Vendredi 23 octobre 2020

«Pause (Les tisserands : réparer ensemble le tissu déchiré du monde)»
Un jour sans mot du jour nouveau

Le mot du jour qui s’approche des 1500 articles, n’est pas qu’un billet quotidien.

Il est aussi une somme de sujets abordés, plusieurs portent l’étiquette « islam ».

Aujourd’hui je vous propose de revenir sur celui du 17 juin 2016

Il donnait la parole à Abdennour Bidar qui avait répondu à une interview lors de la sortie de son livre :

«Les tisserands : réparer ensemble le tissu déchiré du monde»

Et il disait notamment :

«Abdennour Bidar – Qui dit religion dit système de croyances, c’est-à-dire quelque chose qui a historiquement imposé aux individus un ensemble de dogmes, de rites et une morale. C’est la première caractéristique pérenne et universelle des religions. La seconde est le caractère souvent clos de ces systèmes. Les religions ont une très forte puissance d’inclusion entre les membres de la communauté et une puissance d’exclusion des autres.

Ce sont ces deux aspects qui me semblent aujourd’hui absolument incompatibles avec les conditions de nos sociétés, de nos cultures et de nos mentalités. La civilisation contemporaine est fondée sur un très fort principe de liberté individuelle. Ainsi, l’individu est très réticent vis-à-vis de tout ce qu’il perçoit comme une vexation de sa liberté. Et ça ne s’applique pas seulement au domaine religieux. Dans nos sociétés, il y a une réelle crise de l’autorité. On a de plus en plus de mal à obéir à quelque chose d’imposé.

C’était le <mot du jour du 17 juin 2016>

<Mot sans numéro>

Jeudi 22 octobre 2020

«Pause (l’islam des lumières)»
Un jour sans mot du jour nouveau

Depuis le début de la semaine il est question d’une petite part des musulmans.

Minorité agissante et nuisible

Heureusement qu’il en existe beaucoup d’autres.

Malek Chebel était un homme remarquable.

Il est mort le 12 novembre 2016.

Le mot du jour du 17 novembre 2016 lui rendait hommage :

« L’islam des lumières »

Malek Chebel

<Mot sans numéro>

Vendredi 16 octobre 2020

«Pause (Tout seul on va plus vite. Ensemble on va plus loin)»
Un jour sans mot du jour nouveau

Le mot du jour qui s’approche des 1500 articles, n’est pas qu’un billet quotidien.

Il est aussi pour moi une source que je peux utiliser dans la vie quotidienne, dans ma vie privée comme dans ma vie professionnelle.

Ainsi, dans ma vie professionnelle j’ai souvent utilisé pour convaincre les collègues d’accepter de sortir de comportements un peu trop individualistes pour manifester un esprit de meilleure coopération, ce proverbe africain :

« Tout seul on va plus vite.
Ensemble on va plus loin »

Ce proverbe avait été cité par la membre d’une compagnie de danse : la compagnie XY.

Elle était invitée dans le cadre de la biennale de la danse de 2014.

Cette biennale se passe tous les deux ans, à Lyon, en 2014, 2016, 2018.

Mais pas en 2020. Elle a été annulée en raison du COVID 19.

A l’époque, le spectacle de cette compagnie était trop récent pour pouvoir disposer d’une vidéo.

Mais aujourd’hui, il existe une présentation et des extraits de ce spectacle : <Il n’est pas encore minuit>

C’était le mot du jour du <16 septembre 2014>

<Mot sans numéro>

jeudi 15 octobre 2020

«Pause (Pour que les hommes se reconnaissent et se garantissent mutuellement des droits)»
Un jour sans mot du jour nouveau

Le mot du jour qui s’approche des 1500 articles, n’est pas qu’un billet quotidien.

Il est ainsi possible de faire comme ce chat, feuilleter virtuellement le livre des mots du jour.

Ainsi le 12 septembre 2014, je citais le grand sociologue français Émile Durkheim (1858-1917).

La Démocratie c’est accepter d’être dans la minorité et d’obéir à des lois avec lesquels on n’est pas fondamentalement en accord, mais les accepter parce que elles ont été voulues par la majorité.

La démocratie sociale, ou l’Etat providence c’est encore plus difficile.

On accepte de payer des impôts et des cotisations sociales non pas forcément pour en tirer un bénéfice de même niveau directement. Mais pour aider d’autres dans les difficultés de la vie et de vieillesse. D’autres qui ne sont pas les parents ou les enfants, ni même la famille, mais la communauté nationale.

Et pour que ce miracle de la civilisation humaine et non de la nature puisse exister il faut que se réalise ce qu’Emile Durkheim a écrit :

« Pour que les hommes se reconnaissent et se garantissent mutuellement des droits, ils faut qu’ils s’aiment et que pour une raison quelconque ils tiennent les uns aux autres et à une même société dont ils fassent partie. »

C’était le mot du jour du <12 septembre 2014>

<Mot sans numéro>

Mercredi 14 octobre 2020

«Pause (tout ce qui se trouve au-dessus d’elles est incapable et indigne de les gouverner)»
Un jour sans mot du jour nouveau

Le mot du jour qui s’approche des 1500 articles, n’est pas qu’un billet quotidien.

Il est tout à fait possible de relire des articles anciens.

Bien avant les gilets jaunes, le 28 mars 2014, je citais un grand intellectuel français qui lui était encore beaucoup plus ancien.

Il s’agit de l’auteur de la « Démocratie en Amérique » et d’un ouvrage que j’ai étudié lors de mes études de Droit : « L’Ancien Régime et la révolution ».

Il est mort en 1859, soit quasi 100 ans avant ma naissance, à un an près.

Alexis de Tocqueville disait .moins d’un mois avant la Révolution de 1848 :

« il se dit dans leur sein [ des gouvernés] que tout ce qui se trouve au-dessus d’elles est incapable et indigne de les gouverner »

C’était lors du <Discours à la Chambre des députés du 27 janvier 1848>

<Mot sans numéro>

Mardi 13 octobre 2020

«Pause (Un anniversaire) »
Un jour sans mot du jour nouveau

Le mot du jour qui s’approche des 1500 articles, n’est pas qu’un billet quotidien.

Il est aussi une collection d’articles qui touchent énormément de domaines.

C’est pour cette raison qu’il m’est difficile de présenter le «mot du jour» en quelques phrases.

Ce n’est pas un billet d’humeur, parfois cela peut l’être, mais pas que.

En pratique je parle de tout.

Ainsi il y a 3 ans le 13 octobre 2017, je parlais d’anniversaire, à travers l’Histoire de ce mot et de l’évènement que chacun a l’habitude de célébrer.

Il y eut une époque à laquelle on ne connaissait même pas sa date d’anniversaire.

L’usage était de fêter le saint de son prénom.

Le 13 octobre, nous fêtons ainsi les Géraud.

Pour ma part, je n’ai jamais rencontré une personne portant ce prénom.

L’original, celui qui a été canonisé était Saint Géraud d’Aurillac (né en 855 à Aurillac et mort le 13 octobre 909 en Quercy). Il était le fils de Géraud, seigneur d’Aurillac, et d’Adeltrude, qui fut également canonisée.

Il fut fondateur de l’abbaye d’Aurillac, modèle de celle de Cluny, sa vie a été relatée par Odon de Cluny qui en a fait le modèle chevaleresque du seigneur chrétien qui met sa force et ses richesses au service de la Justice et des humbles.

Peut être un prénom pour des parents en quête d’un prénom peu usité…

Mais le mot du jour du 13 octobre 2017 parlait d’« Un anniversaire »

<Mot sans numéro>

Lundi 12 octobre 2020

«Pause (Si la progression permanente, depuis deux décennies, de l’inégalité sociale)»
Un jour sans mot du jour nouveau

Le mot du jour qui s’approche des 1500 articles, n’est pas qu’un billet quotidien.

Il est aussi une somme de sujets abordés, parfois plusieurs fois, sous différents angles.

On peut ainsi y revenir.

C’est ainsi que je le conçois.

Aujourd’hui je vous propose de revenir 6 ans auparavant en 2014.

J’avais mentionné une tribune dans le Monde du philosophe allemand : Jürgen Habermas :

« «Le modèle de société européen […] repose sur le rapport interne de l’Etat social et de la démocratie.
Si la progression permanente, depuis deux décennies, de l’inégalité sociale (une tendance empiriquement prouvée pour les pays industriels),
ne se laisse pas inverser, ce rapport se déchirera.»

Son propos reste d’une brulante actualité.

Jurgen Habermas a aujourd’hui 91 ans.

Je vous renvoie donc vers le mot du jour du <25 février 2014>

Si vous êtes abonnes au Monde vous pouvez aller directement vers l’article :

< Repolitisons le débat européen, par Jürgen Habermas >.

<Mot sans numéro>

Lundi 6 juillet 2020

« Le mot du jour est en congé.»
Il reviendra le 21 septembre

Il faut savoir faire silence, se reposer, se régénérer, lire, flâner, méditer, pour revenir pour de nouveaux partages, réflexions et questionnements.


Je souhaite cependant terminer la série sur les œuvres que Schubert a écrites lors de l’ultime année de sa vie, l’année 1828.

Je me livrerai à cet exercice, au fil de l’eau et de l’inspiration en publiant ces mots quand ils seront prêts, sans attendre la reprise de septembre.

Vendredi 26 juin 2020

«Pause»
Un jour sans mot du jour

Pas de mot du jour nouveau aujourd’hui.

Le 26 juin 2019 je faisais une nouvelle fois appel à Michel Serres pour parler des nomades et des sédentaires :

« Je ne crois pas que l’on puisse imaginer un monde sans agriculture. »

Un combat éternel disait-il.

L’agriculteur est un sédentaire.

Et il en référait même à Cain et Abel.

Ce sont les nomades qui sont les vainqueurs de la mondialisation.

Mais le COVID fait s’interroger sur le nomadisme effréné.

<Mot sans numéro>

Lundi 22 juin 2020

«Pause»
Un jour sans mot du jour

Pas de mot du jour nouveau aujourd’hui.

Les derniers mots du jour concernaient le racisme anti-noir et aussi le récit un peu étriqué que la France faisait à travers les statues qui parent nos villes comme aussi les noms des avenues, boulevards et rues.

Le nombre d’hommes blancs ayant un rôle plus ou moins étroit avec les choses militaires est proportionnellement excessivement important.

S’il faut trouver des hommes de peau noire, on pourrait laisser une place à Franz Fanon.

Je lui avais consacré le mot du jour du 27 février 2019.

Et ce mot du jour donnait comme information que justement à Bordeaux

« Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a décidé de «surseoir» à la proposition de nommer une ruelle d’un des nouveaux quartiers de la ville du nom de Frantz Fanon (grande figure anticolonialiste). «Aujourd’hui, le choix du nom de Frantz Fanon suscite des incompréhensions, des polémiques, des oppositions que je peux comprendre. Dans un souci d’apaisement, j’ai donc décidé de surseoir à cette proposition», »

Gallieni, Bugeaud et d’autres assassins ne posent pas problème, en revanche Franz Fanon non.

Que lui reprochait t’on ?

« L’opposition municipale Rassemblement National ainsi que des internautes avaient critiqué le choix de nommer cette ruelle du nom de l’humaniste martiniquais, proche du Front de libération nationale (FLN) algérien qui a mené la guerre d’indépendance contre la France. »

La manière dont on nomme les rues constitue un récit et un choix que l’on fait dans la hiérarchie des mémoires qu’on veut privilégier.

<Mot sans numéro>