9s sur tous les plans.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000; font-family: Arial;\">&lt;1039&gt;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abUn sentiment de lassitude et de souffrance \u00bb&nbsp;\u00bb Martin Hirsch directeur de l\u2019Assistance publique-H\u00f4pitaux de Paris, parlant des personnels hospitaliers Vous trouverez en commentaire le t\u00e9moignage de Florence qui apporte la r\u00e9alit\u00e9 du v\u00e9cu \u00e0 cet article issu du travail<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[10,54,13],"class_list":["post-4405","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-economie","tag-humanisme","tag-sante"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4405","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4405"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4405\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12346,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4405\/revisions\/12346"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4405"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4405"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4405"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}