{"id":15301,"date":"2024-01-31T01:50:40","date_gmt":"2024-01-31T00:50:40","guid":{"rendered":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=15301"},"modified":"2024-03-03T16:10:26","modified_gmt":"2024-03-03T15:10:26","slug":"mercredi-31-janvier-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=15301","title":{"rendered":"Mercredi 31 janvier 2024"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\u00ab\u00a0Car c&rsquo;est ainsi que les hommes naissent, vivent et disparaissent. \u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">C\u00e9cile Coulon, d\u00e9but de son livre \u00ab\u00a0La langue des choses cach\u00e9es\u00a0\u00bb<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Ce livre \u00ab\u00a0<strong>La langue des choses cach\u00e9es<\/strong>\u00a0\u00bb commencent ainsi\u00a0:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/013124_0037_Mercredi31j1.jpg\" alt=\"\" width=\"269\" height=\"369\" align=\"left\" \/><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab\u00a0Car c&rsquo;est ainsi que les hommes naissent, vivent et disparaissent, en prenant avec les cieux de funestes engagements : leurs mains caressent et d\u00e9chirent, rendent la peau si douce qu&rsquo;on y plonge facilement des lances et des \u00e9p\u00e9es. Rien ne les effraie sinon leur propre mort, leurs doigts sont plus courts que ceux des grands singes, leurs ongles moins tranchants que ceux des petits chiens, pourtant ils avilissent b\u00eates et prairies, ils prennent les rivi\u00e8res, les arbres et les ruines du vieux monde. Ils prennent, oui, avec une avidit\u00e9 de nouveau-n\u00e9 et une violence de dieu malade, ils posent les yeux sur un carr\u00e9 d&rsquo;ombre et, par ce regard, l&rsquo;ombre leur appartient et le soleil leur doit sa lumi\u00e8re et sa chaleur.\u00a0Ils se nourrissent des l\u00e9gendes qui font la terre ronde et trou\u00e9e, le ciel bleu et fauve, ils construisent des villes g\u00e9antes pour des vies minuscules et la haine de cette petitesse les pousse \u00e0 toutes les grandeurs. En amour, ils ne comprennent rien aux secousses du c\u0153ur et du sexe, ils tentent de les apaiser, leurs forces sont fragiles, leurs corps mal pr\u00e9par\u00e9s aux temp\u00eates des sentiments. Ils ont trouv\u00e9 un langage pour tout dire\u00a0; avec ce tr\u00e9sor, ils s&rsquo;\u00e9puisent \u00e0 convaincre qu&rsquo;ils sont les chefs, les puissants, les vainqueurs.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Qu&rsquo;importe qu&rsquo;ils violent des femmes, des enfants, des fr\u00e8res ou des inconnus, qu&rsquo;importe qu&rsquo;ils vident des oc\u00e9ans et remplissent des charniers, tout est vou\u00e9 \u00e0 finir dans un livre, un mus\u00e9e, une salle de classe, tout sera transform\u00e9 en statue, en comp\u00e9tition, en documentaire. Alors, qu&rsquo;importe qu&rsquo;ils incendient des biblioth\u00e8ques, des villages et des pays entiers, qu&rsquo;ils martyrisent ceux qu&rsquo;ils aiment, il faut pour vaincre tout br\u00fbler, et regarder les flammes monter au-dessus des for\u00eats jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elles forment sous l&rsquo;orbe des nuages de grandes lettres illisibles. Qu&rsquo;importe qu&rsquo;ils passent sur cette terre plus vite qu&rsquo;un arbre, une maison, une tortue ou un rivage, ils sont si beaux, avec leurs yeux pleins d&rsquo;amour et leurs mains pleines de sang, ils sont si beaux, avec leurs corps comme des brindilles, ils se tiennent droit, ils imitent les falaises, ils se croient montagnes ou sommets, ils sont si beaux dans leur soif capable de tarir les sources les plus anciennes, ils sont si beaux dans la timidit\u00e9 du premier baiser, cela ne dure qu&rsquo;une seconde mais apr\u00e8s ils ne seront plus jamais grands. Oui, c&rsquo;est ainsi que les hommes naissent, vivent et disparaissent. <\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Au milieu de cette foule aveugle, titubante, certains comprennent les choses cach\u00e9es.\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">A l&rsquo;origine de mon int\u00e9r\u00eat pour ce livre se trouve un extrait de <strong>\u00ab\u00a0la Grande Librairie<\/strong>\u00a0\u00bb que Florence a partag\u00e9 sur un r\u00e9seau social\u00a0: <a href=\"https:\/\/twitter.com\/GrandeLibrairie\/status\/1745187464459788425\"><span style=\"color: #0000ff;\">&lt;C\u00e9cile Coulon Lit&gt;<\/span><\/a><span style=\"color: #0000ff;\">.<\/span><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">J&rsquo;ai, ainsi, entendu <strong>C\u00e9cile Coulon<\/strong> lire le d\u00e9but du prologue de son dernier livre, accompagn\u00e9 par le violoncelle de <strong>Victor Julien-Laferri\u00e8re<\/strong> interpr\u00e9tant un chant de No\u00ebl traditionnel catalan : \u00ab Le chant des oiseaux \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">J&rsquo;ai trouv\u00e9 tant de force et de po\u00e9sie dans cette d\u00e9clamation de C\u00e9cile Coulon que je suis all\u00e9 visionner l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9mission de la Grande Librairie du 10 janvier 2024 dans laquelle elle intervenait.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">\u00c9mission tr\u00e8s int\u00e9ressante, comme toujours, dans laquelle C\u00e9cile Coulon irradiait de passion, d&rsquo;intelligence et de lumi\u00e8re.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Alors, je suis all\u00e9 acheter ce livre de 130 pages. Je l&rsquo;ai ouvert, j&rsquo;ai commenc\u00e9 par le prologue.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">J&rsquo;ai d&rsquo;abord constat\u00e9 que la d\u00e9clamation qu&rsquo;avait faite C\u00e9cile Coulon \u00e0 la grande librairie n&rsquo;\u00e9tait pas exactement le texte \u00e9crit. Il semblerait qu&rsquo;elle ait prononc\u00e9 le texte de m\u00e9moire, en r\u00e9alisant quelques petits \u00e9carts avec ce qui \u00e9tait \u00e9crit.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Pour ma part, dans l&rsquo;\u00e9lan de la lecture j&rsquo;ai continu\u00e9 et termin\u00e9 sans m&rsquo;interrompre.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Le r\u00e9cit, mais aussi le style et la po\u00e9sie m&rsquo;ont entrain\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la fin, sans passer par la case pause.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">L&rsquo;Histoire est celle d&rsquo;un gu\u00e9risseur qui est appel\u00e9 par les gens d&rsquo;un village pour soigner un enfant malade.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">En r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est sa m\u00e8re qui est appel\u00e9e, mais elle n&rsquo;a plus la force de se d\u00e9placer, alors elle envoie, pour la premi\u00e8re fois, son fils, qu&rsquo;elle a initi\u00e9, r\u00e9aliser la mission de gu\u00e9rir.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">On appelle cette m\u00e8re ou son fils quand on ne sait plus quoi faire, que m\u00eame les m\u00e9decins sont d\u00e9munis.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C\u00e9cile Coulon avoue dans l&rsquo;\u00e9mission \u00ab\u00a0<strong>Les Midis de Culture<\/strong>\u00a0\u00bb du 26 janvier 2024 &lt;<a href=\"https:\/\/www.radiofrance.fr\/franceculture\/podcasts\/les-midis-de-culture\/critique-musique-wall-of-eyes-la-pepite-de-the-smile-qu-il-ne-faut-pas-rater-2822462\"><span style=\"color: #0000ff;\">On n&rsquo;arrivera jamais au bout du langage, c&rsquo;est sa grande beaut\u00e9<\/span><\/a>&gt;, sa fr\u00e9quentation de semblables pratiquants \u00ab des soins archa\u00efques \u00bb, selon l&rsquo;expression utilis\u00e9e dans le livre :<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Ils ont une mission. On y croit beaucoup. Quand je dis qu&rsquo;on ne comprend pas, c&rsquo;est qu&rsquo;on a du mal \u00e0 expliquer exactement, comme on expliquerait un processus m\u00e9dical [\u2026] \u00c9tant donn\u00e9 que je suis quelqu&rsquo;un qui va beaucoup plus souvent voir ce genre de personnes que mon m\u00e9decin traitant [\u2026], j&rsquo;y crois et je m&rsquo;y sens bien, je me sens rassur\u00e9 et en s\u00e9curit\u00e9 \u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Cette famille de gu\u00e9risseur est particuli\u00e8rement extraordinaire dans ses dons de percevoir ce qui n&rsquo;est pas dit, cach\u00e9. Il suffit au fils d&rsquo;entrer dans une pi\u00e8ce pour sentir des choses graves qui se sont pass\u00e9es dans cette pi\u00e8ce des mois ou des ann\u00e9es auparavant.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C&rsquo;est tellement extraordinaire qu&rsquo;il ne peut s&rsquo;agir d&rsquo;un gu\u00e9risseur que C\u00e9cile Coulon a rencontr\u00e9.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C&rsquo;est pourquoi Louis Henri de la Rochefoucault, dans \u00ab\u00a0Lire Magazine\u00a0\u00bb d\u00e9crit ce livre ainsi\u00a0:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab\u00a0Un court conte intemporel\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C&rsquo;est un conte et il est hors du temps, on ne sait pas \u00e0 quelle \u00e9poque se d\u00e9roule cette histoire.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">En revanche, le temps du roman est d\u00e9termin\u00e9 : tout le r\u00e9cit se passe au cours d&rsquo;une seule nuit.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Le gu\u00e9risseur, en dehors de ses dons de gu\u00e9rir, connait aussi la langue des choses cach\u00e9es.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/013124_0037_Mercredi31j2.jpg\" alt=\"\" align=\"left\" \/><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C\u00e9cile Coulon explique dans<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=1seDxdnSH9s\">la grande Librairie\u00a0<\/a>:<\/span><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">\u00ab\u00a0<span style=\"color: #c00000;\">La langue des choses cach\u00e9es ce sont tous les mots qui ne sont pas dits. Tout le langage qui existe dans le silence. C&rsquo;est une langue qu&rsquo;on apprend quand on regarde les gens et qu&rsquo;on d\u00e9cide de se taire. Et qu&rsquo;on essaye de comprendre ce qui se cache derri\u00e8re les conversations, ce qui se cache derri\u00e8re les maisons, dans le corps, sous les corps. Et je crois qu&rsquo;apprendre la langue des choses cach\u00e9es, c&rsquo;est aussi la capacit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre ouvert et attentif \u00e0 tout et \u00e0 tous. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">L&rsquo;\u00e9criture est po\u00e9tique mais r\u00e9pond aussi \u00e0 une sorte d&rsquo;urgence, de fr\u00e9n\u00e9sie que l&rsquo;autrice explique ainsi\u00a0:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab\u00a0J&rsquo;ai \u00e9crit cette histoire dans un \u00e9tat hypnotique, bouillonnant, fi\u00e9vreux. Je voulais raconter ce que sont ces lieux, ces endroits sans lois inscrites, sans rien si ce n&rsquo;est une \u00e9glise et un pont, flanqu\u00e9s de quelques maisons. Je voulais \u00e9crire que plus on cache un \u00e9v\u00e9nement, plus il persiste \u00e0 travers les g\u00e9n\u00e9rations suivantes. Je suis partie d&rsquo;un lieu tenu par deux familles et un homme d&rsquo;\u00c9glise, j&rsquo;ai voulu qu&rsquo;en une seule nuit, dans ce hameau, tout soit d\u00e9fait, jusqu&rsquo;aux entrailles, jusqu&rsquo;au sang.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">C&rsquo;est un conte cruel, un conte dur.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il est question de violence sociale, de violence qu&rsquo;on fait aux femmes et aux enfants.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et il se termine avec une rupture de comportement entre l&rsquo;action du fils et l&rsquo;apprentissage que lui a donn\u00e9 sa m\u00e8re.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et, vous risquez \u00e0 la fin du roman, si vous le lisez, d&rsquo;avoir le m\u00eame questionnement que moi : Faut il agir comme la m\u00e8re : se contenter de soigner et \u00e9viter d&rsquo;ajouter du d\u00e9sordre dans la soci\u00e9t\u00e9, ou comme, le fils, au risque du chaos, ne pas laisser les choses en l&rsquo;\u00e9tat ?<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: maroon; font-family: Arial;\">&lt;1788&gt;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Car c&rsquo;est ainsi que les hommes naissent, vivent et disparaissent. \u00bb C\u00e9cile Coulon, d\u00e9but de son livre \u00ab\u00a0La langue des choses cach\u00e9es\u00a0\u00bb Ce livre \u00ab\u00a0La langue des choses cach\u00e9es\u00a0\u00bb commencent ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0Car c&rsquo;est ainsi que les hommes naissent, vivent et<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[36,9,7,175],"class_list":["post-15301","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-feminisme","tag-litterature","tag-societe","tag-violence"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15301","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15301"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15301\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15398,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15301\/revisions\/15398"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15301"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15301"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15301"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}