{"id":16043,"date":"2024-10-04T06:45:06","date_gmt":"2024-10-04T04:45:06","guid":{"rendered":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=16043"},"modified":"2024-11-04T17:23:12","modified_gmt":"2024-11-04T16:23:12","slug":"vendredi-4-octobre-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=16043","title":{"rendered":"Vendredi 4 Octobre 2024"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\u00ab La Neuvi\u00e8me symphonie de Mahler est l&rsquo;om\u00e9ga de la Musique. \u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">Herbert von Karajan<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">La Phrase compl\u00e8te de Karajan est la suivante : <\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: arial;\">\u00ab La Messe en si de Bach et la Neuvi\u00e8me de Mahler sont l&rsquo;alpha<br \/>\net l&rsquo;om\u00e9ga de la musique. \u00bb <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Bien s\u00fbr il existe des chefs d&rsquo;oeuvre \u00e9crits avant Bach et d&rsquo;autres apr\u00e8s Mahler, mais Karajan veut montrer un arc qui relie deux piliers sur lesquels repose la musique europ\u00e9enne : le premier une messe catholique \u00e9crit par un luth\u00e9rien et achev\u00e9 en 1749, le second l&rsquo;aboutissement de la symphonie romantique cr\u00e9\u00e9e, le 26 juillet 1912, \u00e0 Vienne sous la direction de <strong>Bruno Walter,<\/strong> un peu plus d&rsquo;un an apr\u00e8s la mort de Gustav Mahler, le 18 mai 1911, \u00e0 51 ans. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-16046 alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Gustav-Mahler-Rodin.jpg\" alt=\"\" width=\"323\" height=\"497\" srcset=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Gustav-Mahler-Rodin.jpg 411w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Gustav-Mahler-Rodin-195x300.jpg 195w\" sizes=\"auto, (max-width: 323px) 100vw, 323px\" \/>Mahler avait \u00e9crit le premier avril 1910 : \u00ab Mise au net, la partition de ma Neuvi\u00e8me est<br \/>\ntermin\u00e9e. \u00bb. Il l\u2019avait donc termin\u00e9 un an avant sa mort, il ne l\u2019a jamais entendue autrement que dans une r\u00e9duction au piano et dans sa vie int\u00e9rieure.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Concernant la musique de chambre, j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 le disque que j&#8217;emm\u00e8nerai sur une \u00eele d\u00e9serte : \u00ab <a href=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=9555\"><span style=\"color: #0000ff;\">Le quintette en ut pour D. 956.<\/span><\/a> \u00bb de Franz Schubert. S\u2019il m\u2019\u00e9tait possible d\u2019ajouter un disque de symphonie je prendrai une interpr\u00e9tation de la 9<sup>\u00e8me<\/sup> symphonie de Mahler.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\"><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Hier nous avons eu la joie d&rsquo;entendre cette symphonie jou\u00e9e \u00e0 la Philharmonie de Paris par l&rsquo;Orchestre de Paris, dirig\u00e9 par son jeune et talentueux directeur musical : <strong>Klaus M\u00e4kel\u00e4<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">S&rsquo;il faut croire <strong>Andr\u00e9 Peyr\u00e8gne<\/strong>, un critique ayant assist\u00e9 \u00e0 ce concert \u00ab <a href=\"https:\/\/www.classiquenews.com\/critique-concert-paris-philharmonie-le-2-oct-2024-mahler-symphonie-n9-orchestre-de-paris-klaus-makela-direction\/\"><span style=\"color: #0000ff;\">Symphonie n\u00b09. Orchestre de Paris \/ Klaus M\u00e4kel\u00e4<\/span><\/a> \u00bb : <\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: arial;\">\u00ab La Neuvi\u00e8me symphonie de Gustav Mahler fait partie de ces \u0153uvres monumentales que l\u2019on n\u2019entend en concert que deux ou trois fois dans sa vie. \u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Si cette assertion est exacte, j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 rempli mon quota. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">J&rsquo;ai pourtant eu le sentiment que ce monument mystique de l&rsquo;Adieu se refusait \u00e0 moi, en concert. Pourtant, le 17 f\u00e9vrier 2019, l&rsquo;Orchestre Philharmonique de Vienne \u00e9tait de passage \u00e0 Lyon et joua cette \u0153uvre \u00e0 l&rsquo;Auditorium. Mais, au m\u00eame moment, avec Annie et Florence, nous \u00e9tions d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la Philharmonie de Paris, pour assister au concert d&rsquo;une symphonie de Mahler encore plus rarement jou\u00e9 : la symphonie N\u00b08 symphonie \u00ab des Mille \u00bb qui n\u00e9cessite des effectifs d\u00e9mesur\u00e9s. J&rsquo;avais \u00e9crit un mot du jour le lendemain de ce concert : \u00ab <a href=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=6220\"><span style=\"color: #0000ff;\">une hymne \u00e0 la sacralit\u00e9 de l\u2019univers<\/span><\/a> \u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Une seconde chance nous fut offerte et nous avions pris nos billets pour assister \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation de la 9<sup>eme<\/sup> par l\u2019Orchestre de San Francisco sous la direction de Michael Tilson-Thomas. Mais ce concert devait avoir lieu le 7 avril 2020, temps de la Covid 19 et de confinement. Et finalement, la premi\u00e8re fois eut lieu le 16 septembre 2022, le jour o\u00f9 mon fr\u00e8re m\u2019annon\u00e7a qu\u2019il \u00e9tait atteint de la leuc\u00e9mie qui l\u2019emportera 40 jours apr\u00e8s. Gustavo Dudamel \u00e9tait le chef et l\u2019Orchestre \u00e9tait celui dans lequel mon fr\u00e8re a \u0153uvr\u00e9 pendant 15 ans : l\u2019Orchestre de l\u2019Op\u00e9ra de Paris. Depuis, Nikolaj Szeps Znaider a interpr\u00e9t\u00e9 cette \u0153uvre avec son orchestre lyonnais, lors de la derni\u00e8re saison.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">\u00a0Beaucoup de musicologues ont parl\u00e9 de la superstition de Mahler concernant la symphonie num\u00e9ro 9 qui fut la derni\u00e8re de Beethoven, de Schubert et aussi de Dvorak. Il tenta de biaiser, sa vraie 9<sup>\u00e8me<\/sup> fut en r\u00e9alit\u00e9 sa pr\u00e9c\u00e9dente \u0153uvre, mais pour conjurer le sort, il l&rsquo;appela \u00ab Le chant de la terre \u00bb. Et puis, il n&rsquo;avait pas encore totalement finalis\u00e9 la symphonie qu&rsquo;il num\u00e9rota 9, pour commencer la composition de la 10 en 1909. Tout ceci fut vain, seul le premier mouvement de la 10 put \u00eatre, \u00e0 peu pr\u00e8s, fini et la symphonie qu&rsquo;il appela 9 fut bien sa derni\u00e8re \u0153uvre achev\u00e9e qu&rsquo;il ne put jamais entendre jou\u00e9e par un orchestre. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">L\u2019\u0153uvre est compos\u00e9e de 4 mouvements, le premier est extraordinaire. Alban Berg \u00e9crivit : <\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: arial;\"> \u00ab Le premier mouvement de sa Symphonie n\u00b0 9 est le plus merveilleux que Mahler ait \u00e9crit. Il exprime l\u2019amour de ce monde, pour la nature,le d\u00e9sir d\u2019y vivre en paix, d\u2019en jouir pleinement, jusqu\u2019aux tr\u00e9fonds de son \u00eatre, avant que la mort, irr\u00e9m\u00e9diablement,ne nous appelle. \u00bb <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Mahler est dans une p\u00e9riode douloureuse de sa vie. Sa fille ain\u00e9e est morte suite \u00e0 une brusque maladie, son m\u00e9decin vient de lui diagnostiquer une maladie cardiaque tr\u00e8s grave et son \u00e9pouse Alma Schindler dont il se rend compte combien elle compte pour lui, s&rsquo;\u00e9loigne de lui et le trompe. Ce premier mouvement \u00e9merge du silence. Bernstein entend, dans ce d\u00e9but, le rythme irr\u00e9gulier d&rsquo;un c\u0153ur qui bat : <\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\"> \u00ab La premi\u00e8re chose qu\u2019on entend dans ce mouvement est une pr\u00e9monition de la mort sous forme d\u2019un rythme irr\u00e9gulier qui, j\u2019en suis s\u00fbr, est pour Mahler le battement irr\u00e9gulier de son propre c\u0153ur. Son rythme cardiaque l\u2019inqui\u00e9tait beaucoup. Dans la derni\u00e8re ann\u00e9e de sa vie, il connaissait ce probl\u00e8me cardiaque, et il le nota pour en faire le d\u00e9but de cette symphonie. \u00bb <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Par la suite ce mouvement passera par toutes les phases des \u00e9motions humaines : la tendresse, la col\u00e8re, la r\u00e9volte, la nostalgie, l&rsquo;apaisement. Harnoncourt ou Celibidache ne voulaient pas interpr\u00e9ter Mahler parce qu&rsquo;ils le trouvaient impudique, il mettait toutes ses \u00e9motions dans la partition. Sa fille survivante Anna disait qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais rien \u00e9crit de plus accompli, tout Mahler est dans ce premier mouvement. C&rsquo;est encore Bernstein qui en parle le mieux : <\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\"> \u00ab Dans ce premier mouvement, c\u2019est surtout un adieu \u00e0 la tendresse, \u00e0 la passion, un adieu \u00e0 l\u2019amour humain. [\u2026] Toute la symphonie parle de r\u00e9miniscences, de nostalgie, de tendresse, de relations personnelles. Au milieu de cette nostalgie attrist\u00e9e, il y a une s\u00e9rie d\u2019immenses progressions, des rencontres personnelles qui tant\u00f4t marchent et tant\u00f4t \u00e9chouent. Elles sont suivies de renoncements, de retraites, de redditions. Suivis de nouvelles tentatives de se souvenir, de ressaisir, de revivre les moments passionn\u00e9s de la vie. [\u2026] D\u00e8s que j\u2019arrive \u00e0 la fin de ce premier mouvement, avec sa rage temp\u00e9tueuse et ses aspirations, c\u2019est comme si j\u2019\u00e9tais \u00e0 la fin d\u2019un roman de Tolsto\u00ef. Il dure pr\u00e8s d\u2019une demi-heure. C\u2019est une esp\u00e8ce de \u00ab Guerre et Paix \u00bb, et je suis toujours \u00e9tonn\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e qu\u2019il reste encore trois autres longs mouvements \u00e0 jouer, dans lesquels Mahler fait de nouveau ses adieux \u00e0 d\u2019autres aspects de la vie. \u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Les deuxi\u00e8mes et troisi\u00e8mes mouvements sont des danses pleines de fougues, d&rsquo;ironies et de futilit\u00e9s. Selon Bernstein la premi\u00e8re danse est rustique et la seconde urbaine. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Je dirai que Mahler s&rsquo;amuse, essaye de se divertir entre l&rsquo;immense premier mouvement et le sublime adagio final. Pour cet adagio, il vaut mieux encore laisser la parole \u00e0 <strong>Leonard Bernstein<\/strong> qui a tant jou\u00e9, \u00e9tudi\u00e9 et aim\u00e9 la musique de Mahler : <\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: arial;\">\u00ab Le mouvement est \u00e0 peine discernable. L\u2019espace entre les lignes est immense. C\u2019est ce qui se rapproche le plus dans la musique occidentale de la notion orientale de m\u00e9ditation transcendantale. Mais il n\u2019est pas encore pr\u00eat \u00e0 accepter cette solution, ce \u00ab Brahma \u00bb, ce n\u00e9ant. Et il se cramponne donc de nouveau \u00e0 la vie avec amertume, ressentiment, passion. Tout au long du mouvement, Mahler alterne entre ces deux tentatives de r\u00e9alisation spirituelle : l\u2019occidentale et l\u2019orientale. Lorsqu\u2019il s\u2019essouffle dans l\u2019une, il essaie l\u2019autre, et inversement. Il y a une s\u00e9rie de progressions, dont la derni\u00e8re n\u2019aboutit pas. Tr\u00e8s courte, elle essaie de les surpasser toutes, mais n\u2019y parvient pas.<br \/>\nApr\u00e8s cela, on a soudain le sentiment qu\u2019il laisse filer. C\u2019est le tournant du dernier mouvement, car c\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que le monde lui glisse entre les doigts. Il r\u00e9ussit \u00e0 parvenir \u00e0 une acceptation heureuse, sereine de la fin de la vie. Et il l\u00e2che prise. Et ce moment est l\u2019une des choses les plus remarquables de toute la musique : la derni\u00e8re page de cette symphonie. Qui arrive avec une \u00e9tonnante lenteur, une \u00e9tonnante s\u00e9rie de silences. Mais apr\u00e8s chacun il essaie de nouveau de ressaisir la vie, de s\u2019y accrocher, et elle glisse de nouveau. Il y a une s\u00e9rie de tentatives, de moins en moins r\u00e9ussies. Et finalement il l\u00e2che, compl\u00e8tement, de la plus merveilleuse fa\u00e7on, par le silence plus que par les notes.<br \/>\nA la fin du mouvement, il n\u2019y a plus qu\u2019une s\u00e9rie de \u00ab fils d\u2019araign\u00e9e \u00bb : Un petit fil qui le rattache \u00e0 peine \u00e0 la vie. Et puis qui l\u00e2che, et puis un autre petit fil, juste un la b\u00e9mol aigu, et il finit, et c\u2019est le silence. Et finalement, l\u2019acceptation, et tout s\u2019\u00e9teint. \u00bb <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Ces pianossimos finaux que <strong>Claudio Abbado<\/strong> expliquait \u00e0 ses musiciens par l&rsquo;image suivante : \u00ab le <strong>bruit que fait la neige qui tombe sur de la neige<\/strong> \u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">La symphonie a \u00e9merg\u00e9 du silence et retourne dans le silence, apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9 par des chemins tortueux de violence, de chaos, de m\u00e9ditation et de tendresse. Si le coeur vous en dit <strong>Gil Pressnitzer<\/strong>, sur le site <strong>Esprits Nomades<\/strong> analyse longuement cette symphonie de l&rsquo;adieu et de la pl\u00e9nitude : \u00ab <a href=\"https:\/\/www.espritsnomades.net\/musiques\/gustav-mahler-symphonie-n-9-en-re-majeur-partie-1-2\/\"><span style=\"color: #0000ff;\">L\u2019ab\u00eeme des ab\u00eemes<\/span><\/a> \u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Que dire de l&rsquo;interpr\u00e9tation de Klaus M\u00e4kel\u00e4 du haut de ses 28 ans ?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-16055 alignright\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Klaus-Makela.jpg\" alt=\"\" width=\"354\" height=\"361\" srcset=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Klaus-Makela.jpg 648w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Klaus-Makela-295x300.jpg 295w\" sizes=\"auto, (max-width: 354px) 100vw, 354px\" \/>D&rsquo;abord on est frapp\u00e9 une nouvelle fois par la symbiose incroyable qu&rsquo;il est parvenu \u00e0 cr\u00e9er avec son Orchestre de Paris qu&rsquo;il va quitter en 2027 pour devenir le directeur musical de deux orchestres qui se trouvent dans le Top 5 au niveau mondial : L&rsquo;orchestre du ConcertGebouw d&rsquo;Amsterdam et le Chicago symphony Orchestra. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Ensuite, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 \u00e9mu et j&rsquo;ai aim\u00e9 par ce concert. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Les critiques ont \u00e9t\u00e9 partag\u00e9es. Le magazine <strong>Diapason <\/strong>a \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7u \u00ab <a href=\"https:\/\/www.diapasonmag.fr\/critiques\/une-claudicante-neuvieme-de-mahler-par-klaus-makela-50847.html\"><span style=\"color: #0000ff;\">Une claudicante Neuvi\u00e8me de Mahler par Klaus M\u00e4kel\u00e4<\/span><\/a> \u00bb. Le site <strong>ResMusica<\/strong> est dans le m\u00eame esprit :\u00ab <a href=\"https:\/\/www.resmusica.com\/2024\/10\/03\/klaus-makela-la-neuvieme-de-mahler-comme-une-obsessionbis-repetita\/\"><span style=\"color: #0000ff;\">un beau t\u00e9moignage orchestral, malheureusement d\u00e9nu\u00e9 d&rsquo;\u00e9motion, d&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 et de continuit\u00e9<\/span><\/a><span style=\"color: #000000;\">.<\/span> \u00bb. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Andr\u00e9 Peyr\u00e8gne, d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, est d&rsquo;un avis oppos\u00e9 \u00ab <a href=\"https:\/\/www.classiquenews.com\/critique-concert-paris-philharmonie-le-2-oct-2024-mahler-symphonie-n9-orchestre-de-paris-klaus-makela-direction\/\"><span style=\"color: #0000ff;\">On eut droit \u00e0 une interpr\u00e9tation \u00e9tourdissante, bouleversante, m\u00e9morable de cette \u0153uvre hors du commun<\/span><\/a><span style=\"color: #0000ff;\">.<\/span> \u00bb. Le plus dr\u00f4le est Lo\u00efc C\u00e9ry qui non seulement encense Klaus M\u00e4kel\u00e4 \u00ab <a href=\"https:\/\/blogs.mediapart.fr\/loic-cery\/blog\/061024\/mahler-par-klaus-maekelae-sur-les-cimes-de-letr\"><span style=\"color: #0000ff;\">Une version magistrale de la Neuvi\u00e8me Symphonie de Mahler par l&rsquo;orchestre de Paris sous la direction de Klaus M\u00e4kel\u00e4 jeudi 3 octobre<\/span><\/a> \u00bb, en outre, critique les deux premiers critiques avec un argumentaire solide et structur\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone  wp-image-16056\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Orchestre-de-Paris-Klaius-Makkela-9eme-symphonie-de-Mahler.jpg\" alt=\"\" width=\"841\" height=\"473\" srcset=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Orchestre-de-Paris-Klaius-Makkela-9eme-symphonie-de-Mahler.jpg 800w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Orchestre-de-Paris-Klaius-Makkela-9eme-symphonie-de-Mahler-300x169.jpg 300w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Orchestre-de-Paris-Klaius-Makkela-9eme-symphonie-de-Mahler-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 841px) 100vw, 841px\" \/>Pour ma part, sur le site de Diapason j&rsquo;ai plus simplement r\u00e9pondu \u00e0 la premi\u00e8re critique par ces mots : <\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: arial;\">\u00ab j&rsquo;ai beaucoup aim\u00e9. \u00c9videmment que dans 40 ans, il jouera autrement ce monument, cet Omega de la musique selon Karajan. Il aura alors 68 ans et je ne serai plus en \u00e9tat de l\u2019entendre.<br \/>\nAlors je suis tr\u00e8s heureux et combl\u00e9 d\u2019avoir pu entendre ce que du haut de ses 28 ans, Klaus M\u00e4kel\u00e4 pouvait faire r\u00e9sonner de cet \u0153uvre d\u2019adieu, de mort et de beaut\u00e9.<br \/>\nIl a su donner des moments sublimes dans l\u2019adagio, mais aussi la fin du premier mouvement qui fut un moment de gr\u00e2ce. Et il n\u2019y a jamais eu des moments de vide, tout \u00e9tait habit\u00e9 et int\u00e9ressant.<br \/>\nIl a eu raison d\u2019interpr\u00e9ter cette oeuvre \u00e0 ce stade de son d\u00e9veloppement artistique et humain.<br \/>\nJ\u2019\u00e9tais rempli de beaut\u00e9 et d\u2019\u00e9motion \u00e0 la fin de ce concert.<br \/>\nEt rien ne m\u2019emp\u00eache en rentrant d\u2019\u00e9couter sur ma cha\u00eene d\u2019autres interpr\u00e9tations : Giulini, Walter a quelques mois de sa mort, Karajan, Klemperer ou Sinopoli et tant d\u2019autres&#8230;. Abbado par exemple&#8230;<br \/>\nCette \u0153uvre est si riche et si intense qu\u2019elle autorise beaucoup de regards diff\u00e9rents.\u00bb <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: arial;\">Au cours des ann\u00e9es, beaucoup d&rsquo;enregistrements remarquables ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s. Faire un choix est tr\u00e8s subjectif.<\/span><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-16062\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Les-version-de-la-9.jpg\" alt=\"\" width=\"699\" height=\"665\" srcset=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Les-version-de-la-9.jpg 699w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Les-version-de-la-9-300x285.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 699px) 100vw, 699px\" \/><\/p>\n<p><span style=\"color: rgb(119, 119, 119); font-family: arial;\">Sur internet vous trouverez de nombreuses interpr\u00e9tations de cette 9\u00e8me symphonie, mais toujours avec cette contrari\u00e9t\u00e9 absolue d\u2019interruption de la musique par de la publicit\u00e9, contrepartie de la gratuit\u00e9.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: rgb(119, 119, 119); font-family: arial;\">Si vous passez outre ce sacril\u00e8ge, vous pouvez visionner le dernier concert, en tant que directeur musical, sur une page cor\u00e9enne, de <strong>Seiji Ozawa<\/strong> \u00e0 la t\u00eate du <strong> Boston Symphony Orchestra<\/strong> dans le Boston Symphony Hall, le 20 avril 2002. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: rgb(119, 119, 119); font-family: arial;\">Seiji Ozawa fut le directeur musical de cet orchestre durant pr\u00e8s de trente ans, de 1973 \u00e0 2002.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: rgb(119, 119, 119); font-family: arial;\">\u00ab <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=StF5xlXqhjs\"><font color=\"#0000ff\">Mahler \u2013 9 \u2013 Boston Symphony \u2013 Seiji Ozawa \u2013 20 avril 2002<\/font><\/a> \u00bb<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab La Neuvi\u00e8me symphonie de Mahler est l&rsquo;om\u00e9ga de la Musique. \u00bb Herbert von Karajan La Phrase compl\u00e8te de Karajan est la suivante : \u00ab La Messe en si de Bach et la Neuvi\u00e8me de Mahler sont l&rsquo;alpha et l&rsquo;om\u00e9ga<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[17,20,19],"class_list":["post-16043","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-histoire","tag-musique","tag-personnel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16043","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=16043"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16043\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16067,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16043\/revisions\/16067"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=16043"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=16043"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=16043"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}