{"id":10222,"date":"2020-11-26T02:17:27","date_gmt":"2020-11-26T01:17:27","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=10222"},"modified":"2020-11-25T20:43:37","modified_gmt":"2020-11-25T19:43:37","slug":"jeudi-26-novembre-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=10222","title":{"rendered":"Jeudi 26 novembre 2020"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\u00ab&nbsp;Il y a des \u00eatres qui justifient le monde, qui aident \u00e0 vivre par leur seule pr\u00e9sence.&nbsp;\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">Albert Camus, \u00ab Le premier homme \u00bb, Page 39<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et je finirai cette s\u00e9rie de mots du jour sur Albert Camus en tirant, une derni\u00e8re fois, \u00ab&nbsp;une p\u00e9pite&nbsp;\u00bb du \u00ab&nbsp;<strong>premier homme<\/strong>&nbsp;\u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Elle s&rsquo;adresse \u00e0 de rares homo sapiens, Albert Camus est probablement l&rsquo;un d&rsquo;eux.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Cette phrase est extraite du chapitre 3&nbsp;: <strong>\u00ab&nbsp;St Brieuc et Malan (J. G.)<\/strong>&nbsp;\u00bb et qui dans le manuscrit \u00e9tait accompagn\u00e9 de cette annotation&nbsp;: \u00ab&nbsp;chapitre \u00e0 \u00e9crire et \u00e0 supprimer.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Jacques Cormery visite son vieil ami et ma\u00eetre Victor Malan, et d\u00eene avec lui.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Cet \u00e9pisode suit la d\u00e9couverte par Cormery de la tombe de son p\u00e8re dans le carr\u00e9 militaire de Saint Brieuc.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Dans la vraie vie <em>Victor Malan<\/em>, est probablement Jean Grenier. A dix-sept ans, \u00e9l\u00e8ve au lyc\u00e9e d&rsquo;Alger, Albert Camus eut comme professeur de philosophie Jean Grenier qui le poussera \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture. Camus lui d\u00e9diera son premier livre&nbsp;: <strong>\u00ab&nbsp;L&rsquo;envers et l&rsquo;endroit.&nbsp;\u00bb.<\/strong><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/112520_1917_Derniermotn1.jpg\" alt=\"\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Ils devinrent amis et entreprirent une correspondance qui a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e. Jean Grenier consacrera un livre \u00e0 son ancien \u00e9l\u00e8ve apr\u00e8s sa mort, en 1968 &nbsp;: \u00ab&nbsp;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/livre.fnac.com\/a1072545\/Jean-Grenier-Albert-Camus\">Albert Camus, souvenirs<\/a><\/span>&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il lui parle de sa qu\u00eate de recherche du p\u00e8re. Malan est plut\u00f4t dubitatif et lui objecte la difficult\u00e9 de conna\u00eetre m\u00eame nos proches.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Jacques d\u00e9clare son amiti\u00e9 \u00e0 Malan<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Parce que je vous aime, dit calmement Cormery<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Malan tira vers lui le saladier de fruits rafraichis et ne r\u00e9pondit rien<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">&#8211;&nbsp;Parce que, continua Cormery, lorsque j&rsquo;\u00e9tais tr\u00e8s jeune, tr\u00e8s sot et tr\u00e8s seul, vous vous \u00eates tourn\u00e9 vers moi, et vous m&rsquo;avez ouvert sans y para\u00eetre les portes de tout ce que j&rsquo;aime en ce monde.<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">&#8211; Oh&nbsp;! Vous \u00eates dou\u00e9.<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">&#8211; Certainement. Mais aux plus dou\u00e9s il faut un initiateur. Celui que la vie un jour met sur votre chemin, celui-l\u00e0 doit \u00eatre pour toujours aim\u00e9 et respect\u00e9, m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;est pas responsable. C&rsquo;est l\u00e0 ma foi !&nbsp;\u00bb<br \/>\n<em>Page 38<\/em><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et un peu plus loin, ils entament une discussion sur la vie et la mort&nbsp;qui se conclut ainsi :<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;&#8211; <strong>Il y a des \u00eatres qui justifient le monde, qui aident \u00e0 vivre par leur seule pr\u00e9sence<\/strong> (Cormery)<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">&#8211; Oui, et ils meurent. (Malan)<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Pendant leur silence, le vent souffla un peu plus fort autour de la maison.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\"><em>Page 39<br \/>\n<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Je ne sais pas \u00e0 qui s&rsquo;adresse cette phrase. A son ami&nbsp;? \u00e0 son p\u00e8re&nbsp;? \u00e0 d&rsquo;autres&nbsp;?<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Mais je crois qu&rsquo;on peut aujourd&rsquo;hui la reprendre pour Albert Camus.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Jean Daniel qui \u00e9tait aussi ami de Camus a \u00e9crit&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Reste que l&rsquo;influence de Camus a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rable mais que c&rsquo;est pourtant aujourd&rsquo;hui seulement que l&rsquo;on en voit les traces. Le combat contre l&rsquo;absolu, la r\u00e9volte \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle humaine, l&rsquo;acceptation que l&rsquo;homme doit faire son m\u00e9tier d&rsquo;homme sans certitude de r\u00e9ussite et sans promesse de salut sont des id\u00e9es qui nourrissent plus ou moins directement les \u0153uvres de nombre de penseurs et d&rsquo;essayistes de tous pays.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.chez-mon-libraire.fr\/livre\/9782290059807-l-ordre-libertaire-la-vie-philosophique-d-albert-camus-michel-onfray\/\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/112520_1917_Derniermotn2.jpg\" alt=\"\" width=\"197\" height=\"319\" align=\"left\"><\/a><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Michel Onfray qui a \u00e9crit des ouvrages sur Sartre, Freud et Camus donne le jugement suivant dans un article d&rsquo;un journal canadien &lt;<a href=\"https:\/\/www.lapresse.ca\/arts\/livres\/entrevues\/201204\/07\/01-4513330-michel-onfray-de-la-grandeur-de-camus.php\"><span style=\"color: #0000ff;\">La Presse.CA<\/span><\/a>&gt;&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Je tiens pour une impossibilit\u00e9 de s\u00e9parer la vie et l&rsquo;\u0153uvre, la pens\u00e9e et l&rsquo;existence. Une philosophie ne m&rsquo;int\u00e9resse que si le philosophe a t\u00e2ch\u00e9 de la vivre et ne s&rsquo;est pas content\u00e9 de r\u00eaver sa pens\u00e9e. L&rsquo;histoire de la philosophie est pleine de faussaires qui ont enseign\u00e9 une chose et pratiqu\u00e9 l&rsquo;inverse&#8230; [\u2026] De fait, si l&rsquo;on tire le fil de la pelote Freud ou Sartre, par exemple, on ne trouve que des occasions de d\u00e9ception tant la cr\u00e9ation de leur l\u00e9gende par ces gens assoiff\u00e9s de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 a conduit leur vie et leur \u0153uvre. Avec Camus, on d\u00e9couvre une m\u00eame coh\u00e9rence, mais dans le sens inverse : la fid\u00e9lit\u00e9 aux gens modestes, aux sans-voix qui constituent son milieu familial. Rien ne permet de prendre Camus en d\u00e9faut de droiture, de moralit\u00e9, de rectitude, pas un seul faux-pas, nulle bassesse&#8230; Catherine Camus, sa fille, me rapporte que de temps en temps, elle d\u00e9couvre encore des histoires concernant son p\u00e8re : toutes vont dans le m\u00eame sens : une grandeur modeste, une discr\u00e9tion vraie, une pudeur certaine. Camus a fait beaucoup de belles choses dont il ne s&rsquo;est jamais vant\u00e9 &#8211; aider concr\u00e8tement des gens dans le besoin, intervenir pour lib\u00e9rer des prisonniers, solliciter des demandes de gr\u00e2ce pour une centaine de condamn\u00e9s \u00e0 mort du FLN par exemple [\u2026]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">dire de Camus qu&rsquo;il eut un trajet impeccable pendant la guerre, qu&rsquo;il cherche \u00e0 s&rsquo;engager \u00e0 deux reprises en 1939, qu&rsquo;on le refuse parce qu&rsquo;il est tuberculeux, qu&rsquo;\u00e0 Oran, il donne des cours \u00e0 des enfants juifs priv\u00e9s de scolarit\u00e9 par le r\u00e9gime de Vichy, qu&rsquo;il entre en r\u00e9sistance, r\u00e9dige les Lettres \u00e0 un ami allemand, publie des textes dans de revues clandestines, travaille \u00e0 La peste, grand roman antifasciste, dirige Combat, journal clandestin, y \u00e9crit [\u2026]. Sartre n&rsquo;a pas lutt\u00e9 contre les fascismes europ\u00e9ens, il a l\u00e9gitim\u00e9 tous les fascismes de gauche jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort, Camus a combattu contre toutes les formes prises par la peine de mort. On peut pr\u00e9f\u00e9rer l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre en dehors de toute d\u00e9testation ou v\u00e9n\u00e9ration &#8230;&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et en conclusion je donnerai la parole \u00e0 Andr\u00e9 Brink, l&rsquo;auteur sud-africain, grande figure de la lutte contre l&rsquo;apartheid et proche de Nelson Mandela <a href=\"https:\/\/bibliobs.nouvelobs.com\/actualites\/20091120.BIB4456\/camus-le-juste-par-andre-brink.html\"><span style=\"color: #0000ff;\">a \u00e9crit<\/span>&nbsp;<\/a>:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Camus le juste [\u2026]<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Camus a fourni une d\u00e9finition du \u00ab h\u00e9ros \u00bb de notre temps \u00e0 laquelle toute une g\u00e9n\u00e9ration a pu s&rsquo;identifier de par le monde, de James Dean \u00e0 Vladimir et Estragon, et de Vaclav Havel et Lech Walesa \u00e0 Barack Obama : non pas l&rsquo;homme qui conquiert ou qui triomphe, mais celui qui persiste. Yes, we can.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Il n&rsquo;est pas \u00e9tonnant que le \u00ab r\u00e9volt\u00e9 \u00bb de Camus d\u00e9finisse sa conception de la dignit\u00e9 humaine, et des droits de l&rsquo;homme : \u00ab Je me r\u00e9volte, donc nous sommes. \u00bb Dans un monde qui a connu Auschwitz et le Rwanda, la Somalie et la Birmanie, \u00ab l&rsquo;Homme r\u00e9volt\u00e9 \u00bb est devenu une figure plus embl\u00e9matique encore qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 Camus en brossa le portrait. La r\u00e9volte d&rsquo;une poign\u00e9e de jeunes gens \u00ab \u00e9gar\u00e9s \u00bb dans \u00ab les Justes\u00bb finira par conduire \u00e0 la chute des tsars ; et ironiquement &#8211; absurdement &#8211; leur chute rendra in\u00e9vitable celle de leurs successeurs, partout dans le monde.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">J&rsquo;ai vu le carrefour de Sarajevo o\u00f9 fut assassin\u00e9 l&rsquo;archiduc Fran\u00e7ois-Ferdinand. J&rsquo;ai contempl\u00e9 les ruines du mur de Berlin. J&rsquo;ai vu Mandela, la t\u00eate haute, sortir de prison. Et je sais que chaque fois c&rsquo;est une nouvelle fin, un nouveau commencement. Rien n&rsquo;est jamais d\u00e9finitif. Mais cela ne saurait nous retenir d&rsquo;exiger toujours plus. Camus est encore parmi nous.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">A la fin des \u00ab Justes \u00bb figure un bref \u00e9pisode qui est \u00e0 mes yeux le plus grand moment de la pi\u00e8ce : Stepan &#8211; Stepan le dur, le pragmatique, l&rsquo;impitoyable ! &#8211; raconte \u00e0 Dora &#8211; Dora la douce, la f\u00e9minine, l&rsquo;\u00e9motive &#8211; les derniers instants de Yanek avant sa pendaison. Il est rest\u00e9 absolument immobile tandis qu&rsquo;on lui lisait son arr\u00eat de mort, \u00e0 l&rsquo;exception d&rsquo;un geste infime: \u00abUne fois seulement, il a secou\u00e9 sa jambe pour enlever un peu de boue qui tachait sa chaussure.\u00bb <\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Que peut-on imaginer de plus insignifiant, de plus d\u00e9risoire, de plus absurde ?<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Et pourtant, c&rsquo;est en d\u00e9barrassant le monde d&rsquo;une infime tache de boue, puis d&rsquo;une autre, que l&rsquo;on peut prouver que les hommes ne sont pas faits pour \u00eatre souill\u00e9s. Et que le monde n&rsquo;est pas cens\u00e9 \u00eatre un lieu de poussi\u00e8re et de boue, mais de puret\u00e9 et de lumi\u00e8re.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Voil\u00e0 pourquoi, dans ce monde sali, Camus nous demeure aussi indispensable qu&rsquo;il le fut de son vivant.\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\"><strong>Il y a des \u00eatres qui justifient le monde, qui aident \u00e0 vivre par leur seule pr\u00e9sence.<br \/>\n<\/strong><\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-10227 aligncenter\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Une-autre-photo-de-Camus.jpg\" alt=\"\" width=\"622\" height=\"621\" srcset=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Une-autre-photo-de-Camus.jpg 480w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Une-autre-photo-de-Camus-300x300.jpg 300w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Une-autre-photo-de-Camus-150x150.jpg 150w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Une-autre-photo-de-Camus-230x230.jpg 230w, https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Une-autre-photo-de-Camus-365x365.jpg 365w\" sizes=\"auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px\" \/><\/p>\n<p><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">&lt;1496&gt;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Il y a des \u00eatres qui justifient le monde, qui aident \u00e0 vivre par leur seule pr\u00e9sence.&nbsp;\u00bb Albert Camus, \u00ab Le premier homme \u00bb, Page 39 Et je finirai cette s\u00e9rie de mots du jour sur Albert Camus en tirant,<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[15,9,6],"class_list":["post-10222","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-france","tag-litterature","tag-philosophie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10222","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10222"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10222\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10229,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10222\/revisions\/10229"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10222"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10222"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10222"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}