{"id":4243,"date":"2018-02-26T03:24:17","date_gmt":"2018-02-26T02:24:17","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=4243"},"modified":"2021-10-17T13:05:35","modified_gmt":"2021-10-17T11:05:35","slug":"lundi-26-fevrier-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=4243","title":{"rendered":"Lundi 26 f\u00e9vrier 2018"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\t\u00ab&nbsp;Un homme est venu et a pris les empreintes digitales de tous les villageois. Il nous a dit que les entreprises d\u2019extraction de sable avaient le droit d\u2019op\u00e9rer dans cette zone et que cela ne servait \u00e0 rien de protester.&nbsp;\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">\tUn employ\u00e9 d\u2019industrie d\u2019extraction du sable op\u00e9rant \u00e0 Koh Sralao au Cambodge<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re fois que j&rsquo;\u00e9voque le probl\u00e8me d&rsquo;une ressource qui devient rare et qui est surexploit\u00e9e dans le monde&nbsp;: <strong>Le sable<\/strong><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">J&rsquo;avais mis en exergue, une phrase de Coluche&nbsp;: <a href=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=1378\"><span style=\"color: #0000ff;\">\u00abLes technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu&rsquo;ils ach\u00e8tent du sable ailleurs.\u00bb<\/span><\/a> Cette phrase \u00e9tait d&rsquo;ailleurs en contradiction avec l&rsquo;article, car le sable du Sahara n&rsquo;est pas utilisable pour les besoins de la construction et autres activit\u00e9s \u00e9conomiques dans lesquels les humains utilisent du sable. Dans ce mot du jour vous trouverez beaucoup de liens vers des \u00e9missions ou des articles montrant le probl\u00e8me \u00e9cologique consid\u00e9rable qui est provoqu\u00e9 par cette surexploitation.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Aujourd&rsquo;hui, je fais r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un probl\u00e8me local qui se trouve au Cambodge dans un lieu appel\u00e9 <strong>Koh Sralao <\/strong>selon l&rsquo;article cit\u00e9 plus loin mais que j&rsquo;ai trouv\u00e9 avec l&rsquo;orthographe suivante sur google maps<strong>&nbsp;:&nbsp;<\/strong> <strong>\u00ab&nbsp;Koh Sralau&nbsp;\u00bb. <\/strong>C&rsquo;est un village de p\u00e9cheurs de crustac\u00e9s et de cabanes sur pilotis, pr\u00e8s d&rsquo;une mangrove f\u00e9erique o\u00f9 l&rsquo;eau se m\u00eale \u00e0 la terre, mais ce paradis est un malheur, parce que le sol des rivi\u00e8res est tapiss\u00e9 de sable et que le sable de rivi\u00e8re, est l&rsquo;ingr\u00e9dient indispensable du capitalisme.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/022518_1223_Lundi26fvri1.png\" alt=\"\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 sur ce sujet par la revue de presse de France inter <a href=\"https:\/\/www.franceinter.fr\/emissions\/la-revue-de-presse\/la-revue-de-presse-16-fevrier-2018\"><span style=\"color: #0000ff;\">&lt;du 16 f\u00e9vrier 2018&gt;<\/span><\/a><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Revue de presse qui renvoyait vers un article tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9 de la journaliste Julie Zaugg publi\u00e9 par le \u00ab&nbsp;<strong>magazine des Echos<\/strong>&nbsp;\u00bb le 15 f\u00e9vrier 2018. Article que vous trouverez derri\u00e8re ce lien&nbsp;: <span style=\"color: #0000ff;\">&lt;<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.lesechos.fr\/week-end\/business-story\/enquetes\/0301298867019-la-guerre-du-sable-2154028.php\">La guerre du sable<\/a>&gt;<\/span><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">J&rsquo;en tire les extraits suivants&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">D&rsquo;abord une analyse assez g\u00e9n\u00e9rale sur l&rsquo;exploitation du sable, notamment en Asie&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00abLa consommation de cette ressource est telle que s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 un vaste trafic. Des pays pauvres sacrifient plages et rivi\u00e8res pour alimenter la croissance de puissances \u00e9mergentes. [\u2026]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Un jet d&rsquo;eau brun\u00e2tre s&rsquo;\u00e9lance vers le ciel. Il sort d&rsquo;un tuyau form\u00e9 de morceaux de tube rouill\u00e9s grossi\u00e8rement assembl\u00e9s. Deux barils vides, accroch\u00e9s de part et d&rsquo;autre, lui permettent de flotter. Cette structure de fortune, reli\u00e9e \u00e0 une plate-forme en bois sur laquelle s&rsquo;activent trois ouvriers torse nu et en tongs, est aliment\u00e9e par deux moteurs de tondeuse \u00e0 gazon p\u00e9taradants. Elle aspire le sable au fond de l&rsquo;estuaire, puis le rejette sur la berge. Une fum\u00e9e noire et naus\u00e9abonde s&rsquo;en \u00e9chappe. Elle se trouve \u00e0 quelques m\u00e8tres au large de Koh Kong, cit\u00e9 cambodgienne nich\u00e9e pr\u00e8s d&rsquo;une immense r\u00e9serve naturelle abritant l&rsquo;une des mangroves les mieux pr\u00e9serv\u00e9es d&rsquo;Asie. Cette ville aux rues jonch\u00e9es de d\u00e9chets est devenue un des points chauds d&rsquo;un vaste commerce de sable, dont les ramifications s&rsquo;\u00e9tendent aux quatre coins de l&rsquo;Asie.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Produit par des si\u00e8cles d&rsquo;\u00e9rosion, ce mat\u00e9riau est la ressource naturelle la plus utilis\u00e9e au monde. \u00ab Chaque ann\u00e9e, il s&rsquo;en consomme entre 40 et 50 milliards de tonnes \u00bb, note Pascal Peduzzi, un g\u00e9ographe qui a r\u00e9alis\u00e9 une \u00e9tude dans le cadre du Programme des Nations unies pour l&rsquo;environnement. Cette industrie, qui p\u00e8se environ 200 milliards de dollars par an, est en pleine effervescence, tir\u00e9e par le boom de la construction en Asie. <strong>En Chine surtout : \u00ab Ce pays consomme 58% du sable extrait au niveau mondial<\/strong>, dit le chercheur. Entre 2011 et 2013, il a utilis\u00e9 autant de ciment que les Etats-Unis durant tout le si\u00e8cle dernier. \u00bb Le d\u00e9veloppement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de cit\u00e9s tentaculaires comme Shanghai, Shenzhen ou Chongqing, les m\u00e9gaprojets comme le barrage des Trois-Gorges et les centaines de milliers de kilom\u00e8tres de route construits par l&#8217;empire du Milieu ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es&#8230; tous se sont nourris de gigantesques quantit\u00e9s de sable, composante principale du ciment, du b\u00e9ton, de l&rsquo;asphalte et du verre. L&rsquo;Inde voisine n&rsquo;est pas en reste.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">[\u2026]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Si l&rsquo;industrie de la construction absorbe 70% du sable extrait dans le monde, il a d&rsquo;autres usages. Des micro-Etats, comme Singapour, Duba\u00ef ou Hong Kong, s&rsquo;en servent pour gagner des terres sur la mer ; les \u00eeles menac\u00e9es par la mont\u00e9e des eaux, comme les Kiribati ou les Maldives, l&rsquo;utilisent pour b\u00e2tir des digues ; P\u00e9kin le met au service de ses ambitions territoriales en rehaussant des \u00eelots contest\u00e9s en mer de Chine m\u00e9ridionale. \u00ab Il existe aussi une s\u00e9rie d&rsquo;applications industrielles, comme la fracturation de la roche pour en extraire du p\u00e9trole, la fabrication de puces informatiques, de panneaux solaires, de papier de verre, de d\u00e9tergents, de cosm\u00e9tiques et de dentifrice \u00bb, pr\u00e9cise Pascal Peduzzi. Ces utilisations n\u00e9cessitent une vari\u00e9t\u00e9 \u00e0 base de silice, presque blanche et d&rsquo;une grande finesse. En g\u00e9n\u00e9ral, ce mat\u00e9riau n&rsquo;est pas export\u00e9 sur de grandes distances, car ce ne serait pas rentable, vu son prix (entre 5 et 10 dollars la tonne). La majeure partie du sable utilis\u00e9 en Chine et en Inde est ainsi extrait sur place. Mais quelques pays asiatiques &#8211; Cambodge, Myanmar, Bangladesh, Sri Lanka, Philippines &#8211; en ont fait une industrie d&rsquo;exportation. Un choix lourd de cons\u00e9quences pour leurs habitants et leurs \u00e9cosyst\u00e8mes.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Puis il y a la situation particuli\u00e8re du village de Koh Sralao&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">L&rsquo;eau sal\u00e9e a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dans la mangrove &#8211; les arbres morts, aux racines blanchies par le sel, en t\u00e9moignent. Le village de Koh Sralao appara\u00eet au d\u00e9tour d&rsquo;un m\u00e9andre de la rivi\u00e8re. Des maisons sur pilotis, aux toits de t\u00f4le, reli\u00e9es par des pontons en bois. Au sol, paniers \u00e0 crabes, filets de p\u00eache et crustac\u00e9s qui s\u00e8chent au soleil. La ressource, ici, c&rsquo;est le crabe. Mot Sopha, une jeune femme de 33 ans [\u2026] se rem\u00e9more l&rsquo;arriv\u00e9e des mineurs : \u00ab Les barges sont apparues un jour et personne ne nous a expliqu\u00e9 ce qu&rsquo;elles faisaient ici. <strong>Un peu plus tard, un homme est venu et a pris les empreintes digitales de tous les villageois. Il nous a dit que les entreprises d&rsquo;extraction de sable avaient le droit d&rsquo;op\u00e9rer dans cette zone et que cela ne servait \u00e0 rien de protester. \u00bb<\/strong><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">On leur promet un h\u00f4pital, une route et une \u00e9cole&#8230; ils ne se mat\u00e9rialiseront jamais. Au d\u00e9but, les habitants de Koh Sralao se contentent d&rsquo;observer l&rsquo;\u00e9trange ballet de grues et de barges qui se d\u00e9roule juste devant leur village. Tr\u00e8s vite, ils comprennent que quelque chose ne tourne pas rond. \u00ab Avant leur arriv\u00e9e, je ramenais trois filets remplis de crabes chaque jour, ce qui me rapportait 25 dollars environ, d\u00e9taille le mari de Mot Sopha, [\u2026]. Aujourd&rsquo;hui, je dois d\u00e9ployer dix filets et cela ne me permet pas de gagner plus de 20 dollars. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">La population de crustac\u00e9s et de poissons dans cet estuaire s&rsquo;est effondr\u00e9e. De l&rsquo;ordre de 70 \u00e0 90%, selon un rapport de l&rsquo;Union internationale pour la conservation de la nature. En raclant le fond de l&rsquo;eau, les grues soul\u00e8vent un plumet de boue et de s\u00e9diments qui \u00e9touffe la vie marine. \u00ab Cela d\u00e9cape aussi le fond, riche en nutriments \u00bb, pointe Alejandro Davidson-Gonzales, le fondateur de Mother Nature. \u00c0 Koh Sralao, l&rsquo;impact a \u00e9t\u00e9 d\u00e9vastateur. \u00ab Nous gagnons moins d&rsquo;argent et avons d\u00fb acheter plusieurs nouveaux filets, d\u00e9taille Mot Sopha. Cela nous a oblig\u00e9s \u00e0 emprunter 500 dollars. \u00bb Les pr\u00eats sont fournis par des villageois fortun\u00e9s \u00e0 des taux exorbitants, qui peuvent atteindre 30%. \u00ab La saison suivante, nous avons de nouveau d\u00fb emprunter 500 dollars, juste pour pouvoir payer les traites \u00bb, dit-elle. \u00c0 plusieurs reprises, la situation s&rsquo;est tendue. Les habitants de Koh Sralao ont tent\u00e9, en vain, de chasser les mineurs, notamment apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;un des leurs lorsque son embarcation est entr\u00e9e en collision avec une barge.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">L&rsquo;article \u00e9voque la corruption, la complicit\u00e9 des autorit\u00e9s politiques avec les industriels qui profitent de cette activit\u00e9 lucrative et destructrice de l&rsquo;\u00e9conomie locale et bien s\u00fbr de la nature. Les berges des rivi\u00e8res s&rsquo;effondrent&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;\u00abSeak Ky, une femme de 36 ans aux bras orn\u00e9s de bracelets dor\u00e9s, vend du jus de canne \u00e0 sucre le long de la route, \u00e0 S&rsquo;ang, un hameau au sud de la capitale. En f\u00e9vrier, elle a d\u00e9couvert une fissure dans le sol de sa cuisine. Quelques jours plus tard, en pleine nuit, la moiti\u00e9 de sa maison est tomb\u00e9e dans le Bassac, un bras du M\u00e9kong. \u00ab Tout s&rsquo;est pass\u00e9 en moins de 30 minutes, raconte cette m\u00e8re de trois enfants. Je n&rsquo;ai eu le temps que de me saisir de quelques casseroles. J&rsquo;ai perdu tout le reste. \u00bb Ce n&rsquo;\u00e9tait pas la premi\u00e8re fois. \u00ab J&rsquo;ai d\u00fb d\u00e9placer ma maison quatre fois vers l&rsquo;int\u00e9rieur des terres, car plus de 20 m\u00e8tres de berges se sont effondr\u00e9es \u00bb, livre-t-elle.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Sa demeure est d\u00e9sormais coll\u00e9e \u00e0 la route. Une dizaine de maisons du village ont subi le m\u00eame sort. En cause : une plate-forme munie d&rsquo;un tuyau qui aspire le sable au milieu du fleuve, \u00e0 une petite dizaine de m\u00e8tres des habitations. Il y en a plusieurs autres le long de la rive. \u00ab Elles sont arriv\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2016, indique Ly Raksmey, un militant de Mother Nature. Le sable alimente un chantier de logements pour les fonctionnaires, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres d&rsquo;ici. \u00bb Lorsqu&rsquo;on extrait du sable au milieu d&rsquo;une rivi\u00e8re, cela en acc\u00e9l\u00e8re le flux, favorisant l&rsquo;\u00e9rosion des berges et les inondations en aval. [\u2026]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00c0 S&rsquo;ang, la col\u00e8re gronde. \u00ab Je n&rsquo;ai re\u00e7u aucune compensation financi\u00e8re, s&#8217;emporte Seak Ky. On m&rsquo;a dit que l&rsquo;effondrement \u00e9tait d\u00fb \u00e0 une catastrophe naturelle.\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C&rsquo;est une catastrophe qui s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 beaucoup d&rsquo;autres pays asiatiques&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Le Cambodge n&rsquo;est pas le seul pays ravag\u00e9 par les effets de l&rsquo;extraction de sable. En Inde, plusieurs ponts menacent de s&rsquo;effondrer car leurs fondations ont \u00e9t\u00e9 mises \u00e0 nu. Des lacs et des rivi\u00e8res au Kerala ont vu leur niveau chuter dramatiquement, ass\u00e9chant les puits aux alentours. La m\u00eame chose s&rsquo;est produite aux Philippines, au Sri Lanka et en Indon\u00e9sie. Mais le pays le plus affect\u00e9, c&rsquo;est le Myanmar. \u00ab L&rsquo;extraction s&rsquo;op\u00e8re dans la rivi\u00e8re Irrawaddy, dans les estuaires du sud-est du pays et sur les plages de l&rsquo;Etat du Rakhine, d\u00e9taille Vicky Bowman, qui dirige l&rsquo;ONG Myanmar Centre for Responsible Business. R\u00e9sultat, les c\u00f4tes marines ne sont plus prot\u00e9g\u00e9es contre les temp\u00eates, les berges des rivi\u00e8res s&rsquo;\u00e9rodent et l&rsquo;eau est devenue trouble. \u00bb Certains h\u00f4tels, sur la plage de Ngapali, ont commenc\u00e9 \u00e0 s&rsquo;effondrer. Et des b\u00e2timents construits avec ce sable rempli de sel, tel l&rsquo;h\u00f4pital de Sittwe, risquent aussi de s&rsquo;affaisser.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il existerait pourtant des alternatives au sable&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Il existe des solutions pour utiliser moins de sable. L&rsquo;asphalte, le ciment et le verre se recyclent. En Grande-Bretagne, pr\u00e8s de 30% des mat\u00e9riaux utilis\u00e9s dans le BTP sont g\u00e9n\u00e9r\u00e9s ainsi. \u00ab L&rsquo;incin\u00e9ration de d\u00e9chets produit une cendre tr\u00e8s compacte qui peut servir \u00e0 fabriquer des rev\u00eatements de parking ou des dalles \u00bb, pr\u00e9cise en outre Pascal Peduzzi, g\u00e9ographe affili\u00e9 au programme des Nations unies pour l&rsquo;environnement. Singapour se sert pour sa part de la terre excav\u00e9e lors de la construction des lignes de m\u00e9tro pour gagner du terrain sur la mer. La cit\u00e9-Etat a \u00e9galement lanc\u00e9 un ambitieux projet, inspir\u00e9 par les polders n\u00e9erlandais, pour agrandir l&rsquo;\u00eele de Tekong, tout \u00e0 l&rsquo;est du territoire, de 8,1 km2. \u00ab Nous construisons un mur circulaire long de 10 kilom\u00e8tres qui affleurera \u00e0 6 m\u00e8tres au-dessus du niveau de la mer, d\u00e9taille Wong Heang Fine, le PDG de Surbana Jurong, entreprise qui travaille au projet. L&rsquo;eau retenue par cette digue sera ensuite drain\u00e9e et nous pourrons construire directement sur le sol marin. \u00bb&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Homo sapiens continue sa folle qu\u00eate de la croissance en pr\u00e9levant des ressources de notre plan\u00e8te au-del\u00e0 du raisonnable et sup\u00e9rieures \u00e0 ce qu&rsquo;elle est capable de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Je vous redonne le lien vers l&rsquo;article du magazine des Echos&nbsp;: &lt;<a href=\"https:\/\/www.lesechos.fr\/week-end\/business-story\/enquetes\/0301298867019-la-guerre-du-sable-2154028.php\"><span style=\"color: #0000ff;\">La guerre du sable<\/span><\/a>&gt;<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000; font-family: Arial;\">&lt;1024&gt;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Un homme est venu et a pris les empreintes digitales de tous les villageois. Il nous a dit que les entreprises d\u2019extraction de sable avaient le droit d\u2019op\u00e9rer dans cette zone et que cela ne servait \u00e0 rien de protester.&nbsp;\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[80,43,10],"class_list":["post-4243","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-asie","tag-ecologie","tag-economie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4243","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4243"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4243\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12382,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4243\/revisions\/12382"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4243"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4243"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4243"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}