{"id":1704,"date":"2016-04-28T02:00:00","date_gmt":"2016-04-27T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=1704"},"modified":"2020-04-22T20:44:16","modified_gmt":"2020-04-22T18:44:16","slug":"jeudi-28-avril-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=1704","title":{"rendered":"Jeudi 28 avril 2016"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjDate\">Jeudi 28 avril 2016<\/div>\n<div class=\"mdjTexte\">\u00abL&rsquo;attention, est une ressource dont nous ne disposons qu&rsquo;en quantit\u00e9 finie.\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">Matthew Crawford<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C&rsquo;est mon ami Jean-Fran\u00e7ois, architecte de son m\u00e9tier et dijonnais de sa destin\u00e9e qui a attir\u00e9 mon attention sur <a href=\"http:\/\/www.telerama.fr\/idees\/comment-le-monde-actuel-a-privatise-le-silence,138904.php\"><span style=\"color: blue; text-decoration: underline;\">un article de Telerama <\/span><\/a>qui fait l&rsquo;\u00e9loge d&rsquo;un homme particulier qui a \u00e9crit un livre.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/042220_1837_LundiXXfvri1.jpg\" alt=\"\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">L&rsquo;homme est Matthew Crawford qui est \u00e0 la fois chercheur en philosophie \u00e0 L&rsquo;universit\u00e9 de Virginie mais aussi r\u00e9parateur de motos.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.editionsladecouverte.fr\/catalogue\/index-_loge_du_carburateur-9782707160065.html\"><span style=\"color: blue; font-family: Arial; text-decoration: underline;\">&lt;C&rsquo;est cette seconde activit\u00e9 qui lui a certainement inspir\u00e9 son premier livre: Eloge du carburateur&gt;<\/span><\/a><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\"> Mais le sous-titre de ce livre donne une id\u00e9e de quoi il parle : \u00ab Essai sur le sens et la valeur du travail \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Ce livre est d\u00e9crit de la mani\u00e8re suivante sur le site de l&rsquo;\u00e9diteur :<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Matthew B. Crawford \u00e9tait un brillant universitaire, bien pay\u00e9 pour travailler dans un think-tank \u00e0 Washington. Au bout de quelques mois, d\u00e9prim\u00e9, il d\u00e9missionne pour ouvrir&#8230; un atelier de r\u00e9paration de motos. \u00c0 partir du r\u00e9cit de son \u00e9tonnante reconversion professionnelle, il livre dans cet ouvrage intelligent et dr\u00f4le l&rsquo;une des r\u00e9flexions les plus fines sur le sens et la valeur du travail dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">M\u00ealant anecdotes, r\u00e9cit, et r\u00e9flexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce travail intellectuel \u00bb, dont on nous rebat les oreilles depuis que nous sommes entr\u00e9s dans l&rsquo;\u00ab \u00e9conomie du savoir \u00bb, se r\u00e9v\u00e8le pauvre et d\u00e9responsabilisant. De mani\u00e8re tr\u00e8s fine, \u00e0 l&rsquo;inverse, il restitue l&rsquo;exp\u00e9rience de ceux qui, comme lui, s&#8217;emploient \u00e0 fabriquer ou \u00e0 r\u00e9parer des objets &#8211; ce qu&rsquo;on ne fait plus gu\u00e8re dans un monde o\u00f9 l&rsquo;on ne sait plus rien faire d&rsquo;autre qu&rsquo;acheter, jeter et remplacer. Il montre que le travail manuel peut m\u00eame se r\u00e9v\u00e9ler beaucoup plus captivant d&rsquo;un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l&rsquo;\u00ab \u00e9conomie du savoir \u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Retour aux fondamentaux, donc. La caisse du moteur est f\u00eal\u00e9e, on voit le carburateur. Il est temps de tout d\u00e9monter et de mettre les mains dans le cambouis&#8230; \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Mais le livre dont parle TELERAMA concerne un autre sujet :<a href=\"http:\/\/www.editionsladecouverte.fr\/catalogue\/index-Contact-9782707186621.html\"><span style=\"color: blue; text-decoration: underline;\"> \u00ab Contact. Pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver \u00bb<\/span><\/a><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/042220_1837_LundiXXfvri2.jpg\" alt=\"\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et l&rsquo;article de Telerama explique que&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Les technologies modernes nous sollicitent de plus en plus, et chacun semble s&rsquo;en r\u00e9jouir. Or, cela \u00e9puise notre facult\u00e9 de penser et d&rsquo;agir, estime le philosophe-m\u00e9cano Matthew B. Crawford. \u00ab Tout le malheur des hommes vient d&rsquo;une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre \u00bb, \u00e9crivait d\u00e9j\u00e0 Pascal en son temps. Mais que dirait l&rsquo;auteur des Pens\u00e9es aujourd&rsquo;hui, face \u00e0 nos pauvres esprits sursatur\u00e9s de stimulus technologiques, confront\u00e9s \u00e0 une explosion de choix et pour lesquels pr\u00e9server un minimum de concentration s&rsquo;av\u00e8re un harassant d\u00e9fi quotidien ? C&rsquo;est cette crise de l&rsquo;attention qu&rsquo;un autre philosophe, cette fois contemporain, s&rsquo;est attel\u00e9 \u00e0 d\u00e9cortiquer. [&#8230;]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">C&rsquo;est en assurant la promotion de son [premier] best-seller que Crawford a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par ce qu&rsquo;il appelle \u00ab une nouvelle fronti\u00e8re du capitalisme \u00bb. \u00ab J&rsquo;ai pass\u00e9 une grande partie de mon temps en voyage, dans les salles d&rsquo;attente d&rsquo;a\u00e9roports, et j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 de voir combien notre espace public est colonis\u00e9 par des technologies qui visent \u00e0 capter notre attention. Dans les a\u00e9roports, il y a des \u00e9crans de pub partout, des haut-parleurs crachent de la musique en permanence. M\u00eame les plateaux gris sur lesquels le voyageur doit placer son bagage \u00e0 main pour passer aux rayons X sont d\u00e9sormais recouverts de publicit\u00e9s&#8230; \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Le voyageur en classe affaires dispose d&rsquo;une \u00e9chappatoire : il peut se r\u00e9fugier dans les salons priv\u00e9s qui lui sont r\u00e9serv\u00e9s. \u00ab On y propose de jouir du silence comme d&rsquo;un produit de luxe. Dans le salon \u00ab\u00a0affaires\u00a0\u00bb de Charles-de-Gaulle, pas de t\u00e9l\u00e9vision, pas de publicit\u00e9 sur les murs, alors que dans le reste de l&rsquo;a\u00e9roport r\u00e8gne la cacophonie habituelle. Il m&rsquo;est venu cette terrifiante image d&rsquo;un monde divis\u00e9 en deux : d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, ceux qui ont droit au silence et \u00e0 la concentration, qui cr\u00e9ent et b\u00e9n\u00e9ficient de la reconnaissance de leurs m\u00e9tiers ; de l&rsquo;autre, ceux qui sont condamn\u00e9s au bruit et subissent, sans en avoir conscience, les cr\u00e9ations publicitaires invent\u00e9es par ceux-l\u00e0 m\u00eames qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du silence&#8230; On a beaucoup parl\u00e9 du d\u00e9clin de la classe moyenne au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies ; la concentration croissante de la richesse aux mains d&rsquo;une \u00e9lite toujours plus exclusive a sans doute quelque chose \u00e0 voir avec notre tol\u00e9rance \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;exploitation de plus en plus agressive de nos ressources attentionnelles collectives. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Bref, il en va du monde comme des a\u00e9roports : nous avons laiss\u00e9 transformer notre attention en marchandise, ou en \u00ab <span style=\"color: #c00000;\">temps de cerveau humain disponible<span style=\"color: #777777;\"> \u00bb, pour reprendre la formule de Patrick Le Lay, ex-PDG de TF1 ; il nous faut d\u00e9sormais payer pour la retrouver.<br \/>\n<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">On peut certes batailler, gr\u00e2ce \u00e0 une autodiscipline de fer, pour r\u00e9sister \u00e0 la fragmentation mentale caus\u00e9e par le \u00ab <strong>multit\u00e2che<\/strong> \u00bb. R\u00e9sister par exemple devant notre d\u00e9sir d&rsquo;aller consulter une \u00e9ni\u00e8me fois notre bo\u00eete mail, notre fil Instagram, tout en \u00e9coutant de la musique sur Spotify et en \u00e9crivant cet article&#8230; \u00ab Mais l&rsquo;autor\u00e9gulation est comme un muscle, pr\u00e9vient Crawford. Et ce muscle s&rsquo;\u00e9puise facilement. Il est impossible de le solliciter en permanence. L&rsquo;autodiscipline, comme l&rsquo;attention, est une ressource dont nous ne disposons qu&rsquo;en quantit\u00e9 finie. C&rsquo;est pourquoi nombre d&rsquo;entre nous se sentent \u00e9puis\u00e9s mentalement. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Cela ressemble \u00e0 une critique classique de l&rsquo;asservissement moderne par la technologie alli\u00e9e \u00e0 la logique marchande. Sauf que Matthew Crawford choisit une autre lecture, bien plus provocatrice. <strong>L&rsquo;\u00e9puisement provoqu\u00e9 par le papillonnage moderne, explique-t-il, n&rsquo;est pas que le r\u00e9sultat de la technologie. Il t\u00e9moigne d&rsquo;une crise des valeurs, qui puise ses sources dans notre identit\u00e9 d&rsquo;individu moderne.<\/strong> Et s&rsquo;enracine dans les aspirations les plus nobles, les plus raisonnables de l&rsquo;\u00e2ge des Lumi\u00e8res. La faute \u00e0 Descartes, Locke et Kant, qui ont voulu faire de nous des sujets autonomes, capables de nous lib\u00e9rer de l&rsquo;autorit\u00e9 des autres \u2014 il fallait se lib\u00e9rer de l&rsquo;action manipulatrice des rois et des pr\u00eatres. \u00ab Ils ont th\u00e9oris\u00e9 la personne humaine comme une entit\u00e9 isol\u00e9e, explique Crawford, totalement ind\u00e9pendante par rapport au monde qui l&rsquo;entoure. Et aspirant \u00e0 une forme de responsabilit\u00e9 individuelle radicale. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C&rsquo;\u00e9tait, conc\u00e8de tout de m\u00eame le philosophe dans sa relecture (radicale, elle aussi) des Lumi\u00e8res, une \u00e9tape n\u00e9cessaire, pour se lib\u00e9rer des entraves impos\u00e9es par des autorit\u00e9s qui, comme disait Kant, maintenaient l&rsquo;\u00eatre humain dans un \u00e9tat de \u00ab minorit\u00e9 \u00bb. Mais les temps ont chang\u00e9. \u00ab La cause actuelle de notre malaise, ce sont les illusions engendr\u00e9es par un projet d&rsquo;\u00e9mancipation qui a fini par d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer, celui des Lumi\u00e8res pr\u00e9cis\u00e9ment. \u00bb Obs\u00e9d\u00e9s par cet id\u00e9al d&rsquo;autonomie que nous avons mis au c\u0153ur de nos vies, politiques, \u00e9conomiques, technologiques, nous sommes all\u00e9s trop loin. Nous voil\u00e0 encha\u00een\u00e9s \u00e0 notre volont\u00e9 d&rsquo;\u00e9mancipation.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">[&#8230;] le philosophe offre une vision alternative, et m\u00eame quelques cl\u00e9s th\u00e9rapeutiques, pour reprendre le contr\u00f4le sur nos esprits distraits. Pas question pour lui de jeter tablettes et smartphones \u2014 ce serait illusoire. Ni de s&rsquo;en remettre au seul travail \u00ab sur soi \u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/042220_1837_LundiXXfvri3.jpg\" alt=\"\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">\u00ab L&rsquo;effet combin\u00e9 de ces efforts d&rsquo;\u00e9mancipation et de d\u00e9r\u00e9gulation, par les partis de gauche comme de droite, a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;augmenter le fardeau qui p\u00e8se sur l&rsquo;individu d\u00e9sormais vou\u00e9 \u00e0 s&rsquo;autor\u00e9guler, constate-t-il. Il suffit de jeter un \u0153il au rayon \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement personnel\u00a0\u00bb d&rsquo;une librairie : le personnage central du grand r\u00e9cit contemporain est un \u00eatre soumis \u00e0 l&rsquo;imp\u00e9ratif de choisir ce qu&rsquo;il veut \u00eatre et de mettre en \u0153uvre cette transformation gr\u00e2ce \u00e0 sa volont\u00e9. Sauf qu&rsquo;apparemment l&rsquo;individu contemporain ne s&rsquo;en sort pas tr\u00e8s bien sur ce front, si l&rsquo;on en juge par des indicateurs comme les taux d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9, d&rsquo;endettement, de divorce, d&rsquo;addictions y compris technologiques&#8230; \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Matthew Crawford pr\u00e9f\u00e8re, en bon r\u00e9parateur de motos, appeler \u00e0 remettre les mains dans le cambouis. Autrement dit \u00e0<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab s&rsquo;investir dans une activit\u00e9 qui structure notre attention et nous oblige \u00e0 \u00ab\u00a0sortir\u00a0\u00bb de nous. Le travail manuel, artisanal par exemple, l&rsquo;apprentissage d&rsquo;un instrument de musique ou d&rsquo;une langue \u00e9trang\u00e8re, la pratique du surf [NDLR : Crawford est aussi surfeur] nous contraignent par la concentration que ces activit\u00e9s imposent, par leurs r\u00e8gles internes. Ils nous confrontent aux obstacles et aux frustrations du r\u00e9el. Ils nous rappellent que nous sommes des \u00eatres \u00ab\u00a0situ\u00e9s\u00a0\u00bb, constitu\u00e9s par notre environnement, et que c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui nous nous permet d&rsquo;agir et de nous \u00e9panouir \u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Bref, il s&rsquo;agit de mettre en place une \u00ab \u00e9cologie de l&rsquo;attention \u00bb qui permette d&rsquo;aller \u00e0 la rencontre du monde, tel qu&rsquo;il est, et de redevenir attentif \u00e0 soi et aux autres \u2014 un v\u00e9ritable antidote au narcissisme et \u00e0 l&rsquo;autisme. \u00bb&#8230;<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Voil\u00e0, je vais maintenant retourner \u00e0 des travaux manuels, j&rsquo;ai une lampe \u00e0 finir&#8230;<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">&lt;693&gt;<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\"><br \/>\n<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeudi 28 avril 2016 \u00abL&rsquo;attention, est une ressource dont nous ne disposons qu&rsquo;en quantit\u00e9 finie.\u00bb Matthew Crawford C&rsquo;est mon ami Jean-Fran\u00e7ois, architecte de son m\u00e9tier et dijonnais de sa destin\u00e9e qui a attir\u00e9 mon attention sur un article de Telerama<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[54,6,7],"class_list":["post-1704","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-humanisme","tag-philosophie","tag-societe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1704","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1704"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1704\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8645,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1704\/revisions\/8645"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1704"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1704"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1704"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}