{"id":2506,"date":"2017-06-13T04:30:29","date_gmt":"2017-06-13T02:30:29","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=2506"},"modified":"2021-09-29T10:45:41","modified_gmt":"2021-09-29T08:45:41","slug":"mardi-13-juin-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=2506","title":{"rendered":"Mardi 13 juin 2017"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\t\u00ab&nbsp;Qui assume les risques et les co\u00fbts de l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9 ? Qui en poss\u00e8de les rentes ?&nbsp;\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">\t\u00c9loi Laurent \u00ab&nbsp;Nos mythologies \u00e9conomiques&nbsp;\u00bb page 18<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Cette question qu&rsquo;on ne met que rarement au-devant de la sc\u00e8ne&nbsp;: Qui assume les risques&nbsp;? me semble fondamentale.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Daniel Cohen avait mis en lumi\u00e8re cette question dans un entretien \u00e0 Challenges en 2006&nbsp;:<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.challenges.fr\/entreprise\/entretien-avec-daniel-cohen-economiste-la-remunerationet-la-protection-du-risque-sont-aberrantes_392486\">&lt;La r\u00e9mun\u00e9ration et la protection du risque sont aberrantes&gt;<\/a><\/span>, en soulignant la supercherie actuelle&nbsp;: \u00ab&nbsp;<span style=\"color: #c00000;\">Pendant longtemps, \u00eatre salari\u00e9 c&rsquo;\u00e9tait justement profiter de la s\u00e9curit\u00e9 de la condition salariale, le risque \u00e9tant laiss\u00e9 aux entrepreneurs qui avait en contrepartie la possibilit\u00e9 de s&rsquo;enrichir. Le capitalisme contemporain a invers\u00e9 cette \u00e9quation. C&rsquo;est d\u00e9sormais le salari\u00e9 qui est expos\u00e9 aux risques industriels et c&rsquo;est l&rsquo;entrepreneur, l&rsquo;actionnaire, qui en est prot\u00e9g\u00e9. C&rsquo;est un des \u00e9l\u00e9ments de la rupture du contrat implicite qui liait auparavant les salari\u00e9s aux entreprises.<span style=\"color: #777777;\">&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">\u00c9loi Laurent place cette question dans une perspective plus large. Dans l&rsquo;ouvrage \u00ab&nbsp;Nos mythologies \u00e9conomiques&nbsp;\u00bb, cette probl\u00e9matique est explicit\u00e9e dans la partie appel\u00e9e \u00ab la mythologie n\u00e9olib\u00e9rale \u00bb et le point particulier qui a pour titre : \u00ab une \u00e9conomie de march\u00e9 dynamique repose sur une concurrence libre et non fauss\u00e9e \u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Le n\u00e9olib\u00e9ralisme conna\u00eet deux modalit\u00e9s fondamentales : il met alternativement en sc\u00e8ne une \u00e9conomie asphyxi\u00e9e par les r\u00e9gulations publiques et un \u00c9tat submerg\u00e9 par des march\u00e9s tout-puissants. Ces deux visions, en apparence contradictoires, sont aussi mythologiques l&rsquo;une que l&rsquo;autre : le march\u00e9 n&rsquo;existe que parce qu&rsquo;il est r\u00e9gul\u00e9, et l&rsquo;\u00c9tat en tire pr\u00e9cis\u00e9ment sa puissance. [\u2026]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">La vraie question, occult\u00e9e par l&rsquo;\u00e9cran de fum\u00e9e mythologique, est ailleurs : <strong>qui assume les risques et les co\u00fbts de l&rsquo;\u00e9conomie de march\u00e9 ? Qui en poss\u00e8de les rentes ?&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\"> \u00ab&nbsp;[\u2026] L&rsquo;union europ\u00e9enne est aujourd&rsquo;hui simultan\u00e9ment la r\u00e9gion du monde o\u00f9 le commerce est le plus r\u00e9gul\u00e9 et celle o\u00f9 il est le plus d\u00e9velopp\u00e9 (le march\u00e9 unique europ\u00e9en repr\u00e9sente \u00e0 lui seul un tiers de ce que l&rsquo;on nomme la \u00ab mondialisation \u00bb). Plus la r\u00e9gulation publique est forte, plus les march\u00e9s sont dynamiques. On voit bien ce paradoxe \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre dans les n\u00e9gociations actuelles, complexes et opaques, sur les trait\u00e9s commerciaux transatlantiques et transpacifiques : pour lib\u00e9raliser, il faut r\u00e9guler.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">[\u2026] La r\u00e9gulation publique du march\u00e9 prend deux formes : l&rsquo;intervention et la non-intervention, cette derni\u00e8re \u00e9tant souvent le pouvoir le plus puissant, \u00e0 d\u00e9faut d&rsquo;\u00eatre le plus visible. La fiscalit\u00e9 est certes un instrument majeur d&rsquo;intervention publique, mais l&rsquo;absence de fiscalit\u00e9 oriente tout autant, sinon davantage des comportements individuels. En France, le travail est lourdement tax\u00e9 (pour financer les services publics et sociaux souhait\u00e9s par les Fran\u00e7ais), ce qui peut d\u00e9courager certaines d\u00e9cisions \u00e9conomiques, mais cette ing\u00e9rence n&rsquo;est rien face \u00e0 l&rsquo;encouragement des pollutions de toutes sortes qui r\u00e9sultent de la tr\u00e8s faible fiscalit\u00e9 pesant sur l&rsquo;usage des ressources naturelles. Si ces pollutions n&rsquo;\u00e9taient pas subventionn\u00e9es comme elles le sont, les consommateurs devraient en acquitter le v\u00e9ritable prix, et notamment payer le co\u00fbt r\u00e9el de l&rsquo;extraction des ressources naturelles (dont le dommage environnemental se fait sentir en France et encore plus \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger) ainsi que leur usage souvent dommageable pour la sant\u00e9. Ce co\u00fbt prohibitif, s&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas amorti par la puissance publique, aurait t\u00f4t fait de stimuler puissamment des comportements \u00e9cologiquement responsables et la recherche d&rsquo;alternatives \u00e9conomiques. La puissance publique peut certes encourager l&rsquo;innovation, mais beaucoup plus s\u00fbrement encore la d\u00e9courager.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Cela nous am\u00e8ne \u00e0 un point essentiel : les promoteurs du pr\u00e9tendu \u00ab libre \u00bb march\u00e9 ne r\u00e9clament absolument pas la fin de l&rsquo;intervention publique dans l&rsquo;\u00e9conomie, ils demandent simplement que celle-ci soit d\u00e9tourn\u00e9e en leur faveur ! En France, le MEDEF est parvenu ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 convaincre le gouvernement \u00e0 la fois du caract\u00e8re insupportable de l&rsquo;intervention publique et de la n\u00e9cessit\u00e9 absolue d&rsquo;un transfert historique de cotisations sociales de 40 milliards d&rsquo;euros des entreprises vers les m\u00e9nages. Aux \u00c9tats-Unis, les milliardaires les moins scrupuleux (comme les fr\u00e8res Koch, qui poss\u00e8dent aujourd&rsquo;hui un v\u00e9ritable empire industriel) se sont faits un devoir de propager par tous les moyens le mythe de la libre concurrence tout en b\u00e9n\u00e9ficiant pour leur plus grand profit de centaines de millions de dollars d&rsquo;exon\u00e9rations d&rsquo;imp\u00f4ts qui ne sont rien d&rsquo;autre que des subventions publiques pay\u00e9es par les contribuables aux propri\u00e9taires du capital. Le \u00ab mod\u00e8le \u00e9conomique \u00bb de ces \u00ab entrepreneurs \u00bb consiste \u00e0 se sp\u00e9cialiser dans la captation des subventions publiques. [\u2026]\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Ces d\u00e9veloppements me font songer \u00e0 cette r\u00e9flexion de Henry Morgenthau, le secr\u00e9taire au Tr\u00e9sor am\u00e9ricain de Franklin Roosevelt&nbsp;: \u00ab&nbsp; \u00ab<strong>Les imp\u00f4ts sont le prix \u00e0 payer pour une soci\u00e9t\u00e9 civilis\u00e9e, trop de citoyens veulent la civilisation au rabais<\/strong>\u00bb et que j&rsquo;avais \u00e9voqu\u00e9e lors du mot du jour du <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Jeudi 21 mars 2013\" href=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=2037\">Jeudi 21 mars 2013<\/a>.<\/span><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">\u00c9loi Laurent conteste le fait que l&rsquo;\u00c9tat soit impuissant devant les march\u00e9s financiers. Il parle de fable. Il insiste sur le r\u00f4le central qui a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9 par la puissance publique dans la lib\u00e9ralisation financi\u00e8re des derni\u00e8res d\u00e9cennies et le gain consid\u00e9rable qu&rsquo;elle en retire au quotidien.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il \u00e9crit :<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Le cas fran\u00e7ais est particuli\u00e8rement \u00e9loquent. C&rsquo;est la puissance publique en l&rsquo;occurrence d&rsquo;ob\u00e9dience socialiste, qui a organis\u00e9 dans les ann\u00e9es 1980 la lib\u00e9ralisation des march\u00e9s financiers, sur le territoire fran\u00e7ais et, par contrecoup, sur le continent europ\u00e9en, dans le but de financer sa dette publique sur les march\u00e9s ainsi rendus plus profonds. La mystification est compl\u00e8te lorsque, 30 ans plus tard, l&rsquo;\u00c9tat fran\u00e7ais, \u00e0 nouveau d&rsquo;ob\u00e9dience socialiste, entend r\u00e9duire sa dette publique et sabrer dans les d\u00e9penses sociales au nom d&rsquo;imp\u00e9ratifs qui lui seraient impos\u00e9s par les march\u00e9s financiers !<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">S&rsquo;il y a impuissance publique, elle est volontaire et r\u00e9versible \u00e0 tout moment. [\u2026]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">De la m\u00eame mani\u00e8re, la \u00ab&nbsp;crise&nbsp;\u00bb n&rsquo;est en rien une illustration de l&rsquo;impuissance de l&rsquo;\u00c9tat, mais au contraire une saisissante r\u00e9v\u00e9lation de sa toute-puissance : comme on l&rsquo;a vu \u00e0 l&rsquo;automne 2008, notre syst\u00e8me \u00e9conomique, sans la signature de l&rsquo;\u00c9tat et sa garantie publique, se serait effondr\u00e9 en quelques semaines. La v\u00e9ritable question, ici comme ailleurs, est celle de la r\u00e9partition des co\u00fbts : qui paye pour cette garantie apport\u00e9e par l&rsquo;\u00c9tat aux acteurs de l&rsquo;\u00e9conomie, en priorit\u00e9 financiers, en p\u00e9riode de r\u00e9cession ? Et pourquoi cette garantie ne b\u00e9n\u00e9ficie-t-elle pas ou plus aux autres acteurs du syst\u00e8me \u00e9conomique, \u00e0 commencer par les salari\u00e9s ?<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Derri\u00e8re la question des co\u00fbts se cache donc celle des risques, et il semble bien que nous soyons pass\u00e9s en la mati\u00e8re, tandis que la mythologie \u00e9conomique faisait \u00e9cran, d&rsquo;une assurance sociale apport\u00e9e aux travailleurs par la puissance publique (emploi, salaires, conditions de travail), de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre jusqu&rsquo;aux ann\u00e9es 1980, \u00e0 une garantie financi\u00e8re apport\u00e9e aux banques et aux investisseurs depuis lors. La puissance \u00e9conomique de l&rsquo;\u00c9tat est parfaitement intacte, elle a simplement \u00e9t\u00e9 mise au service d&rsquo;une autre cause que le progr\u00e8s social.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">La puissance publique a \u00e9t\u00e9 mise au service d&rsquo;une autre cause que le progr\u00e8s social&nbsp;!<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C&rsquo;est un peu brutal.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Dire que la puissance publique a accept\u00e9 de reculer est exacte, mais il ne reste pas moins que la Politique a pour lieu d&rsquo;expression des fronti\u00e8res nationales, alors que l&rsquo;\u00e9conomie transcende ces fronti\u00e8res. Il apparait tr\u00e8s compliqu\u00e9 de faire la r\u00e9volution dans un seul pays, c&rsquo;est-\u00e0-dire faire une politique qui remettrait en cause les positions acquises par les puissances financi\u00e8res et \u00e9conomiques au profit du plus grand nombre.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il n&rsquo;en reste pas moins que les questions initiales&nbsp;: Qui assume les risques et les co\u00fbts de l&rsquo;\u00e9conomie de march\u00e9 ? Qui en poss\u00e8de les rentes ?,&nbsp;sont fondamentales. Elles constituent une prise de conscience.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">La solution doit \u00eatre politique, mais elle est transnationale et doit se situer sur un territoire d&rsquo;une dimension telle que la Politique puisse r\u00e9ellement discuter \u00e0 armes \u00e9gales avec l&rsquo;Economie.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Dans l&rsquo;id\u00e9al il faudrait que ce territoire soit le Monde, mais l&rsquo;Union europ\u00e9enne constituerait une \u00e9tape cr\u00e9dible.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Mais disposer, \u00e0 ce niveau, d&rsquo;un vrai consensus politique semble encore totalement hors de port\u00e9e.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il n&rsquo;en reste pas moins qu&rsquo;avant d&rsquo;esp\u00e9rer arriver \u00e0 ce stade, il faut \u00eatre en capacit\u00e9 de d\u00e9construire les mythologies qui sont \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre et les remplacer par d&rsquo;autres plus orient\u00e9es vers l&rsquo;Humanisme et la pr\u00e9servation de notre m\u00e8re nourrici\u00e8re&nbsp;: notre plan\u00e8te.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\">&lt;902&gt;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Qui assume les risques et les co\u00fbts de l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9 ? Qui en poss\u00e8de les rentes ?&nbsp;\u00bb \u00c9loi Laurent \u00ab&nbsp;Nos mythologies \u00e9conomiques&nbsp;\u00bb page 18 Cette question qu&rsquo;on ne met que rarement au-devant de la sc\u00e8ne&nbsp;: Qui assume les risques&nbsp;?<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[10,3],"class_list":["post-2506","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-economie","tag-politique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2506","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2506"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2506\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12220,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2506\/revisions\/12220"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2506"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2506"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2506"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}