{"id":10168,"date":"2020-11-19T04:06:43","date_gmt":"2020-11-19T03:06:43","guid":{"rendered":"http:\/\/lemotdujour.fr\/?p=10168"},"modified":"2020-11-18T22:30:40","modified_gmt":"2020-11-18T21:30:40","slug":"jeudi-19-novembre-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemotdujour.fr\/?p=10168","title":{"rendered":"Jeudi 19 novembre 2020"},"content":{"rendered":"<div class=\"mdjTexte\">\u00ab&nbsp;Camus et le football&nbsp;\u00bb<\/div>\n<div class=\"mdjAuteur\">Une passion qui n&rsquo;a jamais abandonn\u00e9 Camus et dont il raconte les pr\u00e9mices dans \u00ab&nbsp;Le premier homme&nbsp;\u00bb<\/div>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Dans <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/?page_id=6849\">la s\u00e9rie<\/a><\/span> consacr\u00e9e au football, j&rsquo;avais commenc\u00e9 par la fameuse phrase qu&rsquo;on attribue \u00e0 Albert Camus&nbsp;: \u00ab <strong>Ce que je sais de la morale, c&rsquo;est au football que je le dois\u2026 \u00bb.<br \/>\n<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Au bout de ma recherche pour savoir si Camus avait vraiment dit cela, j&rsquo;avais trouv\u00e9 une source pr\u00e9cise dans laquelle il \u00e9crivait une phrase qui va bien dans ce sens.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Dans la collection de la Pl\u00e9iade, le volume IV de l&rsquo;\u0153uvre compl\u00e8te de Camus, p 607, on peut lire la r\u00e9ponse qu&rsquo;il donnait, en 1959, \u00e0 la question&nbsp;: Pourquoi je fais du th\u00e9\u00e2tre&nbsp;?<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Vraiment le peu de morale que je sais, je l&rsquo;ai appris sur les terrains de football et les sc\u00e8nes de th\u00e9\u00e2tre qui resteront mes vraies universit\u00e9s.&nbsp;\u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Depuis l&rsquo;\u00e9criture de ce mot du jour, il y a deux ans, j&rsquo;ai continu\u00e9 \u00e0 m&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 Camus, \u00e0 lire Camus et \u00e0 lire, \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 regarder des \u00e9missions sur Camus. Et j&rsquo;ai lu \u00ab&nbsp;Le premier homme&nbsp;\u00bb, il n&rsquo;est pas possible de ne pas \u00e9voquer cette relation tr\u00e8s forte qu&rsquo;avait Camus avec ce sport qui se joue \u00e0 onze contre onze, avec un ballon qu&rsquo;il faut toucher avec les pieds et qu&rsquo;il faut faire p\u00e9n\u00e9trer \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une cage rectangulaire de 7,32&nbsp;m\u00e8tres de large sur 2,44&nbsp;m\u00e8tres, pour marquer un but.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/111720_2306_Jeudi19nove1.jpg\" alt=\"\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">D&rsquo;ailleurs dans la premi\u00e8re \u00e9dition du livre, celle que je poss\u00e8de et avec laquelle je donne la r\u00e9f\u00e9rence des pages des paragraphes que je cite, l&rsquo;\u00e9diteur et la responsable de la publication, la fille de Camus, Catherine ont d\u00e9cid\u00e9 de mettre sur la page de garde une photo o\u00f9 il apparait avec ses co\u00e9quipiers du Racing Universitaire d&rsquo;Alger en tant que gardien de football.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"color: #777777;\">Dans \u00ab&nbsp;le premier homme&nbsp;\u00bb, il est souvent question de football, comme d&rsquo;une chose naturelle, essentielle. Pour \u00e9conomiser l&rsquo;argent, la grand-m\u00e8re usait de ruses comme celle d&rsquo;acheter des habits trop grands et \u00ab<\/span>&nbsp;<span style=\"color: #c00000;\">comptait sur la nature pour que la taille de l&rsquo;enfant rattrape celle du v\u00eatement<\/span>&nbsp;<span style=\"color: #777777;\">\u00bb. C&rsquo;\u00e9tait un peu ridicule et p\u00e9nible pour le petit Albert qui devait affronter les moqueries de ses camarades&nbsp;; Mais\u2026<br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Ces courtes hontes \u00e9taient vite oubli\u00e9es en classe, o\u00f9 Jacques reprenait l&rsquo;avantage et dans la cour de r\u00e9cr\u00e9ation, o\u00f9 le football \u00e9tait son royaume.&nbsp;\u00bb<br \/>\n<em>Page 83<br \/>\n<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">La grand-m\u00e8re interdisait au petit Jacques de jouer au football, parce que cela abimait les semelles des chaussures. Mais la passion \u00e9tait trop forte et Jacques ne pouvait s&#8217;emp\u00eacher de jouer. Chaque soir, sa grand-m\u00e8re inspectait ses semelles et lui flanquait une ross\u00e9e si elles \u00e9taient ab\u00eem\u00e9es. Dans cet extrait, Jacques est d\u00e9j\u00e0 au lyc\u00e9e, qui commen\u00e7ait alors en 6<sup>\u00e8me<\/sup>, le coll\u00e8ge n&rsquo;avait pas encore \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Si Jacques n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 si remuant, ce qui compromettait r\u00e9guli\u00e8rement son inscription au tableau d&rsquo;honneur, si Pierre avait mieux mordu au latin, leur triomphe e\u00fbt \u00e9t\u00e9 total. Dans tous les cas, encourag\u00e9s par leurs ma\u00eetres, ils \u00e9taient respect\u00e9s. Quant aux jeux, il s&rsquo;agissait surtout du football, et Jacques d\u00e9couvrit d\u00e8s les premi\u00e8res r\u00e9cr\u00e9ations ce qui devait \u00eatre la passion de tant d&rsquo;ann\u00e9es.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Les parties se jouaient \u00e0 la r\u00e9cr\u00e9ation qui suivait le d\u00e9jeuner au r\u00e9fectoire et \u00e0 celle d&rsquo;une heure qui s\u00e9parait, pour les internes, les demi-pensionnaires et les externes surveill\u00e9s, la derni\u00e8re classe de 4 heures. A ce moment, une r\u00e9cr\u00e9ation d&rsquo;une heure permettait aux enfants de manger leur go\u00fbter et de se d\u00e9tendre avant l&rsquo;\u00e9tude o\u00f9 pendant deux heures, ils pourraient faire leur travail du lendemain.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/111720_2306_Jeudi19nove2.png\" alt=\"\" width=\"430\" height=\"312\" align=\"left\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Pour Jacques, il n&rsquo;\u00e9tait pas question de go\u00fbter. Avec les mordus du football, il se pr\u00e9cipitait dans la cour ciment\u00e9e, encadr\u00e9e sur les quatre c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;arcades \u00e0 gros piliers (sous lesquelles les forts en th\u00e8me et les sages se promenaient en bavardant), long\u00e9e de quatre ou cinq bancs verts, plant\u00e9e aussi de gros ficus prot\u00e9g\u00e9s par des grilles de fer. Deux camps se partageaient la cour, les gardiens de but se pla\u00e7aient \u00e0 chaque extr\u00e9mit\u00e9 entre les piliers, et une grosse balle de caoutchouc mousse \u00e9tait mise au centre. Point d&rsquo;arbitre, et au premier coup de pied les cris et les courses commen\u00e7aient.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">C&rsquo;est sur ce terrain que Jacques, qui parlait d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal avec les meilleurs \u00e9l\u00e8ves de la classe, se faisait respecter et aimer aussi des plus mauvais, qui souvent avaient re\u00e7u du ciel, faute d&rsquo;une t\u00eate solide, des jambes vigoureuses et un souffle in\u00e9puisable. L\u00e0, il se s\u00e9parait pour la premi\u00e8re fois de Pierre qui ne jouait pas, bien qu&rsquo;il f\u00fbt naturellement adroit : il devenait plus fragile, grandissant plus vite que Jacques, devenant plus blond aussi, comme si la transplantation lui r\u00e9ussissait moins.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Jacques, lui, tardait \u00e0 grandir, ce qui lui valait les gracieux surnoms de \u00ab Rase-mottes \u00bb et de \u00ab Bas du cul \u00bb, mais il n&rsquo;en avait cure et courant \u00e9perdument la balle au pied, pour \u00e9viter l&rsquo;un apr\u00e8s l&rsquo;autre un arbre et un adversaire, il se sentait le roi de la cour et de la vie.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">Quand le tambour r\u00e9sonnait pour marquer la fin de la r\u00e9cr\u00e9ation et le d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9tude, il tombait r\u00e9ellement du ciel, arr\u00eat\u00e9 pile sur le ciment, haletant et suant, furieux de la bri\u00e8vet\u00e9 des heures, puis reprenant peu \u00e0 peu conscience du moment et se ruant alors de nouveau vers les rangs avec les camarades, essuyant la sueur sur son visage \u00e0 grand renfort de manches, et pris tout d&rsquo;un coup de frayeur \u00e0 la pens\u00e9e de l&rsquo;usure des clous \u00e0 la semelle de ses souliers, qu&rsquo;il examinait avec angoisse au d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9tude, essayant d&rsquo;\u00e9valuer la diff\u00e9rence d&rsquo;avec la veille et le brillant des pointes et se rassurant justement sur la difficult\u00e9 qu&rsquo;il trouvait \u00e0 mesurer le degr\u00e9 de l&rsquo;usure. Sauf lorsque quelque d\u00e9g\u00e2t irr\u00e9parable, semelle ouverte, empeigne coup\u00e9e ou talon tordu, ne laissait aucun doute sur l&rsquo;accueil qu&rsquo;il recevrait en rentrant, et il avalait sa salive le ventre serr\u00e9, pendant les deux heures d&rsquo;\u00e9tude, essayant de racheter sa faute par un travail plus soutenu o\u00f9, cependant, et malgr\u00e9 tous ses efforts, la peur des coups mettait une distraction fatale. \u00bb<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\"><em>Page 205 \u00e0 207<br \/>\n<\/em><\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/lemotdujour.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/111720_2306_Jeudi19nove3.png\" alt=\"\" width=\"435\" height=\"336\" align=\"left\"><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Et un peu plus tard, il va jouer au Racing Universitaire d&rsquo;Alger abr\u00e9g\u00e9 en RUA et il envisage m\u00eame de faire carri\u00e8re dans le football. Mais ce projet va se fracasser contre le mur de la maladie qui l&rsquo;assaille. Dans le premier mot du jour de la pr\u00e9sente s\u00e9rie, je vous donnais le lien vers le documentaire de <strong>Georges-Marc Benamou<\/strong>&nbsp;: \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=5CIBtVu17_U\"><span style=\"color: #0000ff;\">Les vies d&rsquo;Albert Camus<\/span>&nbsp;<\/a>\u00bb qui parle de sa maladie et de sa vocation qui s&rsquo;est brutalement arr\u00eat\u00e9e..<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Michel Onfray qui a \u00e9crit un livre sur Camus explique dans un entretien qu&rsquo;il a donn\u00e9 au &lt;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/livres\/camus-le-pere-la-mere-et-la-tuberculose-13-01-2012-1418570_37.php\">Point<\/a><\/span>&gt;<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Camus d\u00e9couvre sa tuberculose en d\u00e9cembre 1930, il a 17 ans. Avant le diagnostic, il y eut des signes avant-coureurs : fatigue, toux fr\u00e9quentes, go\u00fbt de sang dans la bouche, premiers crachats sanguinolents, perte de connaissance. Pupille de la nation, il dispose d&rsquo;une prise en charge hospitali\u00e8re et d&rsquo;une m\u00e9decine gratuite. Hospitalisations, radiographies, consultations, insufflations, pneumothorax, un cycle existentiel commence, et avec lui un certain type de vision du monde, tragique, doubl\u00e9e d&rsquo;une philosophie, tragique elle aussi, qui compose avec l&rsquo;absurdit\u00e9 d&rsquo;une vie si br\u00e8ve dans un cosmos \u00e9ternel (&#8230;).<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">On conna\u00eet les cons\u00e9quences de la maladie dans le trajet existentiel de Camus : arr\u00eater ses \u00e9tudes au lyc\u00e9e, s&rsquo;interdire de nager ou de jouer au football, entrer \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, d\u00e9couvrir la mort \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre chez des voisins de lit afflig\u00e9s du m\u00eame mal, y voir l&rsquo;annonce de son destin, subir une batterie d&rsquo;examens, attendre les r\u00e9sultats, supporter un traitement lourd, douter de son efficacit\u00e9, se savoir condamn\u00e9 \u00e0 une mort proche, donc \u00e0 une vie br\u00e8ve, quitter sa m\u00e8re et l&rsquo;appartement familial, habiter chez l&rsquo;oncle boucher, se voir interdire une carri\u00e8re de professeur de philosophie puis, plus tard, se faire refuser par le bureau militaire aupr\u00e8s duquel il vient pour s&rsquo;engager dans l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise en 1939, passer sa courte vie \u00e0 guetter les signes d&rsquo;une rechute, vivre dans sa chair la maladie au quotidien, craindre la syncope entre les bras d&rsquo;une femme, savoir qu&rsquo;\u00c9ros et Thanatos sont l&rsquo;envers et l&rsquo;endroit (&#8230;).&nbsp;\u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">La tuberculose emp\u00eachera Camus dans beaucoup de ses projets.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.gallimard.fr\/Catalogue\/GALLIMARD\/Hors-serie-Connaissance\/Camus-et-l-impossible-Treve-civile-suivi-de-Correspondance-avec-Amar-Ouzegane\"><span style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Charles Poncet<\/span><\/span><\/a><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\"><span style=\"color: #0000ff;\">,<\/span> ami intime de l&rsquo;\u00e9crivain, lui a un jour demand\u00e9 qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il aurait choisi \u2013 si sa sant\u00e9 le lui avait permis \u2013 entre le football ou le th\u00e9\u00e2tre. Camus qui avait d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u le prix Nobel de litt\u00e9rature lui a r\u00e9pondu :<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab Le football, sans h\u00e9sitations \u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Vous trouverez cette anecdote &lt;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/2014\/07\/01\/camus-le-football-avant-les-lettres\">Ici<\/a><\/span>&gt; et &lt;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/lefooteur.com\/2013\/01\/14\/camus-ce-footeur-devenu-ecrivain-2-2\/\">Ici<\/a><\/span>&gt;<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Il aurait m\u00eame dit&nbsp;:<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left: 28pt;\"><span style=\"color: #c00000; font-family: Arial;\">\u00ab&nbsp;Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;endroit o\u00f9 l&rsquo;homme est plus heureux que dans un stade de football. \u00bb<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #777777; font-family: Arial;\">Peut-\u00eatre que certains seront \u00e9tonn\u00e9s de cette constance de Camus par rapport au football. Il faut rappeler cependant qu&rsquo;en 1960, le football m\u00eame professionnel n&rsquo;avait rien \u00e0 voir avec ce qu&rsquo;il est devenu aujourd&rsquo;hui dans sa d\u00e9mesure et sa financiarisation. Pour Camus c&rsquo;\u00e9tait probablement simplement un jeu qui se pratiquait en \u00e9quipe.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: maroon; font-family: Arial;\">&lt;1491&gt;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Camus et le football&nbsp;\u00bb Une passion qui n&rsquo;a jamais abandonn\u00e9 Camus et dont il raconte les pr\u00e9mices dans \u00ab&nbsp;Le premier homme&nbsp;\u00bb Dans la s\u00e9rie consacr\u00e9e au football, j&rsquo;avais commenc\u00e9 par la fameuse phrase qu&rsquo;on attribue \u00e0 Albert Camus&nbsp;: \u00ab Ce<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[99,17,9],"class_list":["post-10168","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-motdujour","tag-football","tag-histoire","tag-litterature"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10168","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10168"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10168\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10174,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10168\/revisions\/10174"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10168"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10168"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemotdujour.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10168"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}